On n’utilise plus aujourd’hui le radium, remplacé par des corps radioactifs artificiels, dont la manipulation est moins dangereuse et plus facile. Il existe 2 types de curiethérapie.
Ce traitement est utilisé spécifiquement dans les cancers de la peau, de la verge, de l’anus, des oreilles et des lèvres. Il complète aussi l’ablation du sein, pour éviter une récidive locale.
Des fils d’iridium sont mis dans un petit tube de plastique creux, qui est placé sous la peau après anesthésie, qui peut être locale, péridurale ou générale. On devra procéder à l’isolement du patient en chambre plombée pendant toute la période de l’implantation de la source radioactive.
137 radioactif. Il est utilisé spécifiquement pour le cancer du col de l’utérus.
Cette technique provoque une irritation intense de la zone à traiter, qui s’atténue après 3 ou 4 semaines. Une convalescence d’un mois entre 2 séances est nécessaire pour une meilleure tolérance du traitement.
À la fin de la curiethérapie, les sources radioactives sont retirées et le malade ne présente plus de danger radioactif pour son entourage. Le traitement dure entre 2 et 6 jours, période qui peut être considérablement réduite avec les techniques récentes à haut débit de doses. En général, plusieurs séances de curiethérapie sont nécessaires (2,3 ou plus).
Malheureusement, cette radiothérapie comporte une certaine toxicité. Celle-ci est dépendante de la dose de radiothérapie administrée.
Les effets secondaires sont des nausées, des vomissements, des diarrhées, une diminution du nombre des plaquettes, des globules rouges et des globules blancs.
Cette diminution des globules blancs entraîne une fragilité vis-à-vis des infections susceptibles de survenir au contact des microbes.