Portrait de ursuleparis12
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Alors donc, la quarantaine entamée, et toujours pas d’enfant après un mariage et une relation en échec, je me suis interrogée sur le fait d’avoir un enfant, seule. Ce qui est un peu effrayant de prime abord. Seulement voilà, j’avais déjà 40 ans. Le temps commençait à presser… autour de moi mon entourage sans me le dire ouvertement, se questionnait à quand le premier bébé ???

Portrait de moulinette
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Bonjour ma grande, eh oui ! la vie nous réserve parfois des surprises comme tu le dis si bien, je peux te comprendre, car moi-même j’ai connu toutes les galères du monde dans la recherche d’un bébé, mais dis moi stp, pourquoi avoir attendu jusqu’à 40 ans pour essayer d’avoir un enfant ???de ce que j’ai pu retenir dans mon parcours d’infertilité, notre réserve ovarienne diminue fatalement avec le temps tu sais. Tu n’avais pas songé à adopter ?

Portrait de ricoso
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BONSOIR je suis nouveau sur le site et je peux vous dire que ma femme avait aussi vécu celà il y a quelque année de l'infertilité mais aujourd'hui j'ai trouver une solution et aujourd'hui elle est guérit et elle a eu deux enfants

je ne suis pas souvent connecter sur le site

voici mon email pour plus d'information

roger12berry@gmail.com

Portrait de ursuleparis12
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Au préalable, j’ai réalisé des examens pour voir si je n’avais pas de problèmes pour procréer. Après prises de sang et comptage folliculaire, il s’est avéré que mes chances d’avoir un enfant naturellement étaient quasi nulles, même avec de gros traitements hormonaux. Je commençais à comprendre que ma vie ne sera plus comme avant et je perdais le sommeil peu à peu

Portrait de alicia6
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c'est toujours normal de faire tous ces examens au début avant de se lancer dans un processus médical approfondi, voilà pourquoi j'avais écris au ministère de la santé afin d'intimer aux structures sanitaires de faire preuve de transparence quant aux attentes placées dans chaque traitement appliqué sans créer de faux espoirs. et en cela notre pays a encore beaucoup de chemin à faire

Portrait de ursuleparis
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Salut mouli, j’étais tellement instable avec mon travail et je me disais toujours que j’avais tout mon temps pour avoir un bébé, mais je ne souhaitais pas adopter. Je voulais vraiment porter mon enfant. Je me suis alors renseignée sur les solutions alternatives en france, une insémination avec donneur n’étant pas conseillée en raison du faible taux de réussite. En plus de ça on m’a inscrit sur une liste d’attente pour environ 2 ans pour espérer avoir une donneur

Portrait de anessa
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c'est toujours la même rengaine pour les jeunes femmes dynamique et entreprenantes, on se dit toujours qu'on fera nos enfants plus tard, on n'a jamais le temps, seul gagner de l'argent compte, on ne parle que boulot et parfois on oubli même de manger! or nous oublions que nos organismes sont très particuliers comparés à ceux des hommes, nos réserves ovariennes diminuent avec l'âge et à moment donné on ne peut plus faire d'enfants, voilà ce qui arrive, faut assumer!

Portrait de ursuleparis
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Par la suite j’ai pris contact avec une autre clinique à Marseille qui m’a envoyée balader sans égards en me disant qu’en raison de la longue liste d’attente, j’aurai dépassé l’âge pour une PMA quand mon tour arriverait. Du vrai n’importe les filles, je ne sais pas si c’est les mêmes galères que vous avez connues mais j’étais inconsolable et très décue

Portrait de ursuleparis
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Un peu dépitée, je me suis tournée vers une amie qui avait eu un parcours similaire. Je suis entrée en contact avec une connaissance à elle qui m’a bien éclairée et rassurée, sachant que son rêve s’était concrétisé quelques temps auparavant. Elle avait opté pour un accueil d’embryon dans une clinique en en Ukraine. Je dois reconnaitre que sur le coup j’étais très sceptique car je ne connais rien du tout de l’ukraine, rien moi !

