Bradycardie - tachycardie (syndrome de)

Introduction

Troubles du rythme cardiaque se caractérisant par des alternances de bradycardie (diminution du rythme cardiaque au-dessous de 60 battements par minute) et de tachycardie (augmentation du rythme cardiaque au-dessus de 100 battements par minute), s'accompagnant de lipothymie et quelquefois syncopes. À l'origine de cette affection se trouve un excès de sécrétion d'adrénaline (hormone permettant à l'organisme de s'adapter aux agressions extérieures) entraînant une accélération normalement passagère du rythme cardiaque.

Physiologie

Le cœur bat normalement à une cadence comprise entre 60 et 100 battements par minute, ce qui correspond à un rythme appelé rythme sinusal. La moyenne se situe entre 70 et 80 pulsations par minute, le plus souvent moins chez l'individu pratiquant un sport de façon habituelle. Le terme sinusal vient de sinus, qui est une petite zone du myocarde (muscle du cœur) située au niveau de l'oreillette droite. Cet emplacement est également appelé nœud sinusal ou nœud sino-auriculaire de Keith et Flack (du nom des deux chercheurs britanniques - Arthur Keith et Martin Flack - qui l'ont découvert). Son rôle est d'assurer la commande du rythme cardiaque. Il s'agit d'un ensemble de petites cellules musculaires hautement spécialisées et situées dans la paroi de l'oreillette droite. De cet endroit démarre l'impulsion électrique qui va faire battre le cœur, autrement dit l'impulsion délivrée par le nœud sino-auriculaire entraîne les contractions des cavités cardiaques et l'expulsion du sang à partir du cœur vers les organes.

Causes

L'étude histologique (des tissus entrant dans la composition du sinus) montre une perte d'élasticité et de fonctionnement normal de cette zone anatomique du cœur à l'origine des stimulations cardiaques permettant les contractions, et des modifications de la conduction entre les oreillettes et les ventricules.

Symptômes

Le patient présente des accès de bradycardie qui alternent avec des accès de tachycardie pouvant aller jusqu'à une aggravation de cette tachycardie telle que :
  • une fibrillation (contractions inefficaces du cœur)
  • un flutter auriculaire (les oreillettes se contractent de manière régulière et coordonnée à une fréquence très élevée de 300 fois par minute)
  • une maladie de Bouveret (accélération intense du cœur, commençant et finissant brusquement).
Durant et en dehors de ces épisodes, le patient présente :
  • une asthénie (fatigue)
  • des palpitations
  • une torpeur

Evolution

L'évolution de cette pathologie se fait quelquefois vers la survenue d'accidents vasculaires cérébraux qui sont attribués à des embolies (présence de caillot sanguin dans la circulation). Parfois, elle se fait lentement vers la fibrillation auriculaire permanente.