Maladie de Parkinson : le traitement

 Les médicaments doivent être prescrits le plus tard possible, en raison des effets secondaires qu'ils entraînent. Ils sont de deux types :

  • Les antiparkinsoniens prescrits sont tout d'abord ceux possédant la capacité de traverser la barrière protégeant le système nerveux central (hémato-encéphalique), et qui ont la capacité de se transformer en dopamine à l'intérieur de l'encéphale.
  • La deuxième classe de médicaments antiparkinsoniens, sont des molécules ayant la capacité de stimuler de manière efficace les récepteurs situés à l'intérieur du cerveau, en l'occurence les récepteurs à la dopamine.

Si les médicaments apportent dans un premier temps une réelle amélioration (lune de miel), ils peuvent par la suite entraîner des complications motrices, parfois sévères dont les plus fréquentes sont les dyskinésies (difficultés à effectuer les mouvements) qui apparaissent dans environ 80 % des cas, après la fameuse période de lune de miel.

Des médicaments anticholinergiques, qui agissent essentiellement sur les tremblements, et l’hypersalivation (augmentation de la sécrétion de salive), sont également utilisés. Ces médicaments doivent être prescrits avec prudence à partir de 70 ans.

La lévodopa (L-dopa) est administrée à doses progressives (pour obtenir la suppression des symptômes), essentiellement quand il existe une lenteur des mouvements, et une raideur musculaire.

Le pergolide est indiqué dans la maladie de Parkinson en association avec L-dopa. Néanmoins, certains effets indésirables sont à signaler : nausées, hallucinations, hypotension (baisse de la tension artérielle) au début du traitement. L’association avec d’autres médicaments est contre-indiquée : dérivés de l’ergot de seigle, certains antibiotiques (macrolides), neuroleptiques, l'allaitement également.

La kinésithérapie (pendant les premières phases de la maladie) intervient contre la rigidité, et consiste en une rééducation globale de la marche, de l’équilibre, de la mobilisation de tous les muscles dans la mesure de possible.

La chirurgie stéréotaxique est une intervention rare, proposée quand il existe des tremblements d’un seul côté, et une résistance au traitement précédent.

Des techniques neurochirurgicales sont indiquées pour les patients résistants au traitement pharmacologique (par des médicaments), ou bien ayant un tremblement persistant, une rigidité et des troubles importants de la motricité.

La stimulation cérébrale profonde est utilisée dans le stade avancé de la maladie de Parkinson. Cette technique, qui s'effectue sous anesthésie locale et qui est susceptible d'entraîner des complications à type de dysarthrie, sur le fonctionnement des muscles qui permettent de relever les paupières, et sur la posture du patient, permet en théorie de stabiliser les symptômes et de diminuer les effets secondaires des médicaments. Cette stimulation électrique est à peu près l'équivalent thérapeutique de la thalamotomie (intervention sur le thalamus). Son principal intérêt est de ne pas créer de lésion anatomique au niveau du cerveau, diminuant d'autant les risques de survenue de complications. Généralement, cette technique de stimulation est proposée à des individus âgés.

  • La stimulation du noyau central intermédiaire du thalamus est particulièrement proposée au stade évolué, en phase de fluctuations «on-off».
  • La stimulation du noyau sous-thalamique est quelquefois utilisée.
  • La stimulation du globus pallidus interne ne semble pas donner les résultats escomptés.
Introduction: 
<p>La&nbsp;maladie de Parkinson&nbsp;est une pathologie chronique neuro-d&eacute;g&eacute;n&eacute;rative, qui affecte le&nbsp;syst&egrave;me nerveux central, et &eacute;volue lentement.&nbsp;<span style="font-size: 13px; line-height: 1.6em;">Les m&eacute;dicaments ne gu&eacute;rissent pas la maladie de&nbsp;Parkinson, mais ont transform&eacute; la vie des malades.</span></p>

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