Portrait de carosselle
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Woooooh en ukraine ?? ce pays n’est-il pas instable politiquement et j’ai cru avoir entendu il y a quelques années que certaines régions de ce pays étaient en conflit armé ? bah pour moi c’est un pays pauvre et je ne crois pas qu’ils soient plus efficace là-bas qu’en France en matière de de procréation médicalement assistée, j’en doute ! bref tu en diras en peu plus alors

Portrait de ursuleparis12
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Tu as raison de penser ainsi car moi aussi c’est bien ce que je me disais, mais parfois il ne faut pas juger les choses de loin, la réalité que j’ai vue sur place était tout simplement époustouflant ! pour moi la ville de Kiev par exemple n’a rien à envier aux grandes capitales européennes, c’est une ville très moderne avec des sites touristiques et des cathédrales magnifiques, je me suis quand même documentée sur d’autres pays, et compte-tenu de mon âge et des législations en vigueur, j’ai finalement choisi l’Ukraine.

Portrait de ursuleparis12
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Je suis allée dans la même clinique qu’elle ; une structure à taille humaine, où je me suis sentie soutenue, entourée et bien accompagnée. Tout le contraire de ce que j’avais connu ici en France ou même en Belgique mon dieu ! le centre de reproduction du Pr feskov en ukraine m’a tout de suite impressionnée , Après entretiens téléphoniques et consultations médicales, j’ai finalisé mon choix de recourir à un accueil d’embryons, mes chances de grossesse par PMA avec mes ovocytes étant seulement de 10 %.

Portrait de alicia6
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je me demande toujours pourquoi nous ne parvenons pas simplement à observer comment les autres font pour réussir et avoir de bons résultats et l'implémenter ici chez nous, en PMA l'aspect psychologique est vachement important, se sentir soutenue et encouragée aide bien sur à réussir son programme de FIV ou de PMA tout simplement, je suis émue de voir comment tu mentionnes que là-bas en ukraine tu as été très bien prise en charge dans tous les aspects, ça me rappelle un peu mes souvenirs de PMA en espagne

Portrait de ursuleparis12
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ils m’ont suggéré de sélectionner un donneur d'ovules à partir d'une vaste base de données de candidats, woooooh, dire qu’en France on me parlait de 1 à 2 ans pour obtenir un donneur d’ovules, j’ai constaté qu’en ukraine la base de données de la clinique feskov comprenait plusieurs dizaines de candidats, et constamment mise à jour, y compris de nouveaux candidats. J’avais repris espoir rien qu’à voir cela

Portrait de aicha-lune
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eh oui, moi je dois dire que je ne suis pas trop étonnée, il y a qu’en France où faire un PMA ou un don d’ovules est si compliqué et long, c’est bien pour cela que de plus en plus les femmes ici chez nous se tournent vers l’étranger pour réussir leur programme de recherche bébé ! c’est magnifique de voir que même les petits pays comme l’ukraine nous donnent des leçons aujourd’hui. dis moi, et comment as-tu choisis ta donneuse ? elles étaient jeunes j’espère

Portrait de anessa
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aicha mais tu oublies aussi de dire que contrairement à d'autres pays, en france la sécurité sociale rembourse une bonne partie des dépenses, moi ce qui me gêne tout simplement ici c'est l'ensemble des difficultés qu'on rencontre ici pour réaliser un programme de pma, trouver une donneuse pour un don d'ovocyte alors est totalement mystérieux, même le CECOS qui a la chargé de résoudre cela semble débordé et on peut te demander d'attendre des années pour avoir une donneuse, incroyable ça!!

Portrait de ursuleparis12
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oui oui, c’était des donneuses dans la vingtaine d’âge et j’avais la possibilité de choisir un donneur d'ovules par une photo avec la description du phénotype des jeunes filles et des paramètres physiologiques, c’était magnifique et je ressentais l’espoir renaître en moi. J’avais également la possibilité d’avoir une connaissance personnelle avec le candidat choisi pour moi: la communication avec les jeunes filles aide à faire un choix éclairé

Portrait de alicia6
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il y a de quoi l'espoir va renaître en toi ma chère, moi je dois t'avouer que j'ai beaucoup d'admiration pour ce que tu nous apprend à propos du centre de reproduction feskov , c'est cela que doivent faire nos structures, accompagner les patients durant le processus qui leur permettra de réaliser leur rêve tout en respectant strictement les conseils médicaux, et en faisant en sorte qu’ils se sentent le plus à l’aise possible au moment de concrétiser leur projet. on comprend donc pourquoi nous allons de plus en plus à l'étranger, on en a besoin comme disait moulinette

