Cortisone

Introduction

Appelée également corticoïde, composé E de Kendall, 17-hydroxy-11-déhydrocorticostérone et appartenant à la famille des glucocorticostéroïdes, la cortisone est une substance sécrétée par la zone corticale (superficielle) des glandes surrénales à partir du cholestérol, et essentiellement utilisée en thérapeutique comme anti-inflammatoire et comme immunosuppresseur.

La cortisone est fabriquée à partir d’une hormone, le cortisol, ou synthétiquement.

La cortisone partage les propriétés générales des glucocorticostéroïdes et bien entendu celle du cortisol, c’est-à-dire des actions biochimiques qui se produisent au sein de l’organisme (métabolisme) et plus particulièrement :

Anatomie et fonctionnement des glandes surrénales
Il existe dans l’organisme 2 glandes surrénales. Chacune d’elles est située au pôle supérieur d’un rein. Elles sont de couleur jaune chamois et pèsent environ 5 grammes. La dissection anatomique d’une glande surrénale montre qu’elle est formée de deux parties : la corticosurrénale (zone corticale) et la médullosurrénale (région médullaire).
Pathologies
Utilisation thérapeutique de la cortisone
Les corticostéroïdes synthétisés artificiellement possèdent une structure chimique ressemblant à celle des hormones naturelles fabriquées par les glandes surrénales.
Ces molécules peuvent être séparées en deux groupes : les glucocorticostéroïdes et les minéralocorticostéroïdes.

Les glucocorticostéroïdes sont essentiellement utilisés pour leur effet anti-inflammatoire, antiallergique et immunosuppresseur (procédé provoquant une diminution ou une abolition des réactions immunitaires). Ceci permet la prévention du rejet en cas de greffe d’organes. Ces médicaments sont également utilisés en cas de leucémie, parfois en association avec des produits anticancéreux.
La maladie d’Addison, qui se caractérise par une diminution ou une absence de sécrétion des glandes corticosurrénales, nécessite l’administration de ces molécules.
Enfin les glucocorticostéroïdes sont également utilisés en application locale dans certaines dermatoses (maladies de peau ).

Les minéralocorticostéroïdes (9-alpha-fludrocortisone) permettent, quand ils sont associés aux glucocorticostéroïdes, le traitement des insuffisances surrénales (maladie d'Addison).

Précautions d’emploi
Suivant leur mode d’utilisation en thérapeutique, les corticostéroïdes peuvent présenter quelque danger, surtout quand ils sont utilisés à tort et à travers comme se fut la mode après leur découverte, et comme les prescrivent encore quelquefois (heureusement de moins en moins) certains praticiens peu scrupuleux.
Ainsi, une cure courte de cortisone (hormone de la famille des glucocorticostéroïdes) le plus souvent administrée par voie orale (sous forme de comprimés ou de liquide buvable) ne présente pas de danger à condition de surveiller le patient (dosage du sodium et du potassium, vérification de la fonction rénale, des globules rouges, des plaquettes et des globules blancs).

En cas de cure longue, de nombreux effets indésirables sont susceptibles de survenir :
D’autre part, un arrêt brutal de l’utilisation de corticoïdes peut entraîner des dérèglements hormonaux plus ou moins graves. La mise au repos des glandes surrénales pendant le traitement par corticostéroïdes occasionne parfois l’atrophie de celles-ci sans signe révélateur, ce qui expose le malade à des accidents potentiels tels qu’une insuffisance surrénale aiguë (arrêt de fonctionnement des glandes surrénales) surtout en cas d’arrêt brutal de la corticothérapie (utilisation des corticostéroïdes ou de dérivés). Un arrêt brutal du traitement peut également entraîner un réveil de l’affection qui a nécessité la prescription des corticostéroïdes.
En ce qui concerne les dermocorticostéroïdes, c’est-à-dire les produits à base de cortisone utilisés pour la peau, l’application de ceux-ci sur une trop grande surface peut occasionner les effets secondaires décrits ci-dessus. Au niveau de la peau également peuvent survenir ce que l’on appelle des dystrophies cutanées, c’est-à-dire des problèmes de structure et de vascularisation entre autres, entraînant des maladies cutanées comme :
La couperose.
L’acné.
Les vergetures

Sur un plan plus général, l’utilisation des corticostéroïdes peut avoir pour conséquence un déséquilibre hormonal comme un diabète. Une hypertension artérielle mal équilibrée est susceptible de s’aggraver, une tuberculose jusque-là inactivée peut se réveiller, la présence de parasites dans l’organisme s’aggraver pendant le traitement par corticostéroïdes. Toutes ces pathologies nécessitent donc d’être traitées avant d’envisager l’administration de corticostéroïdes.