Angor de Prinzmetal : Examen médical

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Examen médical 

L'électrocardiogramme, pour les spécialistes, montre une surélévation du segment S-T très importante et transitoire. Dans la moitié des cas environ, on constate la survenue de troubles du rythme passager à type :

  • D'extrasystoles (contractions cardiaques supplémentaires et inefficaces).
  • De bloc auriculo-ventriculaire (absence de conduction électrique entre les oreillette et les ventricules).
  • D'une accélération des ventricules (tachycardie ventriculaire).

L'électrocardiogramme montre également, pour les spécialistes, une surélévation du segment S-T en I et sur la gauche de l'aire précordiale, au lieu de la sous-dénivellation observée dans l'angine de poitrine classique.

La coronarographie (examen radiographique permettant de visualiser après injection de produit de contraste, les coronaires) ne montre aucune lésion chez la moitié des patients.

Dans l'autre moitié on constate la présence de lésions de type athéromateuses qui fait poser le problème du syndrome X. Ce dernier correspond à l'association d'une douleur de type angine de poitrine très caractéristique, d'une épreuve d'effort qui est positive, d'une coronarographie normale (examen montrant des coronaires normales). Pour certaines équipes médicales,  ce syndrome controversé correspondrait à un angor vasospastique (angine de poitrine due à un spasme des artères coronaires).

La scintigraphie de perfusion du myocarde, est effectuée avec du Thallium 201, et permet d'évaluer l'irrigation du myocarde. Ce type examen montre quelquefois une zone de nécrose (zone où le tissu du myocarde est détruit). Il est quelquefois combiné avec une épreuve d'effort, ou à l'administration de dipyridamole. La scintigraphie de perfusion du myocarde, peut également mettre en évidence une zone insuffisamment vascularisée, secondaire à la sténose de l'artère coronaire. Le spasme survenant sur la coronaire, est responsable de la crise de douleur angineuse quelquefois visible de manière spontanée. Il est possible de déclencher ce spasme, grâce à des tests de provocation notamment par l'effort ou en administrant du dipyridamole.

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