Conscience de soi et des autres

Selons les textes yogiques, un état de profond bien être intérieur est accessible à tous. Il nécessiterait une conscience spirituelle élevée. Or il semblerait que nous ayons pu tous expérimenter ces états de grâce de manière ponctuelle et fugace au cours de notre vie. Si une telle vision peut être source d'harmonie, pourquoi ne pas s'y pencher d'avantage ?

Voici un extrait de l'ouvrage de Elisabeth Gilbert "Mange, prie, aime" qui en parle de manière très éloquante. D'ailleurs, si on remarque bien, dans le titre de ce livre, il est question de nourritures terrestres, spirituelles et affectives. L'amour et la conscience de soi et des autres comme fondamentaux d'une vie équilibrée, soignons nos appétits, méditons et offrons de l'amour et nous prendrons ainsi soin de notre corps et de notre esprit, c'est finalement peut être notre seule mission sur terre.

Voici donc l'extrait concerné :

L'état TURIYA

 

Le sujet de la retraite, et son objectif, est l'état Turiya, l'insaisissable quatrième niveau de la conscience humaine. Au cours d'une expérience humaine ordinaire, disent les yogis, la plupart d'entre nous se meuvent entre trois niveaux différents de conscience -l'éveil, le rêve ou le sommeil profond et sans rêve. Mais il existe également un quatrième niveau. Celui-ci est le témoin de tous les autres, un état de conscience intégrale, qui fait le lien entre les trois précédents niveaux. C'est la pure conscience, la cognition intelligente qui peut -par exemple- nous faire souvenir de nos rêves le matin au réveil. Nous n'étions plus là, nous dormions, mais quelqu'un surveillait nos rêves pendant notre sommeil – qui était ce témoin ? Et qui est celui qui se tient toujours à l'extérieur de notre activité mentale, et observe nos pensées ? Dieu, tout simplement disent les yogis. Si nous pouvons atteindre ce stade de conscience témoin, alors nous pouvons être en présence de Dieu tout le temps. Cet état de cognition permanente et l'expérience de la présence de Dieu à l'intérieur de soi ne peuvent advenir que dans un quatrième état de conscience humaine, qu'on appelle Turiya.

 

Voilà comment on peut déterminer si l'on a atteint l'état Turiya -si nous sommes dans un état de béatitude permanente. Celui qui vit à l'intérieur de Turiya n'est pas sujet aux santes d'humeur de l'esprit, il ne redoute pas le temps, les pertes ne l'affectent pas. « Pur, propre, vide, paisible, sans souffle, désintéressé, infini, immarcescible, inébranlable, éternel, non né, indépendant, il attend dans sa propre grandeur » disent les Upanishads, les anciens textes yogiques, pour décrire celui qui a atteint l'état Turiya. Les grands Saints, les grands gourous, les grands prophètes de l'histoire -tous vivaient dans l'état turiya, en permanence. Le restant d'entre nous, a, le plus souvent, connu également cet état, ne serait-ce que fugacement, à l'occasion. Même deux minutes seulement dans notre vie, nous avons fait l'expérience, à un moment ou à un autre, d'une sensation inexplicable et aléatoire de félicité absolue, sans lien aucun avec ce qui se passait dans le monde extérieur. A un moment donné, on est juste Monsieur ou Madame Tot-Le-Monde, en train de se coltiner sa vie banale, et puis soudain – qu'est ce que c'est que ça ? - rien n'a changé, et pourtant, on se sent ébranlé par la grâce, dilaté d'émerveillement, inondé de félicité. Tout -sans aucune raison décelable- est parfait.

 

Naturellement, pour la plupart d'entre nous, cet état se dissipe aussi vite qu'il est apparu. C'est presque comme si on nous montrait notre perfection intérieure pour nous allécher, et qu'ensuite nous dégringolions à nouveau très vite dans la « réalité », nous affalant une fois de plus comme une masse sur tous nos anciens soucis, nos vieux désirs. Au cours des siècles, les gens ont essayé de s'accrocher à cet état de perfection béate par toutes sortes de moyens -les drogues, le sexe, le pouvoir, l'adrénaline et l'accumulation de beaux objets-, mais il finit toujours par se dissiper. Nous cherchons le bonheur partout, mais nous sommes comme le mendiant de Tolstoï qui passa sa vie assis sur un pot d'or, à quémander quelques piécettes à chaque passant sans savoir que pendant tout ce temps, la fortune est là, pile sous son derrière. Notre trésor -notre perfection- est déjà en nous. Mais pour le réclamer, on doit fuir le tapage et l'agitation de l'esprit, renoncer aux désirs de l'ego et pénétrer dans le silence du coeur. La Kundalinî shakti -l'énergie suprême du divin- nous y emmènera.

 

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  • Même si je conçois de la schizophrénie en ce que je signale ci dessous, cela restera surement le dernier message que je laisse... je disparaîtrai malgré tout aprés. Je ne reste qu'un bit parmis toutes les données qui transite sur le net, juste une information qui circule sur un forum. Et seul l'admin ici même peut...
  • temoignage recueillie Messages: 1 Re: entendre des voix...Bonjour à tous et à toutes, J'ai décidé de poster sur ce forum pour faire partager mon expérience "des voix" car au vu de ce qui est souvent lu ou entendu, "entendre des voix" est un phénomène souvent diabolisé et menaçant "à tort et parfois à raison". Alors...
  • Il n'existe qu'une seule réflexion appellée raisonnement pour donner raison et apporter les attitudes raisonnables, la logique. Elle est unique invariable universelle et éternelle pour être la ratiocination qui administre l'univers. En effet, si vous voulez connaitre comment tout fonctionne seule la logique peut vous...
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