Nez

Introduction

Organe de l'olfaction le nez est la partie du corps de forme pyramidale qui fait saillie au milieu du visage, entre la bouche et le front, qui sert de conduit respiratoire et qui participe à la fonction respiratoire et à l'odorat grâce à ses récepteurs olfactifs.

Généralités

Le verbe nasiller signifie parler et chanter du nez. Plus précisément parler en laissant passer une certaine quantité d'air par le nez.

Classification

On distingue plusieurs formes de nez (liste non exhaustive) :
  • Le nez épaté (large et court)
  • Le nez camus (nez court et plat)
  • Le nez aquilin (courbé en bec d'aigle)
  • ­

    Anatomie

    Les vibrisses (en latin vibrissa : poils du nez, en anglais vibrissa) sont des poils implantés à l'intérieur des narines.

    Le terme platyrrhinien (du grec platus: large et rhis, rhinos : nez) désigne, en anthropologie et en ethnographie, les individus de certaines ethnies dont le nez est large par rapport à sa longueur. Le terme de race éthiopique a quelquefois été, maladroitement sans doute, utilisé. L'anthropologie est l'étude de l’espèce humaine des points de vue anatomique, physiologique, biologique, génétique et phylogénétique. L'ethnographie est la science descriptive des origines, des mœurs, des coutumes des peuples, de leur développement économique et social.

    Physiologie

    Le nez est constitué d'une partie externe la pyramide nasale proprement dit, visible de l'extérieur et une partie interne comprenant les cavités nasales.
    La pyramide nasale est constituée par la racine du nez c'est-à-dire de la zone située entre les sourcils et par la voûte et l'arrête du nez correspondant au bord antérieur allant jusqu'à la pointe du nez.Le sillon situé immédiatement sous la pointe du nez entre celui-ci et la lèvre supérieure est le philtrum (sillon sous-nasal).
    Grâce à deux orifices externes : les narines (délimitées de chaque côté par les ailes du nez), le nez s'ouvre vers l'extérieur. Anatomiquement la partie externe du nez est constituée d'une base osseuse immobile, comportant l'os nasal et les apophyses du nez. Les cartilages nasaux s'implantent sur cette base. Le plus important de ces cartilages est la cloison nasale. Il s'agit d'un cartilage médian et peu mobile. Au contraire du cartilage médian, on décrit des cartilages latéraux et des cartilages des ailes du nez qui le sont mobiles et au nombre de 2.
    La partie arrière du nez se prolonge par deux fosses nasales. Il s'agit de cavités symétriques situées dans la partie supérieure du visage et constituant des zones jouant un rôle important dans le processus de l'odorat et du goût. Une muqueuse, de coloration blanche tirant sur le rosé, tapisse l'intérieur de ces cavités de nature ostéo-cartilagineuse. Ces muqueuses sont elles-mêmes recouvertes de cils vibratiles, particulièrement riche en glandes à mucus (vulgairement la glaire).Le nez, en dehors de fournir un passage pour les gaz respiratoires humidifie et réchauffe l'air inspiré mais aussi le filtre et le débarrasse des corps étrangers. Le nez abrite également les récepteurs de l'olfaction (odorat). Enfin il sert sert de caisse de résonance à la voix.Cet appendice nasal est recouverte d'une peau mince, elle-même riche en glandes sébacées.

