Diabète de l'enfant : Évolution

Complications de la maladie 

En dehors d'une acidocétose, d'autres complications sont susceptibles de survenir chez l'enfant diabétique :

  • Coma hyperosmolaire : le diabète est susceptible de se compliquer par un coma diabétique, nécessitant un traitement d’urgence par l’insuline, et une réhydratation (apport de liquide sous perfusion). Ce type de coma, porte le nom de coma hyperosmolaire qui est rare chez l'enfant. Il est le résultat d'une élévation très importante de la glycémie, c'est-à-dire du taux de sucre dans le sang aboutissant à un oedème cérébral (collection trop importante de liquide à l'intérieur du cerveau), sans acidocétose. Le traitement du coma hyperosmolaire, consiste à apporter de l'insuline, et du potassium à l'enfant.
  • Hyperglycémie du matin, due à une insuffisance du fonctionnement de l'insuline, ou à une élévation du taux de sucre en réaction à la chute du taux de sucre durant la nuit. Parfois l'hyperglycémie du matin est appelée également hyperglycémie de l'aube. Ce phénomène peut être prévenu, soit en augmentant la dose d'insuline à action intermédiaire, le soir en injectant de l'insuline régulièrement avant le repas du soir, et en modifiant l'insuline à action intermédiaire dans la soirée avant que l'enfant se couche.
  • Troubles de la croissance se caractérisant par la survenue de nanisme avec obésité s'accompagnant d'une augmentation du volume du foie (hépatomégalie), et d'un syndrome de Mauriac dont la survenue est rare. Ce syndrome est le résultat d'un excès d'utilisation de l'insuline. Il se caractérise par la survenue d'une maigreur importante, associée à un nanisme, et à une hépatomégalie (augmentation du foie). Le plus souvent il s'agit de problèmes nutritionnels à type de carence.
  • Les lipodystrophies sont le résultat des injections d'insuline sous la peau. Elles se caractérisent par l'apparition, au niveau des injections (piqûres d'insuline), d'un aspect cutané sous forme de nodules et de perte d'élasticité  (fibrosité). Quelquefois les lipodystrophies sont le résultat d'une injection d'insuline qui n'est pas à la température du corps, c'est-à-dire trop froide (insuline directement utilisée après sa sortie du réfrigérateur sans avoir été réchauffée au préalable). Enfin, les lipodystrophies sont quelquefois le résultat d'injections effectuées trop profondément, ou alors d'injections effectuées toujours au même endroit.
  • Allergie à l'insuline.
  • Nécrose cutanée insuline (exceptionnelle).
  • Atteinte retinienne de l'enfant diabétique. Cette affection survient chez l'enfant plus âgé (12 à 15 ans). Elle aboutit à des troubles visuels pouvant évoluer jusqu'à la cécité (perte de la vision). Le plus souvent il s'agit d'une rétinopathie diabétique survenant  au moment de la puberté, et quelquefois aggravée par une grossesse. C'est la raison pour laquelle la surveillance de l'enfant diabétique nécessite également des consultations d'ophtalmologie afin de dépister (examens paracliniques complémentaires et plus particulièrement l'angiographie à la fluorescéine) des lésions qui débutent, et qui sont susceptibles d'être traitées par l'utilisation de rayon laser.
  • La néphropathie diabétique est devenue rare, grâce à la surveillance des urines et plus particulièrement du dosage la albuminurie supérieure à 300 mg par jour. En général cette affection rénale fait suite à la rétinopathie diabétique. Une néphropathie diabétique est susceptible d'évoluer vers une glomérulosclérose se caractérisant par la persistance de la protéinurie. Cette affection est susceptible d'évoluer vers une insuffisance rénale chronique.

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