Alvéole

Introduction

Les alvéoles sont de petites cavités situées à l'extrémité d'une bronchiole, qui est la terminaison d'une bronche, elle-même issue de la trachée artère conduisant l'air de l'extérieur vers les poumons et inversement.

Anatomie

Les alvéoles sont des cavités microscopiques matérialisant l'aboutissement de l'arbre bronchique (la fin de la bronche).

L'arbre bronchique est composé des bronches principales droites et gauches qui se subdivisent dans les poumons en bronches lobaires et en bronches segmentaire spuis en bronchioles. Les bronchioles se subdivisent à leur tour en microbronchiole.

Plus précisément les alvéoles sont regroupées pour former un acinus pulmonaire.

Chaque acinus desservi par une microbronchiole pulmonaire est constitué de 5 à 6 alvéoles.

Plusieurs microbronchioles se regroupent pour donner une bronchiole.Au voisinage des parois des bronchioles, en périphérie, on constate la présence de muscle lisse dont la contraction permet d'augmenter la résistance au passage de l'aire au moment de l'expiration c'est-à-dire quand l'air entre dans les poumons.

La paroi des alvéoles est composée d'un épithélium (tissu de recouvrement) simple et pour les spécialistes squameux qui repose sur une autre fine couche de cellules : la lame basale.La surface cellulaire qui tapisse l'intérieur de l'alvéole est associée de façon intime avec le système circulatoire (les capillaires) des poumons.

Physiologie

C'est à ce niveau que s'effectuent les échanges gazeux avec le sang. La surface d'échange est d'environ 80 à 90 m². À ce niveau a lieu le processus d'échange qui se déroule de la façon suivante : l'air donne une partie de son oxygène pour transformer le sang veineux rouge sombre en sang artériel rouge vif. Ce phénomène appelé hématose permet l'oxygénation des organes du corps. Après cet instant l'air contenu dans l'alvéole est pauvre en oxygène mais enrichi en gaz carbonique qui doit être évacué à l'expiration sous peine d'entraîner une asphyxie.

L'échange gazeux est facilité par la présence de substances : le surfactant. Celui-ci tapisse la paroi interne des alvéoles.

Physiopathologie

La barrière alvéolocapillaire correspond à l'ensemble des éléments permettant, à l'intérieur des poumons, l'air alvéolaire (contenu dans les alvéoles) des globules rouges des capillaires. Il s'agit de la paroi de l'alvéole et de la paroi du capillaire ainsi que du tissu interstitiel qui sépare ces parois et le plasma (partie liquidienne du sang).
La barrière alvéolocapillaire des poumons est, au final, une structure séparant l'air contenu dans les alvéoles, des globules rouges des capillaires. Cet air est ensuite éliminé par les poumons grâce à une expiration (l'air sort des poumons). Le sang est à ce moment-là enrichi en oxygène.

Le bloc alvéolocapillaire (en anglais alveolar capillary block est une maladie qui empêche la diffusion (le passage) de l'oxygène de l'air à partir des alvéoles des poumons vers le sang. Cette état pathologique est le résultat d'une altération des parois des alvéoles ou des capillaires entre autres. Cette altération se caractérise par une perte d'élasticité de ces structures et quelquefois même un oedème (collection liquidienne). Les autres responsables du bloc alvéolocapillaire peuvent être une altération du liquide interstitiel qui sépare les parois alvéolaires des parois du capillaire où le plasma sanguin et la membrane des hématies qui est également défaillante. Enfin les mécanismes physiopathologiques (à l'origine de maladie) pouvant également entraîner l'apparition d'un bloc alvéolocapillaire sont la restriction du lit capillaire à l'intérieur duquel le sang circule plus vite et donc reste moins longtemps en contact avec l'air, ce qui ne lui permet pas un enrichissement normal en oxygène, entraînant un déséquilibre du rapport entre la ventilation et la perfusion. Les patients présentant le plus souvent un bloc alvéolocapillaire sont ceux ayant une fibrose (perte des tissus) des poumons concernant le tissu interstitiel. Il s'agit d'une fibrose diffuse-t-elle qu'il est possible de la rencontrer au cours de certaines pneumopathies (bérylliose pulmonaire, sarcoïdose, etc.). Dans ce cas le patient présente une diminution de la capacité de diffusion pulmonaire et consécutivement une anoxémie (quantité d'oxygène diminuée dans le sang et une hypoxémie voire une anoxie (diminution du transport de l'oxygène vers les tissus) et consécutivement une hypocapnie l'hypocapnie (diminution du taux de gaz carbonique dans le sang).

