Andropause : Symptômes

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Symptômes 

Les autres manifestations de l'andropause ne sont pas présentes chez tous les individus :

  • Perturbations psychologiques à type d'irritabilité, quelquefois d'indifférence, humerur dépressive, perte de l'estime de soi, baisse de libido
  • Troubles de la mémoire
  • Hypotrophie musculaire (diminution du volume des muscles) s'accompagnant d'une diminution de la force musculaire et d'une augmentation des graisses des viscères.
  • Accélération de l'ostéopénie (fragilisation progressive du tissu osseux due à une diminution de sa densité). L'ostéopénie se situe entre l'os normal et l'ostéoporose qui est une raréfaction pathologique du tissu osseux. L'ostéoporose est possible ainsi que des fractures.
  • Dépilation (perte de poils et de cheveux) du creux axillaire (de l'aisselle) et du pubis (région inférieure du bas-ventre).
  • Apparition d'une obésité abdominale (augmentation de la graisse viscérale)
  • Asthénie (fatigue) plus importante surtout quand il n'y a pas d'entraînement quotidien
  • Troubles du sommeil s'accompagnant d'insomnie
  • Dysfonction érectile
  • Anémie
  • Sécheresse cutanée
  • Baisse de la spermatogenèse (production du sperme) et du volume testiculaire
  • Bouleversement des glandes sudoripares : sudation
  • Survenue des bouffées vasomotrices (chaleur cutanée, modification de la coloration de la peau due à un trouble de la circulation locale), bouffées de chaleur
  • Les résultats de certains travaux permettent d'avancer que les androgènes (testostérone et D. H. E. A.) seraient susceptibles d'avoir des effets bénéfiques sur une éventuelle survenue de maladies coronaires grâce à la destruction des graisses viscérales, mais aucune preuve définitive à ce sujet.
  • D'autre part, les hormones mâles seraient à l'origine d'une sensibilité accrue à l'insuline (hormone permettant de faire baisser le taux de sucre dans le sang).
  • Elles auraient également une action sur la fibrinolysine (baisse du risque d'accident lié à la coagulation sanguine) ainsi qu'une action vasodilatatrice (en augmentant l'ouverture du calibre des vaisseaux).

Physiologie 

Les androgènes
Il s'agit d'hormones mâles (de nature stéroïde) sécrétées par les testicules, les ovaires et les glandes surrénales (situées au-dessus de chaque rein, elles sont à l'origine de la fabrication du cortisol, qui est la cortisone naturelle).
La testostérone, dont la concentration est vingt fois plus élevée chez l'homme que chez la femme, la delta-4-androsténedione, la dihydroépiandrostérone (également appelée D. H. E. A.) et le sulfate de déhydroépiandrostènedionne font partie des androgènes. La sécrétion de ces trois dernières hormones est beaucoup moins importante que celle de la testostérone.
La déhydroépiandrostérone et l'androsténedione sont synthétisées essentiellement dans les glandes surrénales. Il s'agit des précurseurs de la testostérone.
Chez l'homme, les androgènes sont à l'origine des caractères sexuels secondaires  (poils, voix, etc...) et du maintien de la spermatogenèse (fabrication des spermatozoïdes). Ils jouent également un rôle dans la libido et influencent le comportement émotionnel.

Chez la femme, les androgènes sont fabriquées par l' ovaire sous forme de testostérone et de 4-androsténedione, et par les glandes surrénales (surtout pour la déhydroépiandrostérone). Le rôle essentiel des androgènes chez la femme est le développement et le maintien de la pilosité au niveau du pubis et des creux axillaires.

Physiopathologie 

Le vieillissement des testicules, contrairement à celui des ovaires, ne s'accompagne pas d'un arrêt d'activité mais plutôt d'un changement progressif. En fait, il existe une polémique entre ceux qui prétendent qu'il existe une andropause qui débute vers l'âge de 60 ans se caractérisant par une baisse de la testostérone et une légère hausse des gonadotrophines (hormones qui agissent sur les glandes sexuelles en stimulant leur fonction) et ceux qui estiment que l'activité testiculaire persiste indéfiniment.

Les changements psychologiques seraient d'ordre émotionnel. Si l'on examine un testicule après l'âge de 40 ans, il n'existe pas de changement important du poids de celui-ci. La spermatogenèse (fabrication des spermatozoïdes) persiste jusqu'à un âge avancé. C'est ainsi que l'on a retrouvé chez des individus âgés de 80 à 90 ans des spermatozoïdes actifs dans leur éjaculat.

En ce qui concerne l'activité sexuelle, l'ensemble des phénomènes qui conduisent à l'orgasme diminuent chez l'homme vieillissant (l'excitation sexuelle est souvent plus longue se manifester). Le temps pour produire une érection est plus long, de façon générale les performances sexuelles diminuent avec l'âge, elles s'accompagnent d'une altération quantitative et qualitative des érections et plus particulièrement nocturnes. Le sperme est expulsé avec moins de force qu'auparavant.Les autres perturbations hormonales portent sur :

  • La mélatonine: hormone sécrétée par la glande pinéale (ou épiphyse), située au milieu du cerveau à proximité de l'hypothalamus. Découverte en 1958, la mélatonine dérive de la sérotonine, hormone sécrétée dans le tissu cérébral possédant une action vasoconstrictrice (fermeture des vaisseaux) et antidiurétique (diminuant la fabrication d'urine). Cette hormone joue un rôle très important dans les biorythmes (variations périodiques des phénomènes cycliques et leurs causes chez l'homme), le sommeil (qui diminue avec l'âge) et en cas d'hypogonadisme (diminution de fonctionnement des organes génitaux).
  • La leptineleptine : hormone de nature protéique constituée de 146 acides aminés (éléments de base constituant une protéine) sécrétée par les adipocytes (cellules constituant le tissu adipeux = graisse). Génétiquement, la leptine est codée par le gène Ob dont la mutation, qui a été étudiée en laboratoire chez certaines souris, est à l'origine d'obésité. Chez l'homme, l'obésité est associée à des taux élevés de leptine, ce qui laisse à penser qu'il existe une résistance éventuelle ou une diminution du passage de la leptine du sang au cerveau.
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  • Certains chercheurs avancent également une anomalie des récepteurs cérébraux de la leptine. Sa sécrétion altérée par l'hypotestostéronémie (diminution du taux de testostérone dans le sang) serait à l'origine de perturbations de la distribution du tissu graisseux lors de la survenue de l'andropause chez certains individus.

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