Portrait de ursuleparis12
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J’avoue qu’au départ, j’étais un peu contrariée que mon enfant n’ait pas mes gènes. Cela revenait à une adoption, mais je portais mon enfant. Et c’est ce que je souhaitais. Finalement j’ai fini par comprendre que le fait de porter de son enfant en son sein, de l’entendre de donner des petits coups de pieds, de faire des échographies et voir son cœur battre, de l’allaiter quand il est né, le laver , changer son changer, le balader au parc dans sa poussette est un bonheur fou et qui prouve bien que l’enfant est bien le nôtre !

Portrait de ursuleparis12
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En pesant le pour et le contre, je me suis dit que le protocole d’une PMA avec mes ovocytes était long et douloureux, et que les chances de réussite était quasi nulles. J’ai d’ailleurs connu plein de femmes qui étaient à plus de 4 essais de fiv infructueux à Paris et leur seule chance était le don d’ovules. En plus le temps ne jouant pas en ma faveur, et mon désir d’enfant grandissant, j’ai opté pour l’accueil d’embryons, sans aucun regret.

Portrait de ursuleparis12
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Le parcours a alors réellement commencé en octobre 2016, batterie d’examens obligatoires : contrôle pour voir si mes polypes utérins étaient revenus. Oui. Donc opération vite programmée, fin décembre 2016, une fois tous les examens et opérations préalables réalisés, le processus a été lancé début février 2017. Je n’oublie pas l’étape des jeunes et belles filles donneur d’ovules. Beaucoup d'entre elles étudient dans les universités, donc cela parle de leur haute intelligence. J’avais apprécié cette façon très professionnelle de travailler

Portrait de alicia6
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personnellement, même si je dois dire que c'est fabuleux de se retrouver avec un bon nombre de donneuses d'ovules au point de faire son choix, mais j'ai cru entendre que c'est filles sont payées pour se rendre disponible pour cela en ukraine, et ça me pose un problème, je suis contre tout acte de ce genre où on doit payer pour rendre un service médical de ce genre, je pense que c'est bien pour cela que nous avons une très grande rareté des donneuses ici en france vu qu'on ne rémunère pas les donneuses, moi je suis contre et sur ce plan je critique l'ukraine et d'autres pays qui le font

Portrait de ursuleparis12
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Ma coordinatrice me disait qu’il est très important d'assurer une génétique saine pour un enfant, et c’est bien pour cela que qu’avant de m’attribuer une donneuse on a nécessairement effectué un certain nombre d'études préliminaires comme le diagnostic médical complet et examen d'un donneur d'ovules, des tests pour le tabagisme, les drogues et les précurseurs, qui sont répétés tout le temps, et beaucoup d’autres tests dont je ne me souviens plus

Portrait de moulinette
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Je crois que ça se passe aussi de la sorte dans bien des cliniques d’infertilité, ce qui m’impressionne dans ton cas est juste le fait que tu avais une large possibilité de choisir une donneuse d’ovocytes, en passant est-ce qu’on a la possibilité dans cette clinique de pouvoir choisir une donneuse originaire d’un autre continent ?? c’est toujours bon à savoir ça !

Portrait de ursuleparis12
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De ce que je me rappelle au centre de reproduction humaine feskov, le phénotype standard d'un donneur d'ovocytes dans leur base de données est une femme de race européenne principalement quoi, mais ma coordinatrice m’expliquait qu’il existe d'autres options de choix, par exemple, les phénotypes asiatiques et afro-américains. En tout cas toutes ces possibilités dépendent du type de pack choisi par la patiente pour effectuer son traitement

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Articles à lire concernant "Témoignage de ursule: un accueil d’embryon en Ukraine"

  • Il est impossible de faire une liste exhaustive des grossesses à risques c'est-à-dire des grossesses susceptibles de ne pas se dérouler normalement. Il est possible d'avancer que sur environ 100 grossesses 10 à 15 risquent de poser quelques problèmes.

    1) Les femmes âgées de plus de 38 ans risquent d'avoir un enfant mal formé plus fréquemment que les femmes plus jeunes. Ceci est encore plus vrai pour les femmes ayant déjà eu un enfant malformé auparavant ou encore celles porteuses d'une anomalie chromosomique, d'un remaniement chromosomique ou prenant quelques médicaments tels que des antiépileptiques entre autres.

