Acétylcholine : Symptômes

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Physiologie 

L'étude de ce neuromédiateur, a été plus facile que celle des autres. Ceci s'explique par le fait que les synapses qui libèrent l'acétylcholine, sont beaucoup moins enfouies dans le système nerveux central, que d'autres synapses utilisant d'autre neuromédiateur.

L'acétylcholine est enfermée dans des vésicules (sorte de minuscules grains en forme de sphère) situées à l'intérieur de corpuscules nerveux, localisés à l'extrémité de chaque neurone.Lorsqu'un influx nerveux (stimulation) atteint la membrane présynaptique, l'acétylcholine est libérée et diffuse dans la fente synaptique (d'une largeur d'environ 50 nanomètres) la remplissant. L'acétylcholine va alors se lier très brièvement aux récepteurs situés après la synapse (postsynaptique) et déclencher l'ouverture des canaux sodium (suivie de leur fermeture puis de l'ouverture des canaux potassium). Ces canaux sont de minuscules tubules permettant le passage des ions (atomes ayant perdu ou gagné un électron).

Ceci a pour résultat la propagation d'un « potentiel d'action », sorte de charge électrique à l'origine du passage de l'influx nerveux, autrement dit de l'ordre donné par le cerveau ou par le système nerveux autonome.

Après cette première étape, l'acétylcholine est ensuite libérée et dégradée par une enzyme appelée l'acétylcholinestérase (AChE) localisée dans la fente synaptique, mais aussi sur la membrane postsynaptique (située après la synapse).

La choline ainsi libérée est recaptée ensuite par les corpuscules présynaptiques (avant la synapse) et réutilisée pour la fabrication (synthèse) de nouvelles molécules d'acétylcholine.

C'est dans le système nerveux autonome (automatique) que l'acétylcholine est sécrétée, et uniquement dans les ganglions des terminaisons d'une catégorie de neurones du système nerveux parasympathique. Il s'agit d'un des deux constituants du système nerveux de l'homme qui, avec le système nerveux sympathique (ou ortho-sympathique), constitue le système nerveux végétatif (ou autonome). Il agit sur certains organes en les ralentissant, mais également en stimulant le système digestif.

L'acétylcholine intervient dans le contrôle des muscles par l'intermédiaire des terminaisons neuro-musculaires et des viscères ou des glandes, et quelquefois des deux à la fois. C'est ainsi qu'elle intervient pour faire fonctionner certains organes comme le cœur, les glandes salivaires, les glandes sudoripares, la vessie, des bronches, les yeux, les intestins, etc…

L'acétylcholine permet également la contraction des muscles striés squelettiques, muscles sous le contrôle de la volonté uniquement. Enfin, on retrouve ce neurotransmetteur dans les noyaux gris centraux qui sont des regroupements de substance grise situés à l'intérieur de l'encéphale (cerveau), et appelés également noyaux gris de la base. Les noyaux gris situés dans chacun des deux hémisphères cérébraux sont disposés symétriquement. Les noyaux gris centraux participent au contrôle de la motricité et aux mouvements volontaires. Leur atteinte se traduit par une diminution de la quantité des neurotransmetteurs. L'acétylcholine et la dopamine sont les plus connus, ils permettent la coordination des mouvements.

Leur absence entraîne la maladie de Parkinson, qui se traduit notamment par des tremblements et des perturbations mentales.

Une variété d'enzymes appelée les cholinestérases permet l'inactivation rapide de l'acétylcholine. De ce fait, l'acétylcholine ne peut être utilisée sous forme médicamenteuse.

Néanmoins, pour contourner ces difficultés, d'autres médicaments reproduisent ou empêchent les effets de ce neuromédiateur.

On parle respectivement d'agonistes ou d'antagonistes.

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