Pour ne rien cacher, j'ai subie l'inceste durant 20 ans. Impossible pour moi de me révolter la soumission et l'incapacité de me défendre ont eu raison de moi. Mon père est décédé en 1999. J'étais perdue, il fallait assumer une maison, deux enfants, un mari et un commerce. Ma fille avait décidé de ne plus aller au collège, elle avait 13 ans à l'époque et j'ai fait mon possible pour l'aider. J'étais déjà sous antidépresseur après avoir révélé à mon médecin, mon calvaire. Mon fils de 15 ans profitait de mes faiblesses morales pour avoir le dessus, il me frappait avec brutalité dont je garde à présent les séquelles dont une au visage. Mon mari et ma fille ne bougeaient pas, ne m'aidaient pas. J'étais en détresse morale et physique en plus l'anorexie pointait son nez. A bout de tout, j'ai tenté de tuer ma fille. Je suis partie d'urgence dans une clinique privée, loin de chez moi ou je me sentais protégée. Au bout de trois semaines, on m'a accordé un week-end mais mon trouble alimentaire et l'amaigrissement  on ait que j'ai craqué de nouveau. Urgence illico dans un hôpital psychiatrique où je n'avais pas ma place, je suis partie de là contre l'avis médical. J'ai suivie une thérapie mais mon mal-être continuait, je ne buvais que du vin refusant toute alimentation. La décision à été de quitter cette maison à l'image de mon père et même de région. J'ai acheté une maison dans un bled perdu de 300 âmes. Ma fille est partie vivre chez sa tante, mon mari à demandé le divorce et je me retrouvais avec mon fils dans une maison qui ne me plaisait pas du tout dont je subissais les mêmes sévices. Il a finit par faire de la prison pour le mal qu'il m'a fait avec une interdiction de me voir. Mais à sa sortie, il devait récupéré ses affaires et mobiliers pour son logement que l'assistante sociale de la prison lui avait trouvé, il me forçais à faire des allers-retours de 60 km à chaque fois. L'inévitable est arrivé. Il m'a violée par deux fois. Prise de honte, je prenais des douches plusieurs fois par jour. Mon psychiatre m'a hospitalisée. Puis j'ai mise en vente ma maison pour une bouchée de pain et je me suis offert un appartement en copropriété où je me sens bien. Je vis seule en compagnie de Ouistiti et Pussy mes chats que j'affectionne. Le voisinage est assez plaisant, je suis bien ici. Je suis suivie par un psychiatre et je me rends à un CMP 3 fois par semaine pour des activités. Les infirmières sont formidables et m'ont écouté, aidé, soutenue. Parler avec elles me fait du bien, j'essaie d'extérioriser ma souffrance.Etre victime de viols à répétition ne s'oublie pas. Je ne supporte plus les hommes, j'en ai même très peur. Je suis devenue agoraphobe et la nuit est un enfer pour moi.J'ai cessé de conduire car j'avais peur au volant et je ne voulais pas mettre en danger des vies. Les relations avec ma fille sont très difficile en ce moment, elle me dénigre certainement par vengeance de son passé. Elle a deux filles que j'adore plus que tout, elles sont mes rayons de soleil. Cela fait presque un mois que j'en suis privée, suite à un différent avec ma fille qui a mal tourné. Elle me demande de minimiser les faits dont j'ai été victime et ça, ce n'est pas possible, je n'y arrive pas. Je suis pour elle plus un porte-monnaie que sa maman et pourtant, elle est très importante dans ma vie. Je suis sous curatelle renforcée pour me protéger de mes enfants et cela me convient car tout est bien géré et je ne manque de rien. Alors voilà mon enfer au quotidien. L'insomnie est fréquente, je mange par "obligation" car je suis diabétique. Mais ça, je vous en parlerais une prochaine fois car ce n'est pas commun tout ça !!

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  • bonjour, depuis longtemps ,je suis suivie pour des troubles tels que la phobie sociale, les attaques de paniques, confduite à risques , dépression: actuellement, après un divorce, et un changement de région,on m'a dirigé vers un psychiâtre, qui a adopté la psychotherapie: je suis sans traitement et c'était très dur,...
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