Ptyialisme
Introduction
Terme désignant la sécrétion exagérée de salive susceptible de s'élever jusqu'à une quantité de 4 à 5 litres par jour sans compter la salive déglutie (avalée).
La ptyaline est une enzyme (amylase) contenue dans la salive. Elle permet de transformer l'amidon (variété de sucre) puis le glycogène (molécule de sucre très longue) en dextrine et en maltose (autre variété de sucre).
Généralités
La salive est une sécrétion présentant un aspect liquidien, incolore, insipide, filant.
Son rôle est d'humidifier les muqueuses de la bouche (langue, joues, pharynx) et d'humecter les aliments ainsi que d'entamer le début de la digestion des glucides (sucres) par l'intermédiaire d'une enzyme : la ptyaline (responsable de la transformation de l'amidon en maltose).
Les glandes salivaires sont composées des glandes suivantes :
1) Les glandes parotides sont situées derrière la branche montante du maxillaire inférieur (devant l'oreille). Ce sont les glandes salivaires les plus volumineuses. L'excrétion de la salive se fait par l'intermédiaire du canal de Sténon qui s'ouvre à la face interne de la joue au niveau de la première molaire de la mâchoire supérieure. En plus d'humecter les muqueuses buccales et du pharynx, la salive facilite la phonation (émission de sons), la mastication (mâcher les aliments) et la déglutition (avaler les aliments). La salive possède également un rôle antiseptique (contre les microbes) et un rôle de protection de l'œsophage. Sa sécrétion en quantité normale est de 0,7 à 1 litre par jour et sa concentration se fait par l'intermédiaire des nerfs sympathiques et parasympathiques (système nerveux autonome, autorégulateur). En dehors des repas, la salive est continuellement sécrétée et déglutie (avalée) 1 à 3 fois par minute. Pendant les repas, la sécrétion est accrue.
2) Les glandes sous-maxillaires sont situées dans le plancher de la bouche, et permettent l'émission de salive par le canal de Wharton qui aboutit sous la langue au niveau des incisives inférieures.
Les pathologies des glandes sous-maxillaires sont :
- La lithiase du canal de Wharton : formation de calculs dus à la précipitation de calcium qui obstrue ce canal. Ceci est à l'origine d'une augmentation de volume (gonflement) et de douleurs qui disparaissent entre les repas. En effet, la sécrétion de cette partie de la glande salivaire se fait au moment des repas, quand la sécrétion de salive est stimulée. Il est parfois nécessaire d'effectuer une ablation chirurgicale de ce calcul qui peut néanmoins arriver à s'expulser spontanément.
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3) La glande sublinguale est une glande située dans le plancher de la bouche et qui comporte 2 canaux excréteurs : les canaux de Rivilus et de Walther.
4) Les glandes salivaires accessoires sont situées dans la muqueuse (couche de cellules superficielles recouvrant l'intérieur d'un organe en contact avec l'air) des lèvres.
Physiologie
# Composition de la salive
- Eau
- Mucus (variété de glaire)
- Enzymes (ptyaline)
- Electrolytes (sodium, chlore, potassium)
Causes
Le ptyialisme se rencontre dans certaines circonstances pathologiques (liste non exhaustive) :
Certaines névroses
La grossesse
La paralysie faciale
L'inflammation de la bouche
Certaines intoxications en particulier celles dues aux dérivés mercuriels
Un problème dentaire comme une carie
Une gingivite (inflammation des gencives)
Un ulcère buccal
La maladie de Parkinson
La rage
Une affection de l'œsophage
Certaines personnes âgées ont une salivation plus rare et plus épaisse et des difficultés pour avaler. Ceci est à l'origine d'une impression d'hypersalivation et non pas d'une vraie hypersialorrhée. De plus certaines personnes âgées présentent des tics dit tics de brassage de la salive correspondant à des mouvements répétitifs de la langue venant malaxer la salive restant dans la bouche.Les autres causes d'hypersalivation en plus de celles traitées ci-dessus sont les lésions infectieuses de la bouche entre autres :
Une tumeur
Des troubles digestifs
De troubles neurologiques (tumeur cérébrale située au niveau du quatrième ventricule)
Une inflammation
Une prothèse mal adaptée
Un diabèteSymptômes
La ptyalorrhœa ejaculativa est une affection qui se caractérise par unehypersialorrhée s'accompagnant d'une projection en jet de la salive.
Labo
Pour s'assurer qu'il existe une hypersialorrhée il faut dans un premier temps effectuer le test du sucre. Celui-ci consiste à déposer un morceau dans la bouche et à de vérifier s'il s'est délité (s'il a fondu) au bout de deux minutes. En dessous de deux minutes le test est positif.
Traitement
Les médicaments utilisés en cas d'hypersialorrhée sont le primpéran à raison d'un comprimé à 10 mg 3 fois par jour ou encore la Génatropine à 0,5 mg une à deux fois par jour ou sous forme de goutte (10 à 20 gouttes de 23 fois par jour) et la teinture alcoolique de belladone au 1/10 : 30 gouttes trois fois par jour.
Bibliographie
Simone Imbert, hypersialorrhée liée à l'âge, stomatologiste, attaché à la clinique de stomatologie et chirurgie maxillaire faciale de l'hôpital Salpêtrière de Paris. Le concours médical, consultations, tome 124-17, pages 1133, du 0 4-05-2002 .