Maladie de Parkinson : les différentes formes

  • La maladie de Parkinson idiopathique, dont la fréquence est relativement la même dans tous les pays européens, c'est-à-dire 80 000 malades pour la France, représente la quasi-totalité des syndromes parkinsoniens. Un syndrome, par définition, correspond au groupement de symptômes susceptibles de relever de causes diverses. Ainsi, le syndrome parkinsonien, n'est pas la maladie de Parkinson.
  • Le syndrome parkinsonien des neuroleptiques, n'est pas la maladie de Parkinson mais son équivalent, dû à l'absorption des neuroleptiques (médicament utilisé pour le système nerveux central). Il s'agit de médicaments pour traiter certaines maladies psychiatriques, comme la schizophrénie ou certains délires. Parmi ceux-ci citons l'Haldol et le Largactil qui entraînent un syndrome parkinsonien. La raison en est la suivante. Le neuroleptique possède la capacité de bloquer des récepteurs dopaminergiques, entraînant un obstacle au bon fonctionnement, au fonctionnement physiologique (c'est-à-dire normal) des récepteurs dopaminergiques. Etant donné que les récepteurs dopaminergiques ne fonctionnent pas convenablement, le patient présente les mêmes symptômes que la maladie de Parkinson, alors qu'il n’existe pas de lésion de neurones, comme dans la maladie de Parkinson.
  • La prise de neuroleptiques s'adressant à n'importe quel individu, le syndrome parkinsonien des neuroleptiques est susceptible de survenir à n'importe quel âge. Les symptômes concernent l'ensemble de l'organisme, et le tremblement, contrairement à la maladie de Parkinson proprement dite. A la place de ce tremblement, on constate des mouvements fébriles. Ce syndrome présente une évolution réversible, dès que l'on arrête la prise de neuroleptiques. En cas de prescription prolongée, comme c'est le cas dans certains délires, ou d'autres pathologies neurologiques, aux symptômes précédemment décrits s'ajoutent des mouvements anormaux involontaires de la bouche et de la langue.
    • Les accidents vasculaires cérébraux, source de destruction du système moteur du cerveau.
    • Des traumatismes crâniens à répétition (boxeur par exemple).
    • Des intoxications par certaines substances telles que l'héroïne frelatée.
    • Une intoxication par l'oxyde de carbone (chauffe-eau déficient) est également susceptible d'entraîner l'apparition d'un syndrome de Parkinson relativement différent néanmoins de la maladie de Parkinson.
  • Le syndrome Parkinson plus a tendance à résister au traitement. Des symptômes qui habituellement ne sont pas présents dans la maladie de Parkinson; commencent par apparaître. C'est le cas entre autres :
    • De la paralysie supranucléaire, appelée maladie de Steele Richardson Olszewski, qui se caractérise par une difficulté à diriger le regard vers le bas, ou vers le haut, quand le patient doit suivre une cible.
    • D'une perte d'équilibre généralement vers l'arrière, associée à une rigidité importante du rachis cervical (le cou).
    • D'une parole dont l’articulation est difficile.
    • Des difficultés de concentration intellectuelle.
  • L’atrophie systématisée multiple se caractérise par l'apparition d'un déséquilibre associé à une démarche au cours de laquelle le patient doit écarter les jambes. Les autres symptômes sont :
    • Des difficultés pour émettre les urines.
    • Une chute de la tension artérielle de type orthostatique (c'est-à-dire quand le patient passe la position couchée à la position debout).
    • Une des maladies entrant dans l'atrophie systématisée multiple est la maladie de Shy Drager
  • La démence avec corps de Lewy se caractérise par l'apparition de troubles du comportement relativement importants, associés à des troubles moteurs que l'on rencontre dans le syndrome de Parkinson, avec des hallucinations qui fluctuent.
  • La dégénérescence cortico-basale, est une affection relativement plus rare, et qui se caractérise généralement par la perte de l'habileté manuelle essentiellement.

Signalons que par le passé, une épidémie de nature infectieuse, avait entraîné l'apparition d'un syndrome parkinsonien. Cette cause infectieuse, qui n'existe plus actuellement, est susceptible d'expliquer la capacité qu'ont certains microbes, à détruire des zones du cerveau (système nigrostrié), et d'entraîner l'apparition d'une maladie neurologique de type Parkinson.

Introduction: 
<p>Il est n&eacute;cessaire de diff&eacute;rencier la maladie de&nbsp;Parkinson&nbsp;proprement dite, que l&#39;on appelle aussi idiopathique&nbsp;parce&nbsp;qu&#39;on n&#39;en conna&icirc;t pas la cause, du syndrome&nbsp;parkinsonien des neuroleptiques.</p>

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