Rachis cervical

Le rachis, qui est l’autre nom de la colonne vertébrale, est une structure osseuse constituée de 33 vertèbres superposées les unes sur les autres. Le rachis commence à la base du crâne et s’étend jusqu’au bassin. Son rôle est de protéger la moelle épinière qui se trouve à l’intérieur, et de soutenir la tête ainsi que le tronc.

Les 33 vertèbres constituent en fait cinq segments rachidiens, ou si l’on préfère cinq petites colonnes vertébrales superposées les unes sur les autres.

La première d’entre elles est le rachis cervical, constitué de 7 vertèbres cervicales au niveau du cou.

Traumatisme du rachis cervical

Après un traumatisme sévère du rachis cervical, il est nécessaire d’effectuer des examens neurologiques de base ainsi que des examens radiologiques, si le médecin le juge nécessaire.

La conduite la mieux adaptée dans ce genre de situation est avant tout d’être attentif à la survenue de douleur au niveau du rachis cervical (le cou). La surveillance d’éventuelles modifications anatomiques de ce segment de la colonne vertébrale se fait à l’aide des techniques modernes de radiologie comme l’IRM par exemple.

Les conséquences à long terme d’un traumatisme du rachis cervical ne sont pas prévisibles. Néanmoins, on peut tout de même indiquer que la survenue de maux de tête, de mouches volantes, ou l’impression parfois subjective d’entendre des sons, doivent pousser le malade à consulter.

Le port d’un collier de maintien, de quelque nature que ce soit, est discuté. En effet, sauf si les douleurs sont très importantes, ce collier n’est pas toujours souhaitable, en tout cas pendant de longues périodes, car il peut au contraire rendre les muscles plus fragiles en accentuant leur atrophie. Toutefois, le port d’un collier juste après le traumatisme peut parfois rendre de bons services : le médecin traitant est le seul juge.

Un suivi chez un médecin ostéopathe semble souhaitable, à condition d’avoir affaire à quelqu’un d’expérimenté et de doux… la stimulothérapie, qui est une technique proche de la mésothérapie, donne souvent de bons résultats en ce qui concerne les inflammations de cette zone secondaires à des traumatismes. Certaines professions nécessitent de réajuster les positions de travail. Ainsi, les personnes travaillant de nombreuses heures devant un ordinateur devront, du moins pendant les premiers temps, adopter des postures dans lesquelles le corps, et particulièrement la colonne vertébrale, est soutenu par un dossier remontant jusqu’au-dessus de la tête. Malheureusement, les sièges actuellement dans le commerce sont souvent inadaptés pour passer de longs moments en position assise, "le cou dans le vide ", ce qui fait travailler des muscles blessés par le choc. Il existe à ce moment-là une autre solution, qui est celle d’adopter un large fauteuil avec un dossier remontant très haut, et de poser le clavier sur les genoux par-dessus une planche, qui permet en même temps de manipuler la souris sans avoir à bouger l’épaule. Cette position a plusieurs avantages, notamment de permettre de s’éloigner du moniteur et de pouvoir reposer le dos.

En ce qui concerne la chirurgie, elle ne peut être envisagée que quand il existe des lésions osseuses importantes.