Hémoculture
Introduction
Technique de laboratoire dont le but est de mettre en évidence la présence ou l'absence de micro-organismes (bactéries entre autres) dans le sang.
Généralités
L'hémoculture est essentiellement utilisée dans les états de septicémie (dissémination de germes pathogènes dans tout l'organisme par l'intermédiaire du sang).
Le but de l'hémoculture est d'identifier les germes responsables (bactéries) et donc de mettre en évidence les antibiotiques actifs contre ces germes. Pour cela, les microbes sont mis dans un milieu de culture adapté à leur croissance. L'antibiogramme, élaboré à la suite des résultats de l'hémoculture, est un tableau indiquant le degré de sensibilité du germe aux différents antibiotiques.
Technique
Pour la réalisation d'une hémoculture, il faut environ 20 ml de sang provenant d'une veine (le plus souvent au pli du coude). Le prélèvement de sang doit être effectué dans des conditions d'asepsie (sans microbe) rigoureuses. Le sang est recueilli dans 2 flacons différents. Le premier est appelé flacon aérobie, car il contient de l'oxygène et est enrichi en gaz carbonique. Le deuxième flacon est appelé anaérobie (il ne contient pas d'oxygène).
Parfois, le prélèvement est effectué au moment d'un frisson qui peut être le signe du passage d'une bactérie dans le sang.
Suivant le microbe étudié, le délai d'obtention des résultats n'est pas le même. Il faut, selon les cas, un ou plusieurs jours pour que l'hémoculture devienne positive, laissant apparaître d'autres germes. Elle est considérée comme négative quand il n'existe pas de multiplication de microbes.
Il est nécessaire de pratiquer plusieurs hémocultures à la fois (au minimum 2) pour s'assurer du résultat.
Les hémocultures sont le plus souvent utilisées pour mettre en évidence une septicémie à streptocoque, staphylocoque ou à germe dit anaérobie (c'est-à-dire n'utilisant pas l'oxygène pour se développer). On a aussi recours à l'hémoculture pour mettre en évidence des maladies telles que les fièvres typhoïdes (Salmonella) ou la brucellose. On peut également rechercher, avec des techniques spéciales, des champignons, à l'instar du « candida » (mycose), ou des parasites comme celui qui est responsable du paludisme.