Après la fête, pas de mine défaite !

Avez-vous décidé d’être raisonnable et de ne pas abuser d’alcool pendant les fêtes ? Ce serait chouette ! Voici quand même quelques petits conseils au cas où vous feriez des abus…

 

En prévention

Avant de partir pour le réveillon (ou chez vous avant l’épro), offrez-vous une rasade d’huile d’olive : une bonne cuillère à soupe. Pour le Dr Charbonnier, « Les effets de l’huile d’olive sur la fonction biliaire en général et sur la vésicule biliaire en particulier, décrits et fondés scientifiquement par la médecine actuelle, retrouvent le bien-fondé d’une pratique ancestrale (…) la prise d’une cuillérée à soupe d’huile d’olive le matin à jeun ou avant un repas de fête, pour prévenir les lenteurs et les pesanteurs de digestion, et les perturbations fonctionnelles digestives qui accompagnent les excès alimentaires. » [1]. L’huile d’olive présente aussi l’intérêt de tapisser les parois de votre estomac et de les rendre moins perméables à l’alcool. Ainsi, l’alcool submerge moins vite votre foie et lui laisse le temps de digérer tout ça.

 

L’apéritif

Ne vous jetez pas sur les cacahouètes et autres oléagineux couverts de sel. Plus vous grignoterez salé, plus vous aurez soif ! Et mieux vaut ne pas sombrer dans l’ivresse avant même de commencer le repas.

 

À table

Guettez vos limites. Quand vous commencez à parler haut et fort, à bafouiller ou à bâiller, il est temps de freiner votre consommation. Pas question de dire non au prochain verre, mais de boire moins vite. Noyez votre apéro de glaçons ou d’eau plate quand c’est possible ; au repas, pensez à toujours garder un verre d’eau à côté du ou des verres de vin. Les gens habitués à recevoir ne laissent jamais longtemps un verre vide : videz en priorité votre verre d’eau !

 

Si vous êtes saoul…

Vous êtes saoul : que faire ? Vous avez le cœur au bord des lèvres et le paysage semble fermement décider à vous laisser en apesanteur, tournoyant autour de vous tel un papillon. Ne vous jetez pas sur le café pour dessaouler : ça ne marche pas ! Vous aurez quelques minutes l’impression de vous réveiller, mais la caféine n’aura réellement aucune incidence sur votre alcoolémie ni sur vos facultés. En plus, vous n’arriverez pas à vous endormir, votre estomac se rebiffera, et le café est diurétique : vous risquez un besoin pressant d’éliminer alors que, justement, l’alcool vous a déshydraté. Mieux vaut boire de l’eau et rester assis (pas trop loin des toilettes) le temps que le coup de grisou soit passé. Oubliez aussi l’idée de sortir au frais pour reprendre vos esprits : le brusque écart de température risque tout simplement de vous provoquer une syncope.

 

Le lendemain qui déchante

Avalez deux gélules de chardon-Marie. Cette plante est indiquée en prophylaxie aussi bien qu’en traitement des maladies hépatiques engendrées par des toxines métaboliques, au premier rang desquelles on retrouve l’alcool ! Son principe actif majeur, la sylimarine, a fait l’objet de nombreuses études cliniques dont une chez des patients atteints de cirrhose due à l’alcool. On n’en est pas là, certes, mais qui peut le plus peut le moins : le chardon-Marie a prouvé ses effets en cas d’atteinte grave du foie et il est vivement conseillé en cas de troubles dyspeptiques (bref, quand on a la gueule de bois !).

 

À boire

Pour vous réhydrater : buvez de l’eau bicarbonatée. Les lendemains de fêtes, surtout de fêtes bien arrosées, on a soif, très soif. Normal : l’alcool vous a complètement déshydraté. Il faut donc boire beaucoup. Et pour faire d’une pierre deux coups, c’est-à-dire vous réhydrater tout en nettoyant votre système digestif, choisissez de préférence une eau riche en gaz carbonique comme Badoit, Vichy Célestins, ou Vals Vivaraise. Ces eaux, utilisées en cure contre les maladies de l’appareil digestif, du foie et de la vésicule biliaire, peuvent vous aider à vous remettre sur pied. Attention quand même : elles sont déconseillées aux hypertendus et aux cardiaques.

Et à manger

Pour vous requinquer : du sucre naturel. Souvent, la consommation d’alcool entraîne, en réaction, une hypoglycémie. Pour pallier le manque de sucre, le mieux serait de manger une banane, mais un lendemain de fête, difficile d’avaler grand-chose. Rabattez-vous sur une boisson sucrée comme le coca, bien connu pour soulager la gueule de bois (mais limitez sa consommation à ce genre « d’occasions »)

 

Attention : lisez les notices

Si vous avez décidé de lever le coude, faites le point sur votre traitement médical en cours… Certains médicaments ne supportent pas la promiscuité avec l’alcool dans votre organisme : leurs effets peuvent être potentialisés, ou vous risquez tout simplement d’être malade à faire des mélanges incongrus. Même les médicaments vendus sans ordonnance (anti-histaminiques, aspirine…) peuvent avoir des interactions ennuyeuses avec l’alcool. Un conseil : lisez bien toutes vos notices !

 

 

Sophie Lacoste

Rédactrice en chef du magazine Rebelle-Santé

[1] « L’huile d’olive, Aliment-Santé » Editions Frison-Roche 1996

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