    Les femmes présentant un taux d'hormone gonadotrophine chorionique ou d'alpha fœprotéine élevé entre la 14e et la 20e semaine ou encore une anomalie à l'échographie de la 20e semaine (épaisseur de la nuque, rapport BIP/ fémur supérieur à 1,80/). Ces patientes devant subir une amniocentèse (voir ce terme).

    2) Les femmes présentant un diabète gestationnel qui sont le plus souvent des femmes obèses ou avec des antécédents familiaux de diabète, un âge> 30 ans avec un enfant dont le poids est égale ou supérieure à 4 kg ainsi que les enfants malformés ou mort-né. Ces patientes devront subir un test de dépistage avec dosage de la glycémie à jeun et une heure après la prise d'une quantité de 50 g de glucose. Les femmes suspectées de pathologies en rapport avec glycémie à jeun anormal,sont celles qui dépassent 1,05 g par litre et 1,40 g par litre, une heure après la prise du sucre. Les maladies en rapport avec le diabète gestationnel sont l'hypertension artérielle, le risque de survenue d'augmentation de taille et de poids anormal du foetus (macrosomie), de mort durant la grossesse et d'infections.

    3) L'hypertension artérielle est le troisième facteur de risque. Celle-ci concerne généralement les femmes qui ont une grossesse pour la première fois, les femmes obèses, les diabétiques est celles dont l'âge est inférieure à 18 ans ou alors au contraire supérieur à 40 ans. Ceci concerne également les femmes ayant un membre de la famille déjà soigné pour diabète ou d'hypertension artérielle ou présentant elles-mêmes des antécédents personnels d'hypertension artérielle, de retard de croissance ou de mort d'un bébé durant la grossesse. Dans ce cas la vélocimétrie et le doppler des artères utérines effectués entre la 22 deuxième la 24e semaine sont nécessaires, permettant ainsi d'éventuellement prévoir ce type de maladie. La supplémentation en calcium à raison de 2 g par jour à partir de la 26e semaine diminue le risque de voir survenir une hypertension chez ses patientes. L' aspirine à faible dose c'est-à-dire 60 à 100 mg par jour, uniquement à partir de la 14e semaine et jusqu'à la 36e semaine permet de diminuer également la survenue d'hypertension et de retard de croissance.

    4) Le nombre de grossesses qui doit bien entendu être diagnostiqué très tôt, grâce à l'échographie représentent un autre risque de complication durant la grossesse et surtout d'accouchement prématuré c'est-à-dire environ 35 %. Les grossesses multiples favorisent ainsi la survenue de toxémie, d'anémie et de placenta praevia. Ici également l'échographie va permettre de préciser s'il s'agit d'une grossesse avec un seul oeuf ou éventuellement plusieurs.

    5) Le risque d'accouchement prématuré survient en particulier chez les personnes vivant en milieu socio-économique défavorisé. Le travail pénible, l'éloignement du lieu de travail, logement, le tabagisme et l'alcoolisme sont d'autres facteurs du même acabit. La multiparité c'est-à-dire le fait d'avoir présenté déjà plusieurs grossesses, les infections de l'appareil génital ou de l'appareil urinaire, un utérus la forme etc. sont d'autres facteurs de risque de voir survenir un accouchement prématuré.

    Les autres facteurs de risque sont la primiparité c'est-à-dire la première grossesse, les grossesses rapprochées, toutes les maladies de la mère, les grossesses négligées, les maladies cardio-vasculaires, un bassin rétréci, les antécédents de fausses couches, d'éclampsie, de césarienne, de dystocie gravidique, de malformations, de dysimmunisation, d'hémorragie de la délivrance, d'anémie, de fièvre.

    Les femmes présentant une grossesse à risque seront bien entendues suivi par un médecin spécialisé en gyneco-obstétrique dans un centre de grossesse à risque.

