Anisakiase

Introduction

L'anisakiase est une infection, plus précisément une helminthiase, due à un parasite nématode : Anisakis marina (simplex) dont les larves sont ingérées par des poissons comme le saumon, maquereau, le hareng, la morue). L'hôte définitif est la baleine.

Pour les voyageurs qui ont l'intention de se rendre dans les pays du Nord de l'Europe (Hollande notamment) et au Japon, il est nécessaire de connaître cette maladie qui est due à une infection parasitaire, secondaire à l'ingestion d'une larve qui se trouve elle-même dans un petit ver du dauphin, de la baleine et du phoque.

L'atteinte de l'homme se fait donc par ingestion de poisson cru ou de poisson peu cuit. Les spécialistes en parasitologie parlent d'une impasse parasitaire. La maladie s'observe dans les pays nordiques ainsi qu'au Japon. En ce qui concerne la France, les individus sont susceptibles d'être parasités par des sardines qui n'ont pas été suffisamment grillées. Il en est de même du cabillaud et du saumon.

On décrit également l'anisakiase gastro-allergique qui se caractérise par des symptômes d'hypersensibilité. On entend par hypersensibilité : de l'urticaire, un angioœdème et quelquefois un choc anaphylactique. Les examens de sang permettent, dans ce cas, de mettre en évidence une élévation des immunoglobulines spécifiques. Uniquement l'ingestion de larves vivantes semble pouvoir entraîner l'apparition de manifestations allergiques au cours de cette maladie.

Généralités

L'anisakidose est due à l'ingestion de viande crue. Elle était appelée dans le passé la maladie du ver du hareng.

Les nématodes sont des vers comme l'ascaris, la trichine, les filaires.Les poissons suivants sont susceptibles d'entraîner l'anisakidose :
  • Le saumon
  • Le hareng
  • La sardine
  • Les truites d'élevage
  • Le lieu
  • Le thon
  • Le merlan
  • La morue
  • Le maquereau
  • Symptômes

    La maladie se déroule en deux temps. La première phase dure de 24 heures à 3 jours et se caractérise par une douleur de l'abdomen. Pendant la seconde phase, le patient présente des symptômes divers. Il est quelquefois capable de retirer lui-même le ver de sa gorge.

    Plus précisément à la phase aiguë apparaissent des douleurs au niveau de l'estomac. D'ailleurs la fibroscopie permet de visualiser le ver permettant de l'extraire également.
    À la phase chronique on constate des symptômes proches de ceux d'une tumeur avec quelquefois une occlusion intestinale à cause de la présence de granulomes de type éosinophile.

    Evolution

    L'évolution est généralement bonne, mais en cas de persistance des douleurs abdominales, il convient de consulter un chirurgien rapidement. En effet, celui-ci est quelquefois amené à extirper la larve après avoir effectué une endoscopie.

    Complications

    Sans traitement, cette maladie peut évoluer vers une tumeur de l'estomac, de l'intestin grêle ou du côlon pouvant être à l'origine d'une péritonite ou d'une occlusion.

    Traitement

    Le traitement comprend du tiabendazole et des corticoïdes (cortisone).

    Prévention

    La congélation du poisson pendant 24 heures à 20° centigrades ainsi que la cuisson à une température supérieure à 60° permettent de détruire les larves.
    La conservation dans le vinaigre ne tue pas le parasite.