Synonyme : neuropathie allantoïdienne, neuropathie tomaculeuse.
Dégénérescence nerveuse de type familial rare dont la transmission se fait suivant le mode autosomique dominant (il suffit que l'un des deux parents porte l'anomalie génétique pour que l'enfant présente la maladie).
Mécanisme
Cette affection se caractérise par un épaississement localisé des gaines de myéline qui ressemblent à des saucisses. La myéline est une substance lipidique (graisseuse) de coloration blanchâtre entourant les fibres nerveuses. Tous les nerfs constituant le système nerveux de l'homme ne contiennent pas automatiquement de la myéline. Ce sont les cellules de soutien et de protection des neurones, les oligodendrocytes dans le système nerveux central, et les cellules de Schwann dans le système nerveux périphérique, qui sont à l'origine de la formation de la myéline. Le processus de fabrication de la myéline se fait durant la vie embryonnaire et pendant la petite enfance de la façon suivante : les cellules vues précédemment se placent le long des fibres nerveuses à la manière d'une spirale. Serrées les unes contre les autres, l'aboutissement de ce ballet sera la fabrication de la gaine contenant de la myéline et dont le rôle est la protection du neurone. Mais la myéline permet également à la vitesse de conduction des messages nerveux (influx nerveux, potentiel d'action) d'augmenter énormément.
C'est ainsi que les fibres nerveuses contenant de la myéline sont plus rapides que les fibres nerveuses amyéliniques (ne contenant pas de myéline). La substance blanche quant à elle est constituée de myéline dont le rôle essentiel est le transport des messages en direction de la substance grise où seront effectués les différents traitements de l'information.
La maladie s’observe dans de nombreuses familles présentant une anomalie de la protéine myéline périphérique(PMP-22). Le diagnostic de cette pathologie peut se faire à l’aide d’une étude moléculaire de l’ADN.
Symptômes
Biblio
Serratrice G, Pellissier JF, Pouget J et al : les neuropathies allantoïdiennes (tomaculaires). semaine des hôpitaux de Paris 1987, 63 : 2353-2363.