Kaliurie
Introduction
Quantité de potassium dans les urines, mesurée pendant vingt-quatre heures.
Physiopathologie
La quantité normale de potassium contenue dans les urines de 24 heures se situe entre 35 et 80 mmol. Elle diminue généralement en cas de mauvais fonctionnement des reins, ainsi qu’en cas d’absorption d’un diurétique (médicament faisant uriner) par le malade. Les diurétiques ont un effet contraire à celui de l’aldostérone, qui est une hormone réglant l’équilibre entre le sodium et le potassium, en modulant l’excrétion par les reins. La quantité de potassium contenue dans les urines augmente en cas d’hyperaldostéronisme, c’est-à-dire quand il existe une sécrétion exagérée d’aldostérone dans le sang. Quelquefois, la prise de médicaments hypokaliémiants fait également diminuer la quantité de potassium dans les urines.
L’aldostérone est une hormone sécrétée par les corticosurrénales et ayant la capacité de régler les mouvements du sodium et du potassium au niveau rénal.
Les glandes surrénales sont des glandes endocrines situées au pôle supérieur de chacun des deux reins. Il existe donc dans l’organisme 2 glandes surrénales. Elles sont de couleur jaune chamois, et pèsent environ 5 grammes. La dissection anatomique d’une glande surrénale montre qu’elle est formée de deux parties : la cortico-surrénale (zone corticale : externe) et la médullosurrénale (région médullaire : interne).
La zone corticale (cortex) présente trois couches, de l’extérieur vers l’intérieur : glomérulée, fasciculée et réticulée. L’essentiel des nombreuses sécrétions hormonales provient de la zone fasciculée. On les répartit en trois groupes : les minéralo-corticoïdes (aldostérone, hormone réglant les variations du sodium et du potassium au niveau rénal, et par la même occasion la tension artérielle), les gluco-corticoïdes (dérivés naturels de cortisone : cortisol, dont l’action anti-inflammatoire est importante) et les stéroïdes sexuels (androgènes chez l’homme, œstrogènes chez la femme). La région médullaire est moins étendue que le cortex. Elle sécrète la noradrénaline et son dérivé, l’adrénaline, qui interviennent dans les états d’urgence (stress) et maintiennent l’homéostasie (faculté qu’ont les êtres vivants de maintenir ou de rétablir certaines constantes physiologiques - concentration du sang et de la lymphe, pression artérielle, etc. - quelles que soient les variations du milieu extérieur). Ces deux hormones, leurs précurseurs et leurs dérivés constituent le groupe des catécholamines.