Coping (définition en psychologie) : Symptômes

Physiopathologie 

Le stress, plus précisément le concept de stress, a été mis en avant grâce à une étude faite sur des rats durant laquelle on a soumis ces animaux à des contraintes comme par exemple des douleurs, des bruits, des changements de température, voire des décharges électriques. En quelque sorte, cette première étape élaborée par le chercheur autrichien Selye consistait essentiellement à faire très peur à ces animaux : si l'on intensifiait cette peur, cela pouvait aboutir à une forme de stress finissant par rendre malades ces animaux de laboratoire, et quelquefois même par les faire mourir.

La compréhension du phénomène stress chez l'homme, c'est-à-dire le passage expérimental de l'animal à l'homme, ne s'est pas fait sans difficultés. En effet, les facteurs de stress ne sont pas les mêmes mais le mécanisme, quant à lui est identique : il s'agit d'une réaction physiologique entraînée par ces facteurs de stress.

Selye a fini par comprendre qu'il existait un véritable lien qui s'installait automatiquement entre les facteurs de stress et le syndrome, c'est-à-dire l'ensemble de symptômes, engendrés par ces facteurs de stress.

A partir de là, il est alors possible d'envisager en supprimant les facteurs de stress, une protection en quelque sorte contre celui-ci. Néanmoins, étant donné que les facteurs de stress n'induisent pas toujours les mêmes effets, le problème n'est pas si aisé à résoudre. Si on prend deux personnes travaillant une grande quantité d'heures dans la journée, l'une se sentira submergée par la masse de travail, l'autre sera stimulée par la même quantité de travail.

D'autres équipes de physiologistes et de neuropsychologues entre autres, ayant travaillé sur le stress après Selye, ont démontré qu'il n'existait pas de lien direct entre les facteurs de stress, que l'on appelle également les stresseurs, et leurs conséquences, c'est-à-dire les symptômes du stress. C'est à partir de cet instant qu'a été introduit la notion de coping.

Pour mieux comprendre cette notion, il faut avoir en tête la stratégie suivante : confronté à un stress, chaque individu va développer une technique, une approche que l'on appelle le coping. L'intérêt étant de nous faire prendre conscience du stress, et de sortir de ce positionnement des victimes confrontées aux facteurs de stress. Le deuxième intérêt du coping est également de comprendre que nous avons une large plage de manoeuvres, afin de s'adapter à celui-ci. Ceci est théoriquement possible par l'utilisation de techniques de gestion du stress, dont le but est de modifier les stratégies de coping, tout en sachant que le nombre de facteurs de stress apparaissant au cours de la journée est un paramètre qu'il est important de prendre en considération. 

L'anxiété est telle normale ? Autrement dit doit-on l'accepter comme une émotion normale et indispensable au bon équilibre de l'organisme. Oui, car en quelque sorte l'anxiété nous permettrait de nous alerter face à certains événements rencontrés quotidiennement. Néanmoins, cette anxiété est susceptible de devenir pathologique. Ainsi certaines phobies ou encore l'anxiété de performance, comme cela apparaît quand un individu passe un examen, les troubles paniques se caractérisant par des crises d'angoisse avec des paroxysmes se traduisant quelquefois par des palpitations, des sueurs, tremblements, les troubles obsessionnels compulsifs (TOC) et le stress post-traumatique ainsi que des tics, sont des anxiétés pathologiques durant quelquefois un grand nombre d'années à partir du moment où ils ont été déclenchés.

Ce type d'anxiété pathologique aboutit à un fonctionnement anormal de la vie quotidienne nécessitant une prise en charge psychologique, voire neuropsychologique. Tant que l'anxiété n'entraîne pas de souffrance et que la gêne est supportable, il n'est pas nécessaire de consulter. Il existe une forme d'anxiété appelée anxiété généralisée, qui correspond à une sorte de trouble anxieux diffus, et pour laquelle le traitement n'est pas toujours facile.

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