Hoquet
Introduction
Contraction subite, intermittente et involontaire du muscle diaphragme sous forme de spasmes entraînant une brusque secousse de l'abdomen et du thorax s'accompagnant d'un bruit caractéristique. La constriction (resserrement circulaire) de la glotte et la vibration des cordes vocales sont à l'origine du bruit guttural (provenant de la gorge) survenant au cours du hoquet.
Classification
Le hoquet chronique, est une affection rare c'est-à-dire concernant un individu sur 100 000 à peu près, source de secousses inspiratoires répétitives durant des périodes pouvant varier mais dépassant 48 heures.
Certains patients présentent des rythmes de hoque pouvant durer plusieurs jours voir plusieurs semaines, de manière ininterrompue avec alternance de périodes de rémission.
On ne connaît pas avec précision la cause du hoquet chronique. C'est avant tout l'œsophagite par reflux gastro-oesophagien qui en est la cause principale.
Le traitement est celui de la cause. Ainsi quand il s'agit d'un reflux gastro-oesophagien le traitement essentiel comporte des antiacides gastriques et essentiellement des inhibiteurs de la pompe à protons très efficaces pour un patient sur deux.
Chez certains patients il est nécessaire d'intervenir chirurgicalement. Chez tous les autres patients il faut procéder à une surveillance de l'oesophage.
Quand il s'agit d'un hoquet dû à un dérèglement du système nerveux central, le Baclofène est le traitement idéal.
Dans la plupart des cas le hoquet nécessite une prise en charge plurithérapeutique c'est-à-dire par un grand nombre de spécialistes médicaux.
Physiopathologie
C'est l'irritation du diaphragme, ou plus précisément du nerf phrénique (qui est le nerf innervant le diaphragme), qui est à l'origine du hoquet.
Causes
- Les crises de hoquet sont courantes dans la population générale et quelquefois susceptibles de durer plusieurs minutes voire plusieurs heures (plus rarement heureusement). Elles surviennent le plus souvent sans cause initiale et cessent d'elles-mêmes. Ce phénomène fréquent, particulièrement chez le nouveau-né qui avale de l'air lors des tétées, est habituellement banal.
Mais le hoquet peut parfois être le symptôme d'une pathologie plus sérieuse :
- Le hoquet épidémique, appelé myoclonie diaphragmatique, constitue une forme probable de l'encéphalite épidémique.
- Une lésion du bulbe rachidien
- Une péricardite (inflammation des membranes de recouvrement et de protection du cœur)
- La myalgie épidémique (appelée également maladie de Bornholm, pleurodynie contagieuse, poliomyélite sans paralysie, rhumatisme musculaire de poitrine, crampes passagères du diaphragme, grippe de Dabney, grippe du diable, grippe d'été, méningite myalgique, myosite épidémique, pleurésie épidémique) est une infection survenant de manière épidémique, relativement fréquente en été en Amérique du Nord, dans les pays scandinaves, dans le nord de l'Europe, en Angleterre et en France, due au virus Coxsackie B. appartenant au genre entérovirus et à la famille des Picornavirus. Les symptômes de cette pathologie persistent pendant une dizaine de jours et comprennent entre autres un hoquet.
- Une pleurésie (inflammation des plèvres qui sont les membranes recouvrant et protégeant les poumons)
- Une pneumonie (maladie pulmonaire)
- Certaines affections touchant l'estomac ou le pancréas (il s'agit généralement de la compression du nerf phrénique par une tumeur bénigne ou maligne).
Traitement
- Certains remèdes populaires (comme le fait de faire sursauter de peur la personne qui a le hoquet) ne permettent habituellement pas d'interrompre le hoquet.
- Le fait de faire entrer de l'air (inspirer) au fond des poumons et de garder celui-ci le plus longtemps possible semble plus efficace.
- D'autres méthodes font appel au massage de la partie avant des doigts ou à la position "tête en bas".
- Pour certains, il est quelquefois nécessaire d'avoir recours à des médicaments antispasmodiques qui permettent de calmer les spasmes lorsque les crises deviennent insupportables ou particulièrement longues et répétitives. En effet, celles-ci peuvent éventuellement avoir un impact sur l'alimentation et sur le sommeil.
- Quelquefois, une perfusion de chlorpromazine est nécessaire pour faire cesser le hoquet.
- Dans les cas les plus graves, exceptionnellement, une hospitalisation en service de réanimation permet l'injection au moment des crises d'un anesthésique à l'endroit où le nerf phrénique pénètre dans le diaphragme.