Appelée également chorée aiguