IVG
Introduction
Avant d'envisager une interruption volontaire de grossesse, sur le territoire français y compris les territoires d'outre-mer, la patiente doit réfléchir au moins une semaine. Ce délai passe à 2 jours quand il existe un risque de dépassement du terme légal.
Historique
Depuis la loi 2001-588 du 4 juillet 2001, le délai d'interruption de grossesse est passé de 12 à 14 semaines d'aménorrhée (semaines depuis les dernières règles).
Technique
L'IVG fait appel soit à des médicaments, soit à une intervention chirurgicale.
Dans le premier cas, jusqu'à la cinquième semaine de grossesse (c'est-à-dire environ 49 jours d'aménorrhée), la patiente prend trois comprimés de mifépristone (Miségyne-RU 486) suivis 36 heures à 48 heures après de misoprostol (Cytotec) sous forme de comprimés ou sous forme d'ovule vaginal. Il s'agit d'un analogue de la prostaglandine.
L'acte chirurgical se fait jusqu'à la douzième semaine de grossesse (98è jour d'aménorrhée). Cette intervention consiste à effectuer un curetage (grattage) associé à une aspiration après avoir préparé le col de l'utérus par la prise de Mifépristone 36 à 48 heures auparavant. Certains utilisent 2 comprimés de misoprostol deux heures avant l'intervention. Ces médicaments permettent de ramollir le col et de le dilater (aggrandir).
Remarque
Pour les étrangères, il était auparavant nécessaire de résider en France au moins trois mois. Actuellement, la loi autorise la femme étrangère à pratiquer une IVG dans tous les cas.
Prévention
Quand il s'agit d'une jeune fille mineure non émancipée, l'IVG est pratiquée à la demande de l'intéressée. La mineure peut se faire accompagner par une personne de son choix à condition que celle-ci soit majeure. Toujours en ce qui concerne la jeune fille mineure, un entretien social est obligatoire avec une personne ayant satisfait à la formation qualifiante en conseil conjugal avant et après l'IVG. Après la consultation, une attestation est remise. L'entretien qui a lieu après l'IVG permet également d'informer une personne, qu'elle soit mineure ou pas, sur les différents types de contraception possibles.
La consultation va permettre à la patiente de prendre connaissance des méthodes médicamenteuses et chirurgicales qui sont utilisées pour interrompre sa grossesse, mais également des risques et des effets secondaires inhérents aux techniques employées. Avant d'envisager ce geste, il est nécessaire de confirmer que la grossesse a bien lieu, puis de préciser la date exacte de cette grossesse grâce à l'échographie entre autres.
Quand la patiente est rhésus négatif, il est nécessaire de pratiquer une injection de gammaglobulines (variété d'anticorps). Cette injection se fait par voie intraveineuse juste après l'expulsion du foetus de façon à prévenir une éventuelle réaction antigène-anticorps contre le fœtus et la mère, pour les grossesses à venir.