    Le terme rhinotillexomanie, appelée également rhinotillexomania, du grec rhino : nez, tillo : tillô : arracher brin à brin, épiler, exo : de et manie : folie, désigne l'habitude d'une personne de se curer souvent le nez pour y ramener des crottes de nez. Il semble qu'environ sept personnes sur 10 (mais sans doute plus) sont concernés par cette habitude. Le terme manie est ici utilisé en dehors de son contexte psychiatrique qui signifie médicalement : trouble de l'humeur. Les crottes de nez sont constituées de morve qui a séché et qui a été coloré par des impuretés de toutes sortes. Cette substance s'arrête à l'intérieur des fosses nasales avec l'aide en particulier des poils et de la muqueuse (couche de cellules tapissant l'intérieur du nez) nasale. Le terme morve ne doit pas pas être confondu ici avec la maladie de la morve qui n'a rien à voir.
    La production de morve et d'impuretés et sans arrêt ramené vers l'arrière des fosses nasales pour aboutir enfin dans le pharynx. Ces mouvements sont le fruit de l'action des cils. Ces productions sont ensuite automatiquement avalées. À l'intérieur du tube digestif, ces substances sont détruites par des enzymes qui procèdent à leur décomposition en substances réutilisables ou encore en déchets qui sont finalement éliminés par l'intermédiaire des selles. Le mucus ainsi ingurgité contient une quantité importante d'anticorps entre autres mais aussi de micronutriments réutilisés par l'organisme pour son métabolisme général (absorption des oligo-éléments entre autres).
    D'autres impuretés, produites par l'appareil respiratoire et plus précisément par la muqueuse de la trachée et des bronches, impuretés provenant de l'air elle-même, remontent également vers le pharynx poussées par les mouvements ciliaires (des cils) vers le haut. Ensuite, à l'instar des crottes de nez, ces impuretés provenant de l'appareil respiratoire basculent à l'intérieur de l'oesophage et sont traitées de la même manière par l'organisme.

    Physiopathologie

    Les pathologies inhérentes au nez et son relativement fréquentes. Citons-en une peu connue :Le nez en lorgnette appelé également nez en pied de marmite. Cette affection se caractérise par la déformation du nez liée à un affaiblissement de la partie inférieure qui semble pénétrer dans la partie supérieure d'où le nom de lorgnette.

    Le rhinophyma, qui survient essentiellement chez l'homme, est une hypertrophie c'est-à-dire une augmentation anormale de volume de la pyramide nasale (le nez) venant compliquer une rosacée. La rosacée est une affection très fréquente se caractérisant par une dilatation permanente et visible de minuscules vaisseaux sanguins de la peau du visage qui apparaissent sous forme de minces filets rouges.

    Le rhinophyma se traduit par une augmentation du volume nasal. Cette augmentation est, selon les patients, quelquefois très importante. Sa caractéristique majeure est son irrégularité et la déformation quelquefois très intense de l'appendice nasal, qu'elle peut engendrer.

    L'examen du patient montre un épaississement de la peau et une dilatation des pores c'est-à-dire plus précisément une augmentation du calibre de ceux-ci d'où sort (sourd) du sébum, c'est le cas du rhinophyma sébacé.

    Quelquefois le patient présente une coloration rouge tirant sur le violet, l'ensemble étant parcouru de minuscules vaisseaux sanguins. Ceci s'observe essentiellement au cours du rhinophyma vasculaire.

    Le rhinophyma nécessite un traitement identique à celui de la rosacée c'est-à-dire l'application d'antiseptiques locaux ou d'antibiotiques localement. Certains spécialistes préconisent une antibiothérapie c'est-à-dire l'utilisation d'antibiotiques par voie générale (sous forme de comprimés).
    Chez certains patients le rhinophyma très volumineux nécessite une intervention chirurgicale de nature esthétique qui consiste à procéder à l'ablation des tissus mous (la chair en quelque sorte) en utilisant un bistouri ou un laser au gaz carbonique.

    La granulosis rubra nasi de Jadassohn, en anglais granulosis rubra nasi, est une pathologie du nez survenant chez les enfants et se caractérisant par l'apparition d'une hyperhidrose (excès de sueur) qui persiste au niveau de la peau recouvrant la partie cartilagineuse du nez. À ceci s'ajoute de petites papules de coloration rouge au niveau des orifices sudoripares (orifices d'où sort la sueur) le tout sur un fond de couleur lilas, au niveau duquel la peau est froide.

    Technique

    La lacorhinostomie (du grec lakkos : réservoir, rhis, rhinos : nez et stoma : bouche, en anglais dacryocystomy), est une intervention chirurgicale ayant pour but de remédier à l'obstruction des petits canaux lacrymaux. Ceci est obtenu en pratiquant un abouchement (communication) entre le cul-de-sac conjonctival inféro-interne et le sac lacrymal.