(EN) Il y a dans tous les organismes vivants une technologie naturelle qui peut guérir les maladies, réduire le gaspillage alimentaire et améliorer la qualité de nos aliments.

L'acide ribonucléique (ARN) est au cœur des processus vitaux de base; c'est la molécule qui décode les instructions pour la production de protéines spécifiques à partir de l'ADN d'un organisme.

L'interférence d'ARN – ARNi, en abrégé – peut contrecarrer ces instructions. Elle peut être utilisée par les plantes et les animaux pour combattre les maladies, tout comme elle peut tout simplement déterminer un caractère comme la couleur d'une fleur, d'un fruit ou d'un légume.

« L'ARNi est un processus naturel qui se trouve dans toutes les plantes et chez tous les animaux, et qui peut fonctionner comme un interrupteur électrique pour les gènes », explique Ian Affleck, directeur général des Affaires scientifiques et réglementaires et de la biotechnologie végétale à CropLife Canada. « Les plantes, par exemple, peuvent porter un gène qui les rend plus sensibles aux virus ou aux maladies ou qui agissent sur un certain caractère. Nous avons maintenant la capacité de harnacher le processus d'ARNi afin de stopper la création d'un caractère très spécifique, responsable d'une faiblesse particulière. »

Les avantages de ce processus comprennent le traitement ou la maîtrise de maladies humaines potentiellement mortelles comme la malaria, qui cause encore quelque 584 000 morts dans le monde chaque année; l'élimination de maladies des végétaux, comme le huanglongbing (verdissement des agrumes), une bactérie pour laquelle il n'y a présentement aucun traitement et qui décime la production des oranges; ou l'accroissement des niveaux d'antioxydants dans les aliments, afin d'améliorer la santé humaine.

Les créateurs du cultivar de pomme Arctic, récemment homologué, ont utilisé l'ARNi afin de désactiver le gène responsable du brunissement des pommes lorsqu'on la coupe ou qu'on y mord à belles dents. Il en va de même pour la pomme de terre Innate qui ne virera pas au gris foncé ou au noir lorsqu'elle est meurtrie. Il est donc permis de croire que tout cela réduira le gaspillage alimentaire.

En 1998, ce processus a également sauvé une bonne partie des papayers de la planète des ravages d'une maladie appelée « virus de la tache annulaire du papayer », qui menaçait de détruire à grande échelle cette culture.

« Bien que l'ARNi présente certaines similitudes avec la modification génétique, communément associée avec la création des organismes génétiquement modifiés – ou OGM –, il ne s'agit pas du tout de la même chose, d'expliquer M. Affleck. En optant pour l'ARNi, vous ne faites qu'utiliser l'information qui est déjà à l'intérieur d'une plante afin de modifier ou d'améliorer son comportement ou ses caractéristiques. »

L'ARNi n'est pas une nouvelle technologie, mais ce n'est que récemment qu'elle a commencé à retenir notre attention parce qu'elle est utilisée dans des applications touchant à l'alimentation humaine.

La thérapie génique basée sur la technologie de l'ARNi est de plus en plus utilisée dans le domaine de la santé afin de remplacer des gènes défectueux ou d'insérer un nouveau gène, en vue de guérir certains ennuis de santé ou de rehausser la capacité des personnes à combattre une maladie.

Toutes ces technologies sont strictement règlementées par Santé Canada et l'Agence canadienne d'inspection des aliments, afin de s'assurer que leur utilisation est sécuritaire avant qu'elles ne soient homologuées et distribuées.

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