Brûlure oculaire : Traitement

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Traitement 

Les traitements d'une brûlure oculaire sont :

  • Un lavage abondant et répété en écartant bien les paupières est primordial. Le médecin utilisera si nécessaire des écarteurs, et pratiquera l'instillation d'un collyre anesthésique (Novésine, Cébésine, disponible en ophtadoses jetables). Ce lavage doit également être refait, après avoir retiré les corps étrangers éventuels.
  • Il faut également prendre note du nom du produit (ou des produits) en cause, et de la manière dont le produit a été projeté (vapeur, projection directe). Quelquefois, il est nécessaire d'utiliser des bandelettes permettant ainsi de mettre en évidence le pH (acidité) des larmes.
  • Les corps étrangers doivent être retirés. En effet, leur présence risque de favoriser la dissémination du produit.
  • L'injection au-dessous de la conjonctive de médicaments ayant des propriétés vasodilatatrices (permettant d'augmenter le calibre des vaisseaux), est quelquefois nécessaire selon la cause de la brûlure.
  • Les antibiotiques seront souvent prescrits de façon à prévenir les infections de l'œil.
  • Une surveillance répétée et rapprochée est nécessaire en milieu spécialisé.
  • Il est parfois utile, pour évacuer la substance toxique qui s'est accumulée dans l'humeur aqueuse, de ponctionner la chambre antérieure de l'œil sous microscope opératoire. L'humeur aqueuse est le liquide de l'œil, de nature physiologique (eau salée dont la concentration est égale à celle du sang) se trouvant dans sa chambre antérieure, et servant à réguler la pression à l'intérieur de celui-ci, ainsi qu'à nourrir ses structures, en permettant l'élimination des déchets. L'humeur aqueuse est située entre la cornée et le cristallin.
  • L'intervention chirurgicale en ophtalmologie se fait sous anesthésie locale (ou quelquefois générale). Son but est de supprimer l'adhérence (la bride), et d'empêcher sa reformation. Pour cela, le chirurgien met en place entre les deux conjonctives, un outil constitué d'une sorte de coque en plastique trouée au niveau de la pupille, permettant ainsi à la lumière de pénétrer dans l'œil. Cette coque s'insère en dessous des paupières, et empêche les différents feuillets constituant la conjonctive de s'accoler entre eux.
  • La prévention du symblétpharon, et la destruction des adhérences qui risquent de se former, nécessitent le passage, par l'ophtalmologiste, d'une baguette de verre enduite d'une pommade antiseptique (pour lutter contre les germes), entre la conjonctive et la face interne de la paupière, et ceci jusqu'à guérison. Certaines équipes médicales utilisent, pour traiter le symblétpharon, un médicament contenant de la diméticone. Ce produit est également utilisé quand il existe des brûlures de l'œil, et des paupières. L'utilisation de ce médicament doit être faite avec prudence essentiellement en cas de survenue d'ulcération prolongée de la cornée.
  • Chez quelques patients, il est nécessaire d'effectuer une greffe de conjonctive saine, ou bien de muqueuse buccale (couche de cellules recouvrant l'intérieur de la bouche), pour reconstruire une revascularisation (nouveaux vaisseaux) de la zone lésionnée par la brûlure.
  • La présence anormale d'une taie (appelée également leucome) cornéenne, correspondant à une tache de la cornée, nécessite parfois une greffe, s'il persiste une gêne de la vision.

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