Cataracte : Examen médical

Examen médical 

L'acuité visuelle n'étant mesurable qu'à partir d'un certain âge, ce n'est que grâce à l'examen neurologique du nourrisson (clignements des yeux, poursuite de la lumière par le regard, mauvaise tolérance à la fermeture d'un oeil), que l'on peut détecter une pathologie oculaire.

Consultation médecin 

Après dilatation de la pupille, on procède à différents examens :

  • Examen au biomicroscope (microscope double, possédant une source lumineuse mobile, et permettant l'examen anatomique des parties antérieures (avant) de l’œil), apporte le diagnostic de cataracte avec certitude. Il permet également, d'apprécier le degré d'opacification, ainsi que sa localisation sur les différentes strates (couches) du cristallin.
  • Fond d’oeil  à la recherche d'un décollement de rétine.
  • Echographie de l’oeil.
  • Angiographie : visualisation par radiographie spécialisée de la circulation de l’oeil, après préparation.

Technique médicale 

L'opération de la cataracte fait appel à trois types de techniques :

  1. Enlever le cristallin en totalité, et le remplacer par un cristallin artificiel (extraction intra capsulaire haute).
  2. Extraire seulement le noyau et l'enveloppe du cristallin, puis mettre en place le cristallin artificiel, dans ce que l'on appelle le sac capsulaire (extraction extra capsulaire).
  3. Détruire le noyau du cristallin par des ultrasons, l'aspirer, puis implanter le cristallin artificiel (phacoémulsification). Cette technique, ainsi que l'extraction extracapsulaire, sont actuellement les plus utilisées.

Chez l'enfant, on utilise la technique dite de la phacophagie, qui consiste à utiliser un petit instrument permettant de couper le cristallin à la manière d'une guillotine. On aspire ensuite les fragments ainsi obtenus. La phacophagie est une technique qui ne nécessite qu’une petite incision. Elle s'utilise essentiellement lorsque le noyau du cristallin est encore mou, ou après un traumatisme quand la capsule a été endommagée, et qu'elle est encore imbibée d'humeur aqueuse (liquide physiologique situé dans la chambre avant de l’oeil : chambre antérieure, située entre la cornée et le cristallin). Beaucoup de spécialistes hésitent à employer des cristallins artificiels chez l'enfant, car leur tolérance n'a pas été étudiée sur une assez longue période. On préfère proposer une correction par lentilles de contact, ou encore par verres correcteurs.

Après l'opération : il est demandé au patient d'éviter les efforts physiques, le port de charges et la position penchée en avant, immédiatement après l'opération. Néanmoins, avec les nouvelles techniques de chirurgie de la cataracte, une activité presque normale est autorisée au patient très rapidement (le lendemain). La nuit cependant, il est recommandé de porter une protection constituée d'une rondelle maintenue sur l’oeil, avec un peu de ruban adhésif (certains médecins préfèrent une coque rigide).
Le patient doit mettre des collyres anti-inflammatoires, et des collyres mydriatiques (c'est-à-dire permettant l'ouverture de la pupille) pendant deux ou trois mois, de façon à éviter qu’elle se resserre trop tôt sur le cristallin artificiel. Une surveillance au premier, et au huitième jour, permet à l’ophtalmologue de vérifier l'absence de douleurs, et l'acuité visuelle de près et de loin. Il vérifie également la transparence de la cornée, et l'absence d'inflammation ainsi que la bonne position du nouveau cristallin.
Au 30ème jour, l'ophtalmologue prescrit éventuellement une nouvelle correction. Une baisse de l'acuité visuelle, une rougeur ou une douleur doivent amener l’opéré à consulter son médecin sans délai.

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