  • Une femme atteint du sida peut avoir une grossesse grâce à la procréation médicale assistée. Néanmoins le risque de contamination du partenaire ou de l'enfant est relativement important. Il existe une technique qui se pratique dans certains centres hospitaliers français et qui consiste à procéder à une procréation médicalement assistée (PMA), pouvant venir en aide à ce type de problème. Le terme sérodiscordant, utilisé par la suite dans ce texte, désigne un couple dans lequel un seul des partenaires est séropositif. Le terme séropositif désigne un individu (homme ou femme ou enfant) infecté par le virus de l'immunodéficience humaine (sida). Cela signifie que son sérum contient des virus du VIH (virus du sida).

  • Les tumeurs des articulations surviennent rarement et comprennent trois variétés :

    1) La chondromatose synoviale appelée également synovite villeuse chronique au cours de laquelle les villosités sont le siège de transformation de type métaplasique chondromatose. Autrement ces tumeurs se transforme en cartilage et d'autre part se durcissent en se calcifient et sont susceptibles de se compliquer en se détachant et en flottant à l'intérieur de la cavité de l'articulation qui devient enflée douloureuse et qui empêche d'avoir des mouvements normaux. Le traitement consiste à effectuer une synovialectomie (voir ce terme).

    2) Le synovialome malin ou sarcome de la synoviale appelé également synovialosarcome est une tumeur des articulations qui, dans la majorité des cas est liée à une translocation génétique de type [t(X.18)(p11.q11)]. Le synovialome malin ressemble à une masse située à proximité de l'articulation, de couleur tirant sur le blanc et contenant quelquefois des kystes. Il s'agit d'une tumeur qui s'observe essentiellement chez l'enfant ou chez l'adolescent au niveau du genou, du pied ou de la cuisse. Chez certains patients il a été décrit des métastases essentiellement au niveau des poumons assez fréquemment. Son diagnostic est posé grâce à la biopsie. Son traitement nécessite une intervention chirurgicale qui est précédée et suivie d'administration  d'ifosfamide à doses élevées, c'est-à-dire 14 à 18 g par mètre carré. L'évolution du synovialome malin se fait assez souvent vers la récidive.

    3) Le synovialome bénin est un nodule unique ou multiple qui se développe à l'intérieur de la capsule de l'articulation généralement au niveau du genou.

    4) L'hémangiome est une tuméfaction des articulations qui se développe essentiellement chez l'enfant à partir de la synoviale et qui entraîne l'apparition d'épanchements articulaires contenant du sang. Son traitement nécessite une exérèse chirurgicale.

  • Une infection hospitalière désigne une infection contractée au cours d'une hospitalisation, infection qui n'existait pas auparavant ni, d'ailleurs, durant les 48 premières heures à l'hôpital.

    Plus généralement le terme nosocomial est employé pour une maladie contractée lors d'une hospitalisation dont le synonyme est infections hospitalières.

    Le mot nosocomial ne doit pas être confondu avec celui d'hospitalisme correspondant à un trouble mental qui peut toucher l'enfant et le vieillard. Il est provoqué par un placement prolongé en institution (hôpital, crèche, centre de cure…).

    On constate une augmentation des infections nosocomiales depuis quelques années. Ceci est le résultat de des progrès que la médecine a fait pour orienter ou poser un diagnostic et des progrès thérapeutiques concernant la prise en charge des patients qui sont d'ailleurs de plus en plus fragiles surtout quand ils présentent des troubles de l'immunité. Ces déficits immunitaires sont le plus souvent de nature congénital ou acquis. D'autres déficits immunitaires proviennent de l'administration de médicaments que l'on appelle immunodépresseurs ou immunosuppresseurs c'est-à-dire diminuant les capacités de défense de l'organisme. Ces médicaments sont prescrits en particulier chez les patients néoplasiques (présentant un cancer) et chez ceux venant de subir une transplantation d'organes. Les individus souffrant de maladies auto-immunes peuvent également être sujets à l'apparition d'infection nosocomiale. En dehors des cas pathologiques, les vieillards, les nouveau-nés et les prématurés sont particulièrement fragiles aux infections nosocomiales.

    De plus en plus, en milieu hospitalier, que ce soit à l'hôpital ou en clinique d'ailleurs, l'utilisation des techniques de surveillance des patients comme les cathéters urinaires, la mesure de la pression veineuse centrale, l'implantation de prothèses, les perfusions etc. sont des techniques
    favorisant l'apparition d'infections hospitalières. Il en est de même de certains traitements utilisés par voie intraveineuse surtout quand ceux-ci sont de longue durée (voie d'abord centrale). Grâce à l'utilisation, depuis peu, de dispositif d'accés centraux totalement implantables, la survenue d'infections hospitalières semble beaucoup moins fréquente.

