L'orgasme féminin est le moment le plus important, le plus intense de la réponse sexuelle faisant suite elle-même à l'excitation sexuelle. L'orgasme s'accompagne d'un plaisir particulièrement fort avec un paroxysme, un summum, se traduisant par l'apparition de réactions physiques telle que des contractions musculaires, parfois des mouvements incoordonnés, des cris, des rires, voir des pleurs et d'autres modifications traduisant la jouissance sexuelle. Voir la vidéo en 3D sur les rapports sexuels et l'éjaculation)
L'expérience de l'orgasme et, concomitamment de la satisfaction qui en découle, est une notion très subjective d'un individu à l'autre. L'orgasme dépend avant tout des circonstances et de l'état psychologique d'un sujet. Chez l'homme l'orgasme traduit l'éjaculation c'est-à-dire l'émission de sperme à travers l'urètre donc le phallus (verge en érection), vers l'extérieur.
Le déclenchement de l'orgasme fait suite à une stimulation adaptée que celle-ci ait lieu durant un rapport sexuel ou une masturbation dont la finalité est de stimuler les zones érogènes primaires, à savoir le gland du pénis chez l'homme, le clitoris et le vagin chez la femme (à travers le point G. et le fond du vagin). Voir également anulingus
Plus rarement l'orgasme peut également survenir dans des circonstances autres que par attouchements sexuels comme cela par exemple au cours de certains rêve.
L'orgasme apparaît parfois à la suite de contractions intenses des muscles adducteurs ou après un frottement inopiné (inattendu) du gland ou du clitoris durant certains exercices physiques (frottement d'une corde à grimper) ou sur la selle d'un vélo d'une moto par exemple.
Chez l'homme ou la femme l'excitation sexuelle précède l'orgasme. Cette situation est le fruit de transformation du corps de façon à permettre la réalisation de la relation sexuelle (coït). Ces transformations anatomiques sont chez la femme la lubrification (écoulement de liquide), la dilatation (agrandissement) du vagin et chez l'homme l'érection (le durcissement du sexe et son allongement). Que ce soit chez la femme ou chez l'homme ces modifications anatomiques s'accompagnent d'une vasodilatation cutanée c'est-à-dire d'une augmentation et d'une accentuation de la circulation sanguine au niveau de la peau, d'une augmentation de la sécrétion de salive (accentuation de la salivation), d'une augmentation du rythme cardiaque (élévation de la fréquence cardiaque) et de la tension artérielle.
Survient ensuite une phase en plateau dont la durée est variable selon le désir et l'habileté de l'un des deux partenaires sur le plan sexuel et érotique. Les positions et les pratiques sexuelles, variables selon les individus, vont permettre une certaine stimulation jusqu'à aboutir à l'orgasme.
L'orgasme féminin est dû à une stimulation du vagin, soit à une stimulation du clitoris, soit les deux à la fois. Pour certaines femmes l'orgasme survient plus rapidement par stimulation du clitoris. Pour d'autres l'orgasme vaginal (par stimulation des parois et du fond du vagin) est plus intense, voir complet. C'est tout d'abord l'orgasme clitoridien qui est connu en premier par la jeune fille. L'orgasme vaginal est généralement plus tardif passant par une expérience de couple car les femmes utilisent rarement des substituts du phallus (godemichés) de l'homme pour découvrir leur sensibilité vaginale.
De façon générale les femmes apprécient de manière égale la stimulation du clitoris et du vagin voir les deux à la fois.
Le nombre et la fréquence des masturbations chez la femme semble moins importants que chez l'homme. On ne connaît pas avec certitude les raisons de cette différence mais on pense qu'il s'agit d'une problématique psychologique ou d'éducation, voire d'une problématique sociétale (et en particulier l'approche judéo-chrétienne de l'éducation sexuelle).
L'orgasme féminin est le résultat de la stimulation de deux zones : le Point G. et le fond du vagin. Le poids G. peut éventuellement être stimulé par une pénétration digitale alors que le fond du vagin l’est plus facilement par une pénétration phallique (le sexe masculin).
La différence essentielle entre l'orgasme féminin et l'orgasme masculin est la capacité pour la femme de pouvoir répéter son orgasme il s'agit de ce que l'on appelle la redite orgasmique. Ainsi certaines femmes ont la capacité d'avoir plusieurs orgasmes consécutifs sans période réfractaire (sans insensibilité). Ceci est le résultat de l'anatomie du vagin et du clitoris qui ne présentent pas une période réfractaire longue ou si l'on préfère une période où la stimulation après l'orgasme est à nouveau perçue comme agréable car ces organes semblent rester sensibles longtemps.
On appelle status orgasmus les variations de la redite orgasmique. Plus précisément il s'agit d'un phénomène se traduisant par le fait que les femmes ont la capacité de ressentir un grand nombre d'orgasmes minimes durant quelques minutes alors que la stimulation vaginale est également peu importante.
On pense que l'orgasme féminin provenant de la stimulation des parois du vagin, plus précisément son intensité, est en relation directe avec la musculature permettant les contractions du vagin. Ainsi quand les muscles du vagin sont contractés la survenue d'une tension musculaire favorise l'accès orgasmique à hauteur de 10 à 15 contractions.
À l'instar des femmes fontaines dont la caractéristique est une sorte d'éjaculation féminine se définissant par une abondante sécrétion, certaines femmes sont susceptibles de ressentir des orgasmes très intenses associés à des réactions parfois troublantes pour le partenaire masculin.
La pleine réalisation de l'orgasme féminin et masculin passe par non seulement une bonne entente sexuelle dans le couple mais aussi par un échange psychologique et affectif de bonne qualité. Ainsi une inexpérimentation des partenaires aboutira à certaines difficultés d'obtention de l'orgasme. Il en est de même l'ignorance de la physiologie ou de l'anatomie de la femme (voir de l'homme également). Cette dernière, à cause de certaines restrictions à se laisser aller faisant suite à des idées fausses ou négatives sur la sexualité ou encore à une vigilance inappropriée pour son entourage, sentira une sorte de frustration orgasmique associée quelquefois à un profil psychologique particulier traduisant une réelle incapacité de lâcher prise. Ceci est également vrai pour l'homme.
Les conséquences de l'anorgasmie, c'est-à-dire de l'absence de plaisir ou de l'hypoorgasmie (orgasme peu intense), peuvent être multiples. Il peut s'agir d'une fausse impression d'abondant de la part du partenaire aboutissant quelquefois à des problèmes de couple quelquefois grave comme une séparation. Une simple thérapie de couple ou personnalisée dans le domaine psychologique ou sexologique permet le plus souvent d'éviter ces déboires.