Bulbe rachidien : Symptômes

Physiologie 

A l'intérieur du bulbe rachidien se trouvent également des noyaux gris centraux (regroupement de cellules nerveuses) noyés dans la substance blanche. Il s'agit des centres de commande de plusieurs nerfs crâniens

Ces noyaux du bulbe rachidien régissent le rythme respiratoire, la pression artérielle, la fréquence cardiaque. 

Les noyaux olivaires et d'autres centres sont responsables de la toux, de la déglutition (le fait d'avaler) de l'éternuement, des vomissements. 

Le bulbe rachidien joue un rôle important dans la sensibilité de certaines zones du corps (visage, langue, larynx, pharynx, viscères du thorax et de l'abdomen).

Physiopathologie 

La pathologie bulbaire est le plus souvent due à des traumatismes (fracture de la première vertèbre cervicale par exemple), entraînant une tétraplégie c'est-à-dire une paralysie des quatre membres. 

Le syndrome de Babinski Nageotte, étudié en 1902, appelé également syndrome de l'hémibulbe, est un syndrome qui s'observe au cours de certaines affections, telles que des lésions du bulbe survenant d'un seul côté et se caractérisant par l'apparition de troubles cérébelleux (dysfonctionnement : mauvais fonctionnement du cervelet) et du système nerveux sympathique (système nerveux autonome l'organisme).

Ce phénomène alterne, survient du côté de la lésion avec une latéropulsion, un syndrome de Claude Bernard Horner, et une asynergie. De l'autre côté, on constate l'apparition d'une hémiplégie (moitié du corps paralysé) et une hémianesthésie (perte de la sensibilité superficielle concernant la moitié du corps), comme cela peut survenir au cours de la syringomyélie. Le terme asynergie (du grec a : privatif et synergie : action conjointe de plusieurs muscles pour accomplir une fonction) dont le synonyme est une dyssynergie, désigne non pas une paralysie, ni une incoordination, mais une perturbation dans la capacité d'associer des mouvements élémentaires pour effectuer des actes complexes.

La latéropulsion (du latin latus : côté et pulsio : action de repousser) désigne la difficulté que les patients, atteints de Parkinson entre autres, éprouvent pour reprendre leur équilibre quand on les tire sur le côté. Le syndrome de Claude Bernard Horner associe une paralysie des muscles dilatateurs, un rétrécissement de l'espace entre les deux paupières, une énophtalmie c'est-à-dire un positionnement de l'oeil plus profond que d'habitude à l'intérieur de l'orbite, et une vasodilatation (l'injection de pilocarpine n'entraîne pas de sécrétion de sueur).
 

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