Cancer colorectal : Cause

Cause 

On distingue deux variétés de facteurs à l'origine du cancer colorectal :

1) Les facteurs environnementaux qui rendent à peu près compte de 80 à 90 % de l'ensemble des cancers du côlon et du rectum. Les facteurs considérés comme les plus importants sont les critères diététiques, l'obésité, l'alcoolisme, le tabagisme, la vie sédentaire.

Parmi les facteurs diététiques, on peut citer (liste non exhaustive) :

  • L'excès de viande rouge (contenant une grande quantité de graisses très saturées et de protéines)
  • L'excès de graisses animales saturées (donnant des selles à teneur élevée en acides biliaires et acides gras)
  • La diminution ou l'absence de consommation de fibres diététiques, entraînant l'augmentation de la durée du transit, de l'action sur la flore bactérienne (bactéries présentes dans le tube digestif)
  • La diminution ou de l'absence de consommation de fruits et légumes (qui possèdent des agents anticancéreux : glucosinolates et flavonïdes
  • La diminution de la consommation de calcium
  • La diminution de la consommation d'acide folique

 

2) Les facteurs génétiques

Le développement du cancer colorectal est secondaire à la multiplication de nombreuses mutations génétiques, dont plusieurs formes héréditaires importantes ont été reconnues. Parmi celles-ci, on peut citer le cancer colique héréditaire non sur polypose (CCHNP), et le risque familial de cancer colorectal. Le syndrome CCHNP (également appelé syndrome de Lynch) fait apparaître une transmission autosomique dominante (il suffit qu'un des deux parents porte l'anomalie sur un gène pour que l'enfant présente la maladie).

Plusieurs gènes, appelés hMSH2, hMLH1 et hPMS2, sont impliqués dans la réparation des erreurs qui surviennent normalement pendant la "reproduction" de l'ADN (qui est le support de la transmission génétique). Ces personnes ont aussi un risque plus élevé de présenter des cancers de l'endomètre (muqueuse qui recouvre l'intérieur de l'utérus), de l'estomac, l'appareil urinaire et du pancréas. Pour poser le diagnostic de cancer colique héréditaire sans polypose (CCHNP), il est nécessaire que les 4 conditions suivantes soient réunies :

  • Au moins un membre de la famille atteint avant l'âge de 50 ans
  • Trois parents ou plus doivent être atteints de cancer du colon (un au moins étant parent au premier degré : père, mère, fils, fille, frère, sœur, etc...)
  • Exclusion de la polypose adénomateuse familiale qui rend compte seulement de 1 % des cancers coliques
  • Cancer du colon du rectum dans 2 générations, ou plus

Les individus correspondant à ces critères doivent faire l'objet d'une étude généalogique, de tests génétiques mais également d'une coloscopie (visualisation à l'aide d'une fibre optique de l'intérieur du colon et du rectum). Ceci devra être commencé vers l'âge de 25 ans environ. Puis, cette coloscopie doit être répétée toute les 1 à 2 ans.

En ce qui concerne les autres personnes ne faisant pas partie des CCHNP, mais ayant néanmoins des antécédents familiaux de cancer du côlon et du rectum, le risque de développer un cancer chez les individus qui ont un ou plusieurs parents au premier degré présentant déjà un cancer est nettement plus élevé que la population sans facteur de risque. Plus le parent concerné a eu un cancer tôt (c'est-à-dire dans sa jeunesse), plus le risque est élevé.

Prévention 

Le dépistage permet de diagnostiquer précocement le cancer colorectal.

La recherche régulière de sang occulte (à l'aide d'un test de l'Hemoccult) dans les selles semble réduire de 15 à 20 % la mortalité par cancer colorectal. Aux États-Unis, ce dépistage se fait une fois par an à partir de l'âge de 50 ans.

Dépistage et résection des polypes à l'origine de la dégénérescence cancéreuse. L'utilisation de la sigmoïdoscopie (qui utilise un appareil flexible) semble réduire la mortalité globale du cancer du côlon et du rectum d'environ 35 %. Aux États-Unis, celle-ci est conseillée tous les 3 à 5 ans à partir de 50 ans.

La coloscopie, qui s'effectue lorsque l'Hemoccult est positif, constitue l'exploration la plus intéressante. Malheureusement, elle ne peut être effectuée que par un technicien inexpérimenté. De plus elle est coûteuse et comporte des risques.

Le dépistage par analyse génétique moléculaire, qui n'est pas disponible pour l'instant, semble pouvoir apporter une amélioration particulièrement intéressante pour le futur.

2 commentaires pour "Cancer colorectal"

Portrait de mamoune29
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bonjour, voila mon compagnon a un cancer colorectal depuisfévrier 2015,il a été opéré mais on sait aperçu que le foie était touché , il a plusieurs chimio , malheureusement le cancer a fai tson chemin et il y a 15 jours on nous a appris qu'il n'y avait plus rien a faire, que le foie ne fonctionnait plus, qu'il n'y avait plus de chimio possible et que c'était une qestion de quelques semaines, la douleur est immense en plus je ne sais pas s'il a réellement compris car il continue de faire des projets, me parle de l'année prochaine, me dit que nous allons partir en voyage ...... son état se degrade de jour en jour , malgré tout il y a des moments ou il est comme avant sans douleurs, la tete pleine de projets ......

Portrait de mediiiiiiiiii
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Et aujourd'hui? Comment va votre compagnon?

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