    Ce sont les cathéters veineux centraux et les cathéters veineux périphériques qui sont les responsables de la survenue du plus grand nombre d'infections nosocomiales (jusqu'à 30 à 35 %). L'infection se propage de l'extrémité du cathéter qui a été en contact avec la peau du patient jusqu'à l'intérieur de la circulation veineuse.

    La ventilation mécanique (assistance respiratoire), en service de soins intensifs, représente des possibilités de contamination du patient.

    Les germes responsables de survenue d'infections hospitalières sont variables selon la pathologie présentée par le patient. Voici quelques exemples.

    • En cas de diabète se sont le staphylocoque, candidat et les bacilles Gram négatif qui sont les plus souvent responsables.
    • En cas de mise en place d'un cathéter à l'intérieur d'une veine, les germes responsables sont staphylocoques, Candida, Pseudomonas et acinetobacter (Mima).
    • En cas d'agranulocytose (affection survenant à n'importe quel âge et pour n'importe quel sexe et se caractérisant par la diminution des granulocytes (variété de globules blancs) dans le sang, appelée granulopénie, correspondant à moins de 0,5 X 109 granulocytes par litre), les germes responsables sont Staphylocoques et Pseudomonas.
    • En cas de manoeuvre instrumentale portant sur l'appareil urinaire, se sont les germes suivants qui sont responsables : Pseudomonas aeruginosa, bacille Gram négatif et entérocoques.
    • En cas de traitements immunosuppresseurs ce sont les germes suivants qui sont responsables : Klebsiella, Enterobacter, Pseudomonas, Staphylocoque (dont à peu près 60 % des germes provenant des hôpitaux sont multirésistants au «Methicillin-resistant Staphylococcus Aureus»), Listeria, Candida, Aspergillus, Nocardia, Pneumocystis Carinii, Cryptococcus, Cytomégalovirus, Virus du zona et de la varicelle.
    • En cas de trachéotomie ou de respiration assistée en soins intensifs, les germes responsables sont : Klebsiella, Staphylocoque, Pseudomonas, Candida, Serratia marcescens.
    • En cas d'intervention chirurgicale sur l'abdomen, les germes responsables sont les bacilles Gram négatif, les streptocoques et en particulier l'entérocoque et les staphylocoques.
    • En cas d'intervention chirurgicale sur le coeur, les germes responsables sont les staphylocoques, le candidat et les bacilles Gram négatif.
    • En cas d'endoscopie, les germes responsables sont Streptococcus viridans, Streptococcus pneumoniae, Staphylococcus aureus, Streptococcus microaerophilicus, Cardiobacterium hominis.

    On ne le répétera sans doute jamais suffisamment, les antibiotiques utilisés pour n'importe quelle raison peuvent avoir un effet désastreux à long terme. Il faut comprendre que les micro-organismes sont de plus en plus résistants à tous les antibiotiques mêmes les plus récents. C'est la raison pour laquelle il est nécessaire de procéder tout d'abord à une recherche de sensibilité de façon à ne pas utiliser n'importe quel antibiotiques (utilité de l'antibiogramme). Sinon on voit apparaître une sélection de souches hospitalières multirésistantes pouvant se transmettre de patient a patient.

    La majorité des infections nosocomial se développe après environ 48 heures d'hospitalisation. On considère également comme infection nosocomiale une maladie secondaire à un germe acquis à l'hôpital avant la sortie du malade. Le meilleur exemple est sans doute celui des infections survenant après l'intervention chirurgicale et qui se développent des jours voire des semaines après la sortie du malade.
    Différentes enquêtes effectuées aux États-Unis ont montré que 5 % des patients admis dans une unité de soins intensifs acquièrent une nouvelle infection. Ceci a des répercussions financières et de santé publique au point que l'on estime que le taux de décès a doublé chez les patients qui développent une infection nosocomiale (Dori F. Zaleznik). Il n'est pas nécessaire que le patient présente une diminution de ses capacités de défense immunitaire pour contracter une maladie nosocomiale.

