Créatine (considérée comme substance dopante)

La créatine utilisée par les sportifs n’est pas à proprement parler une substance dopante, mais elle entraîne inéluctablement les sportifs dans la spirale infernale du dopage. En effet, ils commencent par consommer des vitamines et des acides aminés puis, progressivement, ils sont tentés par la créatine ou la carnitine. Il s’agit d’acides aminés synthétisés par le foie que l’on retrouve dans certains aliments, favorisant la dégradation des lipides pour produire de l’énergie. Cette substance est particulièrement à la mode dans le milieu du rugby actuellement.
La créatine ne doit pas être considérée comme un médicament ou comme un complément nutritionnel, il n’existe d’ailleurs pas d’indication médicale à ce produit.
L’histoire de la créatine a commencé au milieu de l’année 1998 quand un joueur de l’équipe de France a affirmé que plusieurs internationaux français consommaient de la créatine à l’instar de nombreux autres sportifs dans d’autres disciplines. La fédération française de rugby a alors décidé d’interdire aux joueurs français la prise de ce produit.
La créatine, en fait, ne possède pas de qualité particulière susceptible d’apporter un plus au sportif bien entraîné. Quand elle est consommée seule, elle ne possède pas d’effet dopant. Il semble qu’il n’existe une amélioration de la performance que pour les personnes sédentaires à qui on a fait répéter des exercices musculaires. Il faut donc insister sur le fait que la créatine ne possède aucun effet chez un sportif entraîné. Celui-ci augmente d’ailleurs naturellement ses quantités de créatine phosphate (voir ci-dessus) avec l’entraînement.
Le problème de la créatine se pose en d’autres termes : en effet, les sportifs la consomment mélangée à d’autres substances telles que des anabolisants ou des précurseurs de la nandrolone ou de la testostérone, qui sont des hormones ayant pour but une augmentation de la masse musculaire. Une enquête effectuée récemment aux Etats-Unis a montré qu’environ 60 % des produits vendus sous le nom de créatine contenaient en fait des anabolisants ou des précurseurs de la nandrolone, explique le docteur Jousselin Eric (chef du département médical de l’institut national du sport - INSEEP).

Les effets secondaires de la créatine ne sont pas très bien connus. Il semble que ce soit l’injection par voie intraveineuse de créatine qui peut provoquer de graves problèmes, essentiellement sur l’appareil urinaire. Pourtant, il n’existe aucune preuve à ce sujet, car le seul cas qui a été publié dans le Lancet (journal médical anglais) concernait un sportif qui avait déjà une pathologie au niveau des reins, précise le même Dr Jousselin.
Les doses actuellement proposées aux sportifs sont de 20 à 25 g par jour, ce qui équivaut environ à la consommation de 4 à 5 kilos de viande rouge par jour. On ne connaît pas les effets à long terme. Il faut surtout préciser que la créatine actuellement disponible sur le marché peut éventuellement être contaminée par le prion (particule minuscule de protéine infectée, en rapport avec plusieurs maladies neurologiques) de l’ESB, qui correspond à une maladie appelée encéphalopathie spongiforme bovine (maladie de la vache folle)… ! ! !

2 commentaires pour "Créatine (considérée comme substance dopante)"

Portrait de letourneurbernard
J'aime 0

Bonjour , les consommateurs de créatines font l objet d absence de contrôle médicale de prise de sang voir le CPK .
Le CPK doit être contrôlé a tout les sportifs mais cela n est pas fait une négligence médicale et du ministère des sports et de la santé .
la vérité fait peur , il vaut mieux fermé les yeux ,
Bernard Letourneur

Portrait de Sam Goodwater
J'aime 0

" Il s’agit d’acides aminés synthétisés par le foie". La créatine n'est absolument un acide aminé. Merci de corriger cela.
Je rajouterai que prendre de la créatine pour ce muscler revient à prendre des protéines (qui sont, pour une part, précurseur de la créatine). Autant dire qu'un régime bien équilibré et une bonne activité sportif est meilleur.

Commentez l'article "Créatine (considérée comme substance dopante)"