Artériole : Symptômes

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Physiologie 

La fonction de l'artériole est d'assurer la jonction avec le capillaire. La paroi de l'artériole, est particulièrement riche en fibres musculaires lisses (variété de muscles), et en fibres élastiques.

Malgré sa petite taille, l'artériole possède des propriétés qui lui permettent de s'adapter, plus précisément qui permettent à son débit, de s'adapter aux besoins des tissus qu'elle irrigue. L'artériole présente un sphincter, situé à la jonction avec le capillaire : le sphincter précapillaire. Cette structure musculaire lui donne la capacité d'arrêter l'irrigation d'une zone déterminée de l'organisme quand elle le décide.

L'histamine, quant à elle, entraîne la sécrétion et la contraction des artérioles, alors qu'elle dilate les capillaires, et augmente la perméabilité vasculaire. Les vaisseaux pénicillés (terme issu du latin penicillum, pinceau) sont des capillaires provenant de la ramification d'une artériole, et apparaissant sous la forme de bouquet de fins ramuscules, que les physiologistes ont comparés aux poils d'un pinceau.

Exemple d'organe constitué par des artérioles : le glomus carotidien correspondant à un petit enchevêtrement de minuscules artérioles. Le glomus réside dans une artère du cou. Il permet de connaître à tout moment plusieurs paramètres, c'est le reflet du fonctionnement de la circulation sanguine.

La première partie du néphron est constituée par une structure appelée le glomérule ou corpuscule de Bowman. Il s'agit d'une espèce de poche composée d'une double paroi extrêmement fine, où vient se loger un enchevêtrement de toutes petites artérioles, appelées le peloton capillaire du glomérule ou glomérule de Malpighi. Ce petit amas de glandes et de vaisseaux, est l'élément qui assure la filtration du sang.

Un autre rôle joué par les artérioles, au niveau du cœur, est le suivant. Le cœur gauche reçoit le sang oxygéné (ou artériel) provenant de la petite circulation, et le propulse dans l'aorte qui est la plus grosse artère de l'organisme. Cette aorte est en quelque sorte le point de départ de la grande circulation, c'est l'artère principale. Elle achemine le sang jusqu'aux organes par des ramifications successives. Les dernières artères qu'on nomme des artérioles, distribuent finalement le sang, au plus profond des tissus (ensemble des cellules constituant un organe). Ces artères possèdent une élasticité qui leur permet d'amortir les fluctuations de la pression sanguine. Elles vont réguler la pression existant à l'intérieur de chaque artère et artériole, de façon à éviter les excès susceptibles d'entraîner une pathologie cardio-vasculaire.

Les capillaires font suite aux artérioles qui libèrent l'oxygène en direction des cellules, et récupèrent leurs résidus. Ce chorion est parcouru par des vaisseaux (capillaires fœtaux), qui sont les artérioles fœtales, et les veinules fœtales, permettant les échanges entre la maman et le fœtus. Sur la face dirigée vers le fœtus, s'insère le cordon ombilical reliant directement le placenta au fœtus.

Physiopathologie 

Les atteintes artériolaires sont les suivantes (liste non exhaustive) :

  • L'artérite (inflammation de l'artère).
  • Au cours de l'infarctus du myocarde l'effet sur la pression artérielle est secondaire à la vasoconstriction, c'est-à-dire à la diminution du calibre des artères, et plus précisément des artérioles, ainsi qu'à la stimulation de la sécrétion d'aldostérone qui réduit l'élimination de l'eau et du sodium.
  • Au cours de la glomérulopathie de Schwartz et Lewis, correspondant à une affection rénale, d'une variété rare de glomérulopathie fibrillaire, on constate une atteinte des artérioles. Ainsi qu'au cours de la :
    • Glomerulopathie fibrillaire.
    • Glomerulopathie lobulaire.
    • Glomerulopathie fibrillaire.
    • Glomerulopathie de Volhard.
    • Glomerulopathie aiguë anurique.
    • Glomerulopathie à croissants.
    • Glomerulopthie focale.
    • Glomerulopathie aiguë nécrosante.
    • Glomerulopathie idiopathique aiguë.
    • Glomerulopathie nécrosante.
    • Glomerulopathie mésangiale. 
  • La maladie de Kussmaul-Maier appelée également PAN, périartérite noueuse, angéite nécrosante, panartérite inflammatoire est une affection rare touchant les individus de tout âge (surtout entre 30 et 60 ans) sans doute un peu plus le sexe masculin, et se caractérisant par une inflammation de la paroi des artères dont le calibre est petit ou moyen. Au cours de cette pathologie, on constate une ischémie (diminution de l'irrigation sanguine), entraînant des lésions nécrotiques (destruction de certains tissus), associées à des symptômes poly-morphes (nombreux symptômes), on parle de symptomatologie protéiforme difficile à systématiser. Ceci s'explique par une pathologie des artérioles.
  • Au cours de l'angéite allergique, on constate une atteinte artériolaire.
  • L'anémie hémolytique (par éclatement des globules rouges) qui s'accompagne le plus souvent d'une thrombopénie (baisse du nombre des plaquettes) s'accompagne de lésions des artérioles et des capillaires, au cours de l'adénome gastrique.
  • Le diabète sucré est un grand pourvoyeur d'artérite, et surtout de microangéïte ou microangiopathie.
  • Au cours de nombreuses pathologies de la rétine, on constate la présence de taches le plus souvent multiples, découvertes à l'examen du fond d'oeil. Ceci est le témoin de l'occlusion d'une artériole rétinienne (atteinte dysorique).
  • La nécrose corticale bilatérale des reins de Friedlander et Juhel Renoy est une pathologie concernant les artérioles.
  • Au cours de l'exulceratio simplex de Dieulafoy, en anglais Dieulafoy's ulcer, appelé également syndrome ou ulcère de Dieulafoy, on constate la présence d'ulcérations (perte de substance plus ou moins profondes) de la muqueuse gastrique (couche de cellules recouvrant l'intérieur de cet organe en contact avec l'air), n'atteignant que la muqueuse et la sous-muqueuse (couche de cellules situées en dessous de la muqueuse), au fond de laquelle on constate la présence d'artérioles trop larges, et de forme tortueuse, apparaissant érodées. Cette lésion, se situe généralement à la partie haute de l'estomac entraînant des hématémèses (vomissements de sang) abondantes et qui récidivent.
  • Quelquefois, la névralgie du glosso-pharyngien, est le résultat d'une tumeur de la zone du système nerveux central, située en avant du cervelet (angle controversée), d'une tumeur du cavum (partie du pharynx situé en arrière du nez : le rhinopharynx) ou du glomus. Le glomus est un enchevêtrement de minuscules artérioles dans une artère du cou.
  • Schistosoma japonicum (bilharziose artérioveineuse, schistosomia intestinale, maladie de Katayama), est une maladie qui se voit tout particulièrement en Extrême-Orient où elle est endémique (permanente). Le parasite vit dans les artérioles et les veinules de l'intestin grêle de l'homme.
  • Les télangiectasies (dilatation permanente des petits vaisseaux, veines, artérioles -petites artères), situées dans le derme.
  • Le terme hyalin traduit un aspect caractéristique qualifiant la transparence comme du verre, que peuvent prendre certains composants de l'organisme (artérioles, tissus, cellules). Une substance hyaline est une substance vitreuse, due à la destruction du collagène (variété de protéines de l'organisme), présente dans certaines cicatrices et dans la paroi de certaines artérioles.
  • Le syndrome de Raynaud est une mauvaise régulation des artérioles des doigts.
  • La maladie de Moschcowitz correspond à une atteinte diffuse des artérioles.

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