Athérosclérose

Introduction

Terme utilisé pour désigner la perte d'élasticité des artères due à la sclérose provoquée par l'accumulation de corps gras (lipides, essentiellement cholestérol LDL) au niveau d'une des trois tuniques constituant la paroi des artères (l'intima) et intéressant avant tous les grosses et les moyennes artères. La variété de lipides concernée porte le nom d'athérome.

Historique

Pathologie décrite par Félix Marchand, de leipzig, en 1904.

Physiopathologie

Le dépôt de corps gras commence dans la couche profonde de l'intima puis s'épaissit en accueillant en son sein un grand nombre de fibres élastiques. Conjointement, on observe une diminution de volume des cellules conjonctives et un processus de calcification (dépôt de carbonate de calcium et de cristaux de cholestérol LDL) s'étendant en direction de la média (deuxième paroi de l'artère). Ce processus, par épaississement et envahissement de la lumière artérielle, est susceptible d'entraîner une oblitération des artères, dont les principales intéressées sont avant tout les zones de bifurcation artérielle où les plaques d'athérome peuvent se construire : Les artères coronaires Les artères carotides internes qui permettent la vascularisation du cerveau L'aorte dans son ensemble Les artères cérébrales Les artères des membres (artères iliaque, fémorale)

Causes

Pathologies secondaires à un déficit circulatoire (ischémie) concernées par ce trouble circulatoire : Les crises d'angor (angine de poitrine) dues à une diminution du calibre des artères coronaires susceptibles d'évoluer vers l'infarctus du myocarde (destruction du muscle cardiaque) dû à une diminution de la vascularisation sanguine. Accident neurologique transitoire dû à la perte d'élasticité et donc à la baisse de la vascularisation minimale nécessaire au bon fonctionnement des tissus nerveux du cerveau. L'artérite à l'origine de douleurs dans les membres et éventuellement de destruction tissulaire plus ou moins importante nécessitant parfois une amputation. Les troubles du rythme cardiaque, l'insuffisance rénale (insuffisance de la filtration rénale), l'insuffisance cardiaque.

Traitement

Le traitement de l'athérosclérose utilise les antiagrégants plaquettaires, parfois les anticoagulants de façon à empêcher la formation de caillots sanguins. Quelquefois, les vasodilatateurs sont utiles mais peu efficaces. Certaines interventions chirurgicales sont nécessaires en cas d'ischémie majeure (diminution de la vascularisation) du tissu des membres (le plus souvent inférieurs). La pose de prothèse également.

Prévention

La prévention consiste à dépister les facteurs de risque cités précédemment et à les supprimer dans la mesure du possible. Ainsi, s'il est difficile de diminuer le risque lié à un profil lipidique perturbé d'origine familiale, on peut demander au patient d'effectuer régulièrement, au moins une fois tous les deux jours, une marche à pied d'une heure, un footing d'une demi-heure voire moins, une heure de jardinage, etc... L'arrêt du tabac ou tout du moins sa diminution, la consommation plus importante de fruits et de végétaux, la diminution de la quantité des lipides dangereux (laitages, viande rouge, etc...). La surveillance de la tension artérielle et son traitement, la diminution de la consommation de sel de table sont des mesures allant dans le bon sens. Il existe une polémique quant à une éventuelle utilité d'absorber de 1 à 2 verres de vin rouge par jour.