Le patient se plaint (liste non exhaustive) de :
Flush : il s'agit d'une manifestation cutanée survenant sur un mode paroxystique (par accès) et se caractérisant par un érythème congestif
(coloration rouge intense) et passager du visage, du cou et de la partie supérieure du tronc.
Les yeux (et plus spécifiquement les conjonctives) sont injectés de sang.
Céphalées
Sensation de brûlures survenant au niveau du tronc et irradiant vers la périphérie.
Impression d'oppression thoracique
Paresthésies et brûlures de la tête, c'est-à-dire des fourmillements au niveau des muscles de la mâchoire (masséters) avec sensation d'écrasement du visage
Bouffées de chaleur
Nausées et vomissements
Tendance à faire des malaises (lipothymie)
Absence de prurit (démangeaison)
Évolution
Ces manifestations disparaissent spon-tanément en quelques minutes ou en quelques heures (une heure ou deux).
On constate chez certains individus la survenue de crises d'asthme relativement rapprochées.
Diagnostic différentiel (il ne faut pas confondre cette pathologie avec) :
Une douleur d'origine cardiaque (coronaropathie : angine de poitrine ou infarctus du myocarde).
Un érythème (coloration rouge de la peau) d'origine émotive ou lié à une hyperthermie (élévation de la température).
Une hypersensibilité à l'histamine (contenue dans certains aliments comme le fromage fermenté, les tomates, la choucroute fraîche, le poisson, les crustacés).
Des troubles vasomoteurs (liés à un défaut de régulation du calibre des tous petits vaisseaux de la peau) survenant pendant la ménopause.
L'absorption importante d'alcool.
Un déficit génétique de l'aldéhyde déshydrogénase 2 (ALDDH2) à l'origine d'une accumulation d'acétaldéhyde dans le sang.
La prise de certains médicaments (aspirine, certains antibiotiques : tétracycline, dérivés de l'opium)
Un phéochromocytome
Un cancer de la thyroïde
Un syndrome de Frey
Une dysautonomie familiale de Riley-Day
Une vascularite urticarienne hycomplémentique de Mac Duffy
Le traitement est symptomatique (celui des symptômes). Les maux de tête, quand ils durent, font appel au paracétamol (éviter l'aspirine à
cause du risque d'allergie). Certaines équipes médicales préconisent les anti-cholinergiques.