Verbalisation excessive

Introduction

Le terme de verbaliser signifie s'exprimer par le langage, utiliser des mots afin d'extérioriser une pensée, des opinions, des émotions. La verbalisation excessive se caractérise par une abondance trop important de parole qui finit par agacer, gêner, inhiber, empêcher le dialogue c'est-à-dire l'entretien, l'échange verbal.

La verbalisation excessive, autrement dit le fait de parler trop et de manière inappropriée en coupant la parole aux autres, entre autres, est une forme de monologue c'est-à-dire un discours conçu, consciemment ou inconsciemment, pour ne pas laisser parler les autres. Au final la personne adoptant ce type de comportement verbal ne tient pas compte de ceux qui l'écoute et ne tente pas d'établir une relation (efficientes) avec la où les personnes présentes.

Psychologiquement ces individus, que l'on appelle quelquefois de moulin à paroles, qui ne savent jamais entendre et écouter, qui meublent sans arrêt les silences qu'il ne supporte pas, ont tendance à fabriquer des mots afin de ne pas sentir leurs malaises relationnels et utilisent la parole comme un mécanisme de survie fruit d'une perturbation ayant eu lieu soit dans l'enfance soit au cours de l'adolescence. De façon générale la verbalisation excessive est le reflet d'un malaise se caractérisant par une pléthore de mots dont l'abondance finit par cacher un émoussement émotionnel en rapport avec un chaos irrationnel et des difficultés d'identification des composantes psychologiques, parfois cognitives.

Le plus souvent il s'agit d'individus qui ne se rendent pas compte de leur influence verbale excessive (abondance et rapidité de mots). S'il existe quelqu'un pour leur faire prendre conscience de cette problématique, encore faut-il que le sujet concerné accepte sa surabondance de parole et décide alors de se taire, ou bien au mieux de commencer à écouter les autres et à leur laisser une possibilité de réponse.

Souffrant de verbalisation excessive un individu peut, à l'inverse, utiliser un mécanisme de défense inconscient tel que le refoulement, se terrant alors dans un silence total représentant l'opposé de la verbalisation excessive. Dans tous les cas il semble exister une problématique intérieure aboutissant parfois à une souffrance qui se traduit soit par un excès de mots parfois inappropriés soit par un mutisme total c'est-à-dire l'absence, cette fois-ci, de dialogue. Pour certains psychologue il s'agit d'un véritable chaos intérieur en relation directe avec un trouble affectif et en particulier une carence affective qui n'a jamais été comblée.

Quoi qu'il en soit l'écoute de l'autre est primordiale dans toutes les circonstances. Cette écoute passe non seulement par le recueil d'informations de nature auditive mais aussi de nature visuelle en provenance de l'autre. Autrement dit, il faut non seulement savoir écouter l'autre, sans l'interrompre et calmement, mais également l'observer et prendre conscience de ses attitudes afin de mieux le percevoir pour mieux répondre et mieux combler ses attentes et ses espérances à travers un dialogue serein et constructif.