(EN) Une personne sur dix âgée de 63 ans a déjà subi un accident vasculaire cérébral silencieux, ce qui double le risque de maladie cognitive. La plupart ne le réaliseront pas puisqu'aucun des symptômes d'un accident vasculaire cérébral typique ne se manifestera, comme la sensation d'engourdissement ou les troubles d'élocution.

Les accidents vasculaires cérébraux typiques surviennent dans les régions cérébrales de la matière grise qui contrôlent des fonctions spécifiques, comme le mouvement ou l'élocution. Les accidents vasculaires cérébraux silencieux, d'autre part, s'attaquent habituellement à la matière blanche, laquelle joue un rôle d'autoroute dans la connexion cérébrale des diverses régions de la matière grise. Par conséquent, aucune faculté n'est compromise.

Cependant, les accidents vasculaires cérébraux silencieux affaiblissent les connexions nécessaires au fonctionnement général. Dans plusieurs cas, ils entraînent des problèmes dans la planification, la prise de décision et la rapidité du raisonnement.

Même s'il n'existe aucun traitement reconnu permettant d'atténuer ces symptômes ou le risque de maladie cognitive, les chercheurs croient que l'exercice est la clé, déclare Mme Sarah Atwi, étudiante au doctorat en neuroscience à l'Université de Toronto.

C'est que l'exercice aide à préserver la santé des vaisseaux sanguins et à accroître le flux sanguin qui fait circuler l'oxygène et les éléments nutritifs vers le cerveau. On croit également que l'exercice aide à augmenter le taux d'une protéine appelée facteur neurotrophique dérivé du cerveau, reconnue pour contribuer à la croissance des neurones.

« Il est donc possible de lutter contre les déficits cognitifs associés à l'âge, poursuit Mme Atwi. J'aimerais maintenant savoir si l'exercice peut renforcer les connexions affaiblies dans le cerveau en raison d'un accident vasculaire cérébral silencieux. »

Financée en partie par le Programme de recherche de la Société Alzheimer, Mme Atwi recrute en ce moment 60 personnes qui ont subi des accidents vasculaires cérébraux silencieux, tels que déterminés par la scintigraphie cérébrale. Elle séparera ensuite le groupe en deux. L'un de ces groupes fera jusqu'à une heure de marche ou de jogging par jour. L'autre fera des étirements.

Mme Atwi utilisera des appareils d'imagerie par résonance magnétique pour scruter le cerveau des participants au cours de diverses tâches cognitives après une période d'activités physiques de six mois et d'un an. Les appareils d'imagerie mesureront les signaux indiquant les niveaux d'oxygène sanguin dans les réseaux cérébraux utilisés habituellement pour accomplir des tâches cognitives. Plus les signaux sont élevés, plus ces réseaux sont actifs.

Mme Atwi espère constater une activité accrue des réseaux chez les personnes du groupe aérobique, ainsi qu'une capacité accrue à terminer les tâches. Elle fera également passer des tests sanguins aux participants en espérant constater une augmentation du facteur neurotrophique dérivé du cerveau dans le groupe aérobique. Mme Atwi s'attend à obtenir des résultats préliminaires d'ici quelques années.

La recherche est la clé qui nous permettra de résoudre les mystères de la maladie d'Alzheimer. Le Programme de recherche de la Société Alzheimer finance les chercheurs de tout le pays qui, comme Mme Atwi, tentent d'améliorer la qualité de vie des personnes atteintes d'une maladie cognitive et des aidants, et de trouver un remède curatif. Nous vous invitons à faire un don pour soutenir le travail remarquable de tous ces chercheurs. Pour plus amples renseignements, visitez alzheimer.ca.

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