Lombarthrose
Introduction
Affection entraînant des douleurs lombaires souvent aggravées par la fatigue et évoluant par poussées entrecoupées de rémissions plus ou moins longues.
Historique
Affection traitée en rhumatologie (spécialité médicale s'intéressant aux articulations) étudiée par Léri en1918.
Physiopathologie
Cette affection entraîne des modifications du rachis (colonne vertébrale) lombaire à type de :
- Tassement-écrasement
- Soudure
- Ostéophytes. Les ostéophytes sont des productions pathologiques (anormales) provenant du tissu osseux (squelette). Elles sont nées du périoste (membrane osseuse épaisse recouvrant l'os en périphérie) à proximité d’une articulation malade ou d’une zone se caractérisant par une inflammation osseuse s'établissant sur une longue période.
Examen Physique
Généralement à l’examen médical, la colonne vertébrale apparaît en hyperlordose c’est-à-dire que la courbure lombaire est accentuée, comme si le ventre était propulsé en avant.
Examens Complémentaires
C’est la radiographie du rachis lombaire qui permet de confirmer le diagnostic de ce type d'arthrose.
Parfois l’image radiologique montre une arthrose très évoluée, sans qu’il y ait de relations directes avec l’intensité douloureuse ressentie par le patient.
Traitement
- Repos au lit
- Ceintures de maintien lombaire
- Mésothérapie. Cette technique consiste à injecter de petites goutelettes extrêmement rapidement sur toute la zone concernée par la douleur, sous la peau à environ un demi mm de profondeur. Elle utilise un mélange contenant une très petite quantité d’anti-inflammatoire, associée à un vasodilatateur du type de la procaïne. Cette méthode vise à stimuler l’épiderme et le derme en créant une mémoire cellulaire, et en activant un processus naturel basé sur un afflux de globules blancs et d’éléments intervenant dans le processus anti-inflammatoire naturel de l’organisme. Le but n’étant pas d’injecter des médicaments mais de créer une stimulation des tissus localement qui participe au processus de cicatrisation dont l'aboutissement sera l'amélioration de l'état inflammatoire local.
- Anti-douleurs (antalgique)
- Anti-inflammatoires (non stéroïdiens : ne contenant pas de cortisone, stéroïdiens contenant de la cortisone)
- Myorelaxant (médicament destiné à des contracturer les muscles) parfois
- Manipulations vertébrales douces
- Appareillage à type de corset
- Parfois intervention chirurgicale quand on soupçonne une origine anatomique à la lombalgie, c’est-à-dire quand il existe une irritation des racines nerveuses par une compression ou une tumeur du rachis.