F.I.V.E.T

Introduction

Méthode de procréation médicalement assistée, qui consiste à prélever un ovule chez une femme, à le faire féconder en laboratoire et à le replacer ensuite dans la cavité utérine (l'utérus) de la femme qui a donné l'ovule (ou parfois d'une autre femme).

Historique

La fécondation in vitro (ou F.I.V.) a été pratiquée pour la première fois en 1978, en Grande-Bretagne.
En France, on lui a donné le nom de "bébé éprouvette". Le professeur Paperniek, à l'hôpital Antoine-Béclère de Clamart, est un des premiers à l'avoir pratiquée.

Causes

Les couples ont recours à la fécondation in vitro :
  • comme solution à une stérilité due à un obstacle situé dans les trompes de Fallope (conduit allant de l'ovaire à l'utérus, permettant au spermatozoïde d'aller à la rencontre de l'ovule et de le féconder)
  • suite à l'absence ou à l'obturation des trompes. Cette anomalie a pour conséquence l'absence de rencontre des spermatozoïdes et de l'ovule.

Technique

La technique est complexe, elle se pratique dans des centres spécialisés, se déroule en plusieurs phases, et réussit rarement du premier coup.

1) La première phase consiste à stimuler l'ovulation (ensemble des mécanisme devant amener à la surface de l'ovaire un ou plusieurs ovules prêts à être fécondés). Pour cela, la future maman reçoit, pendant la première semaine du cycle, des piqûres d'hormones qui ont pour but la maturation de l'ovule. Parfois, plusieurs ovules sont prêts à être fécondés. La surveillance de cette première phase se fait en effectuant des dosages d'hormones dans le sang (par prise de sang), ainsi que des échographies. Au bout du huitième jour, les prélèvements de sang et les échographies auront lieu toutes les vingt-quatre heures, puis toutes les quarante-huit heures.

2) La deuxième phase consiste à recueillir des ovules, juste avant l'ovulation qui est déclenchée par l'injection d'une hormone appelée gonadotrophine chorionique. L'échographie permet de prélever des ovules (soit à travers l'abdomen, soit en passant par le vagin). Une hospitalisation d'une journée est nécessaire pour cela, suivie de repos les quelques jours suivants. Les spermatozoïdes de l'homme sont recueillis après masturbation.

3) La troisième phase consiste à réunir des spermatozoïdes et des ovules en laboratoire. Environ 1 à 6 heures après le prélèvement sur les ovaires, les ovules sont fécondés par les spermatozoïdes. Le tout est placé dans un incubateur.

4) L'ultime étape consiste à replacer l'ensemble dans l'utérus de la future maman. 2 jours après le prélèvement, les premières observations au microscope permettent de voir la division des ovules fécondés en quatre cellules. Ils sont alors déposés dans l'utérus. Un traitement par progestérone favorise l'implantation (c'est-à-dire la greffe dans la paroi de l'utérus) du ou des embryons. Deux semaines plus tard, il est à nouveau nécessaire de procéder au dosage d'une autre hormone, la gonadotrophine chorionique, qui va permettre de confirmer la grossesse ou l'échec du replacement. En effet, cette hormone fabriquée par l'embryon sur place, indique si celui-ci vit et grandit convenablement. Les chances de grossesse augmentent avec le nombre d'embryons. Cependant, le risque de grossesse multiple incite la plupart des équipes médicales à limiter ce nombre à 3. Il est néanmoins possible d'envisager la congélation des embryons surnuméraires (avec l'autorisation des géniteurs), qui pourront servir à d'éventuelles réimplantations ultérieures.