    Les infections nosocomiales sont (liste non exhaustive) :

    1) Les infections les plus fréquemment contractées sont les infections urinaires bien que leur nombre soit en baisse par rapport au passé. Il existe des facteurs de risque en relation étroite avec les infections urinaires se sont :

    • Le sexe féminin.
    • La durée du sondage urinaire.
    • L'absence d'antibiotique systématique.
    •  
    • Les germes le plus souvent retrouvé sont :
    • Protéus.
    • Pseudomonas.
    •  
    • 2) Les pneumonies (17 %). En ce qui concerne la pneumopathie (maladie des poumons au sens large), se sont essentiellement les patients sous ventilation artificielle (dans 15 cas pour 1000) qui sont atteints d'une maladie nosocomiale dans les unités de soins intensifs. La mortalité due aux pneumonies nosocomiales atteint environ 50 %. Cette pathologie est secondaire à la colonisation de l'organisme par des germes durant le sommeil le plus souvent, dans les 48 heures après le début de l'hospitalisation. D'autre part, cette colonisation est augmentée par la présence d'une sonde gastrique, entre autres, ou l'altération de la conscience ainsi que par une insuffisance de fonctionnement de l'appareil digestif dans son ensemble (diminution du réflexe de nausée ou diminution de la vidange de l'estomac). Le nombre de bactéries présentes dans l'estomac augmente au fur et à mesure que l'acidité diminue (c'est-à-dire que le pH augmente) ceci étant dû entre autres, à la prise de médicaments antiacides. La malnutrition joue également un grand rôle, particulièrement chez les sujets âgés. On conçoit aisément que les bactéries, en provenance de ces foyers infectieux, soient susceptibles de coloniser le pharynx et plus haut, l'oropharynx (partie située au-dessus du pharynx). La présence d'humidificateurs et de climatiseurs dans certains hôpitaux favorisent la survenue d'infections à Légionnella et encore plus si les patients sont ventilés. Les autres bactéries le plus souvent en cause lors des pneumonies nosocomiales sont :
    • Pseudomonas aeruginosa.
    • Staphylococcus aureus.
    • Klebsiella pneumoniae.
    • Stneotrophomonas maltophilia.
    • Xanthomonas spflavobacterium sp.
    • Légionnella sp.
    • Les virus responsables le sont autant chez l'enfant que chez l'adulte : VRS, adénovirus. L'antibiothérapie utilisée en cas de pneumonie devrait être ciblée et d'une durée la plus courte possible pour diminuer l'apparition de souches résistantes.
    •  
    • 3) Les septicémies (infections généralisées graves dues à la dissémination dans le sang de germes pathogènes à partir d'un foyer primitif comme un abcès, un anthrax, etc.) sont le plus souvent dues au cathéter intravasculaire (pénétration d'un fin tube souple à l'intérieur d'un vaisseau). Elles ont augmenté d'environ 15 %. Les germes en cause sont le staphylocoque incoagulable négatif, le candidat, le staphylococcus aureus, les entérocoques. Il est généralement recommandé de retirer le cathéter quant un patient redevient fébrile, et de le changer de sites d'insertion. Il est classique de faire un prélèvement de sang contenu dans le cathéter pour mettre en évidence la bactérie responsable de l'infection nosocomiale. Néanmoins dans quelques cas il n'existe aucune relation de cause à effet entre les deux.
    • 4) Les infections des plaies chirurgicales représentent environ 19 % des infections nosocomiales. Ce chiffre est difficilement vérifiable dans la mesure ou de nombreux patients relèvent de cette particularité pathologique après être sorti de l'hôpital.

      L'examen par le médecin recherche des lésions de la peau, une atteinte de l'appareil pulmonaire, de l'abdomen (plus particulièrement de l'hypochondre droit : zone latérale de l'abdomen située à droite sous les côtes). Il recherche des signes de phlébite (obturation d'une veine par un caillot sanguin).

