Démence (définition)

Introduction

La démence est une altération grave du psychisme d'un individu, se caractérisant par une diminution progressive et irréversible des facultés intellectuelles (voir arriération mentale) ou mentales (fonctions cognitives). Il s' agit plus précisément d'une démence organique, résultat du déclin progressif ou permanent de la perception et des capacités intellectuelles, ceci à la suite de lésions cérébrales (du cerveau).

Pour l'organisation mondiale de la santé la définition de la démence est la suivante :  altération progressive de la mémoire et de l'idéation (processus de la formation des idées), suffisamment marquée pour handicaper les activités de la vie de tous les jours, apparue depuis au moins six mois, et un trouble d'au moins une des fonctions suivantes :

L'ensemble des fonctions intellectuelles sont : la mémoire, l'attention, la capacité de raisonner, le jugement entre autres. La démence ne doit pas être confondue avec les états démentiels (délire aigu), qui eux sont réversibles. Les démences ne sont pas toutes irréversibles, certaines sont curables. Le plus fréquent des processus démentiels est la maladie ou démence d'Alzheimer qui correspond à environ 60 % de l'ensemble des démences en Europe.

L'aliénation mentale, terme guère utilisé de nos jours, désignait dans le langage courant la folie ou les troubles psychologiques. Plus souvent utilisé dans un contexte juridique, il s'agissait de la forme extrême de la maladie mentale incompatible avec une vie sociale normale. Ce terme a été développé par le Français Philippe Pinel à la fin du XVIIIe siècle. L'aliénation mentale a permis de construire efficacement la psychiatrie moderne en considérant cette affection comme une maladie identique aux autres maladies organiques de la même façon que la tuberculose ou l'ostéoporose.

Cette diminution irréversible des facultés mentales correspondant à un affaiblissement intellectuel acquis et globale, s'accompagne également d'une altération de la mémoire, de la pensée abstraite, du jugement et de la personnalité. Il faut différencier la démence de l'idiotie dans la mesure où la seconde est une cessation du développement intellectuel, alors que la démence constitue une régression des phénomènes cognitifs (apprentissage entre autre).

Physiopathologie (mécanisme de survenue d'une démence)
La démence est le résultat d'une perturbation du fonctionnement des composants de l'écorce cérébrale (cortex). Il s'agit essentiellement des neurones et de l'ensemble des synapses (contact entre les neurones permettant de faire passer les messages nerveux) des deux hémisphères cérébraux ensemble.
Quelquefois, mais plus rarement, ce sont des lésions situées en dessous du cortex cérébral qui sont à l'origine des démences aboutissant à ce que l'on appelle une démence souscorticale. Il peut s'agir d'une atteinte des noyaux gris centraux ou du thalamus mais toujours bilatéral (des deux côtés). Les noyaux gris sont des îlots de substance grise (comme l'écorce cérébrale) situés à l'intérieure de la substance blanche du cerveau.
Le plus souvent les démences sont irréversibles car associées à une atrophie (diminution du volume) du cortex. Dans la démence irréversible, ce qui est rare, il n'existe pas d'atteinte anatomique du cortex cérébral ou de la substance nerveuse proprement dite.

On distingue plusieurs variétés de démence (liste non exhaustive) :
SymptômesLes critères qui permettent de définir avec exactitude les démences ne sont pas établies de manière définitive. C'est la raison pour laquelle, quand une étude statistique sur cette maladie est mise en place les études sont difficilement comparables entre elles surtout quand elles sont effectuées dans des pays différents.

Des échelles d'évaluation vont permettre de « mesurer » le déclin des fonctions cognitives du patient et de juger la sévérité de l'évolution. Il s'agit par exemple :
Évolution.
Le plus souvent la démence évolue par épisodes, comportant des rémissions au cours desquelles la mémoire et la compréhension ainsi que le jugement apparaissent plus ou moins intactes.
Les patients, dans une forme avancée, présentent une incontinence c'est-à-dire un dysfonctionnement (mauvais fonctionnement) de leurs sphincters (muscles permettant de fermer de manière naturelle des orifices de l'organisme).
On constate, au cours de l'évolution, une partielle ou totale de la faculté de s'exprimer et de comprendre le langage (aphasie).

Diagnostic différentiel (il ne faut pas confondre une démence avec une autre pathologie neuropsychologique). Les maladies susceptibles d'être confondu son (liste non exhaustive) :

Physiopathologie


Bibliographie

Suite a votre article je voudrais vous signaler que ma fille 12 ans est atteinte de neuroserpine non transmise par un des parents "mutation spontané d'un gene".
Elle est actuellement le jeune et le seul cas connu ds le monde.