Antidépresseurs : de super placebos

Les antidépresseurs sont comme les statines : ils agissent chimiquement. Mais n’améliorent pas la santé, au contraire !

Les statines font baisser le cholestérol, mais l’implication du cholestérol dans la survenue d'accidents cardio-vasculaires est largement remise en cause.

Les antidépresseurs agissent chimiquement sur le cerveau, mais le Pr Irving Kirsch nous démontre par A + B que cela n’a pas d’incidence sur l’humeur, et ceci en analysant une multitude d’essais cliniques !

Dix-neuf milliards de dollars, c'est le poids annuel du business des antidépresseurs. Ils font partie des médicaments sur ordonnance les plus prescrits au monde, tout particulièrement en France.

Tricycliques, inhibiteurs sélectifs de la recapture de la sérotonine, inhibiteurs de la monoamine-oxydase… Cela fait beaucoup de chimie ! Avec beaucoup d’effets secondaires ! Mais quels réels effets bénéfiques ?

Quand on compare les effets d'un antidépresseur avec ceux d'un placebo, on obtient un meilleur résultat avec l'antidépresseur. En revanche, si l'on donne à un troisième groupe de patients un placebo qui présente des effets secondaires similaires à ceux d'un antidépresseur (bouche sèche, somnolence...), on obtient le même résultat qu'avec le vrai médicament.

En réalité, dans les études en double-aveugle, les effets secondaires font deviner à près de 8 personnes sur 10 à quel groupe elles appartiennent (placebo ou antidépresseur)... Et c'est de savoir qu'elles sont dans le groupe du vrai médicament (ce qu'elles croient avec un placebo aux effets secondaires mimant ceux de l'antidépresseur) qui rend le traitement efficace. Rien à voir avec l’effet chimique des molécules dans le cerveau.

Le Pr Irving Kirsch est un spécialiste de l’effet placebo. Il nous démontre que les antidépresseurs ne sont jamais que de « super placebos ». Il relève et révèle par ailleurs les résultats des 40 % d’essais cliniques non publiés parce que les résultats attendus n’étaient pas au rendez-vous (aux Etats-Unis, une loi permet d’avoir accès à ces essais !).

Et il prouve, méta-analyses à la clé, que d’autres solutions existent pour s’en sortir.

La thérapie cognitive comportementale, par exemple, présente une réelle efficacité à long terme.

Pour plus d'informations, ou pour connaître le détail du travail mené par le Pr Irving Kirsch, lisez son livre, paru en français il y a quelques jours.

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