      L'analyse de sang met en évidence le nombre de globules blancs.
      L'hémoculture est une technique de laboratoire dont le but est de mettre en évidence la présence ou l'absence de micro-organismes (bactéries entre autres) dans le sang. Elle est essentiellement utilisée dans les états de septicémie (dissémination de germes pathogènes dans tout l'organisme par l'intermédiaire du sang). Le but de l'hémoculture est d'identifier les germes responsables (bactéries) et donc de mettre en évidence les antibiotiques actifs contre ces germes. Pour cela les microbes sont mis dans un milieu de culture adapté à leur croissance.
      L'antibiogramme élaboré à la suite des résultats de l'hémoculture est le tableau indiquant le degré de sensibilité du germe aux différents antibiotiques. Pour la réalisation d'une hémoculture, il faut environ 20 ml de sang provenant d'une veine (le plus souvent au pli du coude).
      Le prélèvement de sang doit être effectué dans des conditions d'asepsie (sans microbe) rigoureuses. Celui-ci est recueilli dans deux flacons différents. Le premier est appelé flacon aérobie car il contient de l'oxygène et est enrichi en gaz carbonique. Le deuxième flacon est appelé anaérobie (il ne contient pas d'oxygène).
      Parfois le prélèvement est effectué au moment d'un frisson, ce qui peut être le signe du passage d'une bactérie dans le sang. Un examen cytobactériologique des urines (ECBU).

      Un dosage des transaminases (enzymes du foie) et dans certains cas un examen des crachats, des selles ou d'autres liquides de l'organisme (recherche de Clostridium difficile)
      Une hypophosphorémie correspondant à une baisse du taux de phosphore dans le sang est parfois due à une perfusion de glucose (liquide sucré).
      Ceci entraîne une baisse des capacités de défense des globules blancs et consécutivement une maladie nosocomiale.
      Des médicaments utilisés contre les ulcères estomac (antiacides) peuvent être à l'origine d'une diminution du taux de phosphore dans le sang.

      Les examens paracliniques comportent une radiographie du thorax.

      Pour diminuer la survenue d'infections hospitalières, voici quelques règles simples à respecter :
       

      • Un nombre suffisant de salle de bains et de douches (un lavage fréquent des mains entre chaque patient, désinfection avec les solutions antiseptiques contenant de l'eau et de l'alcool afin de diminuer le risque d'infection nosocomiale transportée par les mains : manudéporté).
      • Un meilleur comportement du personnel hospitalier, surtout des médecins qui doivent donner le bon exemple.
      • Une éducation du patient et du personnel hospitalier suffisante.
      • Un isolement des personnes âgées ou au contraire des prématurés et des nouveau-nés quand cela est possible.
      • Un isolement septique des patients qui sont susceptibles de propager l'infection.
      • Un isolement strict quand on suspecte un patient de certaines infections telles que la diphtérie, la varicelle, zona, la fièvre hémorragique épidémique.
      • Un isolement dans une unité spéciale pour les patients suspectés de porter des bactéries multirésistantes comme c'est le cas par exemple pour le staphylocoque doré qui résiste à la méticilline. Des entérobactéries qui sécrètent des bêtalactamases dont le spectre est étendu (BLSE).
      • Un isolement respiratoire pour les patients présentant une infection par Haemophilus influenza et ou encore par méningocoque. Il en est de même des patients atteints d'érythème infectieux, de pneumonie bactérienne, de rougeole ou d'oreillons.
      • Un isolement pour les patients atteints de tuberculose en attente d'un traitement efficace.
      • Un isolement sans contact surtout pour l'enfant atteint de bronchiolite, d'herpès des muqueuses et de la peau, de coqueluche, infecté par le naevus respiratoire Syncytial et la rubéole.
      • Un isolement protecteur pour les individus qui sont infectés facilement.
      • Une utilisation rationnelle et normale des antibiotiques dans un hôpital en pratiquant une surveillance de la résistance aux antibiotiques régulièrement.
      • Une limitation des gestes et des traitements susceptibles de favoriser la survenue de maladies hospitalières telle qu'un sondage urinaire, l'utilisation d'antiulcéreux (médicaments destinés à prévenir ou traiter les ulcères de l'estomac et du duodénum), l'utilisation d'antibiotiques sur une longue période et à large spectre, les médicaments destinés à diminuer l'acidité gastrique et donc augmentant la résistance des bactéries.
      • La surveillance des services techniques (buanderie, cuisine, ventilation, tuyauteries diverses, etc.).
      • Un programme de vaccination adaptée.
      • La constitution d'un comité ayant pour rôle de contrôler les infections hospitalières.
      • La mise en place d'une surveillance épidémiologique avec un relevé régulier et fréquent des infections.