Pseudarthrose

Introduction

Absence de consolidation de deux fragments osseux survenant après une fracture.
On voit alors apparaître à ce niveau des mouvements anormaux dont l’amplitude est plus ou moins importante.

Généralités

Une fracture doit normalement se consolider : il lui faut pour cela au minimum 2 mois d’immobilisation, au terme desquels il se constitue un cal osseux.
Lors d’une pseudarthrose, le cal osseux ne se forme pas : on parle alors de pseudarthrose atrophique. Parfois, il se forme mal : il s’agit alors d’une pseudarthrose hypertrophique, et l’on voit apparaître une pseudo-articulation (fausse articulation) entre les deux fragments d’os correspondant à la fracture. Ces fragments sont plus ou moins mobiles l’un par rapport à l’autre : il s’agit d’une pseudarthrose lâche si les fragments sont très mobiles, et d’une pseudarthrose serrée si les fragments sont moins mobiles. L’apparition d’une douleur (lorsque l’on prend appui dessus s’il s’agit d’un membre inférieur par exemple), est la traduction de cette pseudarthrose. Mais le diagnostic est surtout porté par la radiographie qui montre la lésion pseudarthrosique.

Classification

Il existe différents types de pseudarthrose :

1. La pseudarthrose septique, dite également infectée, qui correspond à une pseudarthrose compliquée d’une ostéite, c’est-à-dire d’une infection de l’os. Elle fait généralement suite à une infection dûe à la pénétration de microbes en quantité importante à l’intérieur d’une fracture ouverte, c’est-à-dire qu’il existait une plaie cutanée montrant le foyer de fracture. L’utilisation d’antibiotiques et le nettoyage par le chirurgien du foyer infectieux, mais également la pose d’un fixateur externe, c’est-à-dire d’un instrument immobilisant les deux fragments facturés, donnent de bons résultats. Parfois, il est utile d’interposer entre les deux fragments osseux une greffe de tissu de même nature, appelée greffon osseux, mis dans un deuxième temps.

2. La pseudarthrose aseptique, ou non infectée, fait suite à une intervention chirurgicale qui a nécessité d’ouvrir plus largement le foyer de fracture, entraînant par la même un décollement du périoste (membrane recouvrant l’os et permettant sa nutrition). L’irrigation du tissu osseux ne s’est pas faite convenablement, et n’a pas donné lieu à la formation d’un cal osseux. Il faut alors envisager une nouvelle intervention chirurgicale qui a pour but de stabiliser le foyer de pseudarthrose en utilisant un dispositif mécanique utilisant des plaques, des clous, des fixateurs externes. Ici aussi, le chirurgien aura recours à des greffons osseux.