Cette pathologie extrêmement fréquente, tout particulièrement chez les femmes (particularités anatomiques) est souvent confondue avec le terme de cystite, qui désigne étymologiquement l’inflammation de la vessie.
Les germes rencontrés le plus fréquemment dans l’infection urinaire sont :
L’urine est normalement stérile, ce qui ne veut pas dire qu’il n’y a pas de germes, mais que leur nombre est infime (inférieur à 500 ou 1000 germes par ml d’urine)
L’ensemble des organes composant le système urinaire et génital est susceptible d’être atteint par une infection. Parmi ceux-ci, il faut citer :
Symptômes
Chez la femme, l’infection urinaire se manifeste par :
Chez l’homme :
Diagnostic
Il repose sur l’examen cytobactériologique des urines (E.C.B.U) qui permet de mettre en évidence le germe responsable de l’infection urinaire. Le prélèvement de l’urine doit se faire dans des conditions particulières (uriner dans un récipient stérile après une toilette soigneuse; il est conseillé d’uriner de façon à "nettoyer" l’urètre puis de récupérer ensuite les urines -2° jet-).
La gravité de l’infection urinaire est basée sur le nombre de germes, qui doit dépasser 100 000 par ml d’urine.
Cet examen est suivi par l’antibiogramme (tableau indiquant le degré de sensibilité du germe aux différents antibiotiques)
Les causes
L’échographie apporte quelquefois une aide au diagnostic (déformation des voies urinaires, présence de calculs, obstruction)
L’urographie intraveineuse
Cet examen radiologique (de moins en moins pratiqué) permet d’étudier la morphologie (recherche d’une malformation des conduits urinaires) et le fonctionnement de l’appareil urinaire.
Il est habituellement prescrit en cas de :
Il consiste à opacifier les voies urinaires grâce à une injection par voie intraveineuse (fait dans une veine) d’un produit de contraste qui ne laisse pas passer les rayons X à la radiographie.
L’examen dure environ une heure et demie, et nécessite au préalable une radiographie simple pour localiser éventuellement la présence de calculs urinaires et qui ne nécessite pas l’injection de produits de contraste (ils apparaissent spontanément sur la radio sans nécessité de préparation au préalable).
Plusieurs clichés sont pris à intervalles réguliers de 5 minutes au début, puis de 10 minutes, 15 minutes et enfin de 20 minutes. Ce type de clichés permet d’étudier la morphologie des voies urinaires et la quantité de produit éliminée par les reins (fonction rénale).
Des clichés sont également pris avant, pendant et après l’émission d’urine et parfois même 24 à 48 heures plus tard.
L’urographie intraveineuse ne nécessite pas d’hospitalisation ni d’immobilisation prolongée après l’examen.
Effets secondaires