Aphasie

Introduction

Le terme aphasie désigne la perte partielle ou totale de la faculté de s'exprimer et de comprendre le langage, qu'il soit parlé ou écrit, malgré l'intégrité anatomique et fonctionnelle des organes de la phonation (langue, larynx) et indépendamment de toute atteinte neurologique d'origine sensorielle (sans difficultés d'audition ou de vue). L'aphasie est également le décalage entre l'idée que le malade veut exprimer et celle qu'il exprime vraiment.

Classification

L'aphasie motrice ou aphasie de Broca : perte de la parole, difficulté de transmission des idées. Elle se caractérise par des troubles oraux et écrits alors que la compréhension est à peu près bonne. Le patient présente généralement des problèmes d'articulation à des degrés divers, et utilise des phrases qui ne sont pas structurées. Il a du mal à trouver le mot exact pour s'exprimer, et les mots utilisés ne sont pas adaptés.
Ce type d'aphasie se rencontre généralement lors d'une hémiplégie droite (paralysie atteignant la moitié droite du corps), dans laquelle l'aire de Broca (zone du cerveau) est atteinte.L'aphasie sensorielle ou aphasie de Wernicke : perte de la compréhension du langage, difficulté de réception d'éléments venant de l'extérieur. Elle se caractérise par des troubles de la compréhension très importants et par une expression verbale utilisant des mots inappropriés, donnant l'impression que le patient utilise un jargon qui lui est propore. Le malade, qui n'a pas conscience de son atteinte neurologique, est persuadé que l'entourage le comprend, ce qui rajoute à son désappointement. Ce type d'aphasie se rencontre essentiellement lors des perturbations du champ visuel droit au cours desquelles il existe une atteinte d'une zone du cerveau : l'air de Wernicke.L'aphasie mixte : association des troubles de l'expression et de la réception des idées, dont le traitement est particulièrement difficile, surtout quand les troubles sont importants.

Technique

Le signe de Lichtheim, mise au point par l'allemand Ludwig Lichtheim, né en 1845 et mort en 1915, est la possibilité pour un individu présentant une aphasie d'indiquer, en utilisant ses doigts, le nombre des syllabes des mots qu'il aimerait prononcer. Pour certain neurologue le signe du Lichtheim est un symptôme pathognomonique (caractérisant sans ambiguïté une maladie) de l'aphasie sous corticale.