Le syndrome alvéolaire est un ensemble de symptômes (signes) visibles essentiellement à la radiographie. Ce syndrome est le résultat de la disparition de l'air qui est normalement (physiologiquement) contenu à l'intérieur des alvéoles des poumons. À la place de l'air il existe du liquide tels que du pus ou du sang. Chez certains patients les alvéoles sont remplis de cellules qui proviennent le plus souvent des capillaires c'est-à-dire des minuscules vaisseaux de voisinage.
Le syndrome alvéolaire apparaît chez les patients souffrant d'une pneumopathie (maladie des poumons au sens large). On constate la présence d'un oedème (collection de liquides) ou d'une hémorragie à l'intérieur des poumons.
Ce syndrome se traduit, à la radiographie, par la présence d'opacité témoin d'une ou de plusieurs caractéristiques telles que une répartition anormale (totalité des lobes, d'un segment des poumons). Les caractéristiques de la radiographie sont les suivants :
  • Limites floues.
  • Tendance à la confluence.
  • Visibilité des bronches possible à l'intérieur même des opacités.
L'alvéole pulmonaire est l'inflammation des alvéoles pulmonaires. On distingue plusieurs variétés d'alvéolite pulmonaire selon la cause. Ainsi une alvéolite de nature infectieuse, survenant relativement fréquemment, porte également le nom de pneumopathie bactérienne. Il existe d'autres alvéolites qui sont le résultat d'une allergie respiratoire après avoir respiré des déjections d'oiseaux, des moisissures du foin etc. Ce type de pathologie pulmonaire porte également le nom de pneumopathie d'hypersensibilité ou alvéolite allergique extrinsèque (maladie des éleveurs d'oiseaux). Citons un autre type d'alvéolite : l'alvéolite fibrosante dont on ne connaît pas avec exactitude la cause et qui est sans doute le résultat d'une maladie auto-immune associée plus ou moins à des facteurs génétiques.

L'alvéolite radique est une affection qui est le résultat d'une inflammation due à une exposition à des rayons comme thérapeutique radiologique pour traiter des cancers du poumon ou du sein.

Symptômes

Les symptômes de l'alvéolite pulmonaire sont les suivants. L'inflammation de l'alvéole s'accompagne d'une diminution d'élasticité de celles-ci ce qui, au moment de la respiration diminue l'efficacité du passage des gaz entre les poumons et les vaisseaux qui irriguent les poumons. Ceci entraîne l'apparition de troubles respiratoires à type de dyspnée (essoufflement) au moment de l'effort. Quelques patients présentent d'autre part une toux sèche. L'examen du patient met en évidence la présence de râles et une diminution de la capacité respiratoire mais sans obstruction des bronches. Quand il s'agit d'une alvéolite allergique il est nécessaire de pratiquer une analyse de sang qui est susceptible d'objectiver les anticorps témoins d'un processus allergique lié à la présence d'un allergène. Le lavage broncho-pulmonaire qui permet de ramener des substances provenant de l'intérieur des alvéoles ainsi que la biopsie pulmonaire orientent le diagnostic.

Examens Complémentaires

Mise au point par Krogh, 1915, la capacité de diffusion pulmonaire est le volume d'un gaz donné traversant la membrane alvéolo-capillaire pendant une minute. Ceci entonnant 30 de la différence différence de pression partielle entre l'alvéole et le capillaire de 1 mm Hg. Pour l'oxygène, ce volume de capacité de diffusion pulmonaire appelé également DLO2 est, au repos, de 15 ml à 20 ml. Normalement le volume de gaz carbonique est environ 20 fois supérieure à celui de l'oxygène.

Traitement

Le traitement de l'alvéolite pulmonaire fait appel à certains antibiotiques (certains spécialistes en pneumologie préfèrent ne pas en donner) ou à des corticoïdes (cortisone) la surveillance de ce type d'affection pneumologique nécessite la prise de clichés radiologiques successifs. La suppression de l'allergène, en cas d'alvéolite allergique, est indispensable et suffit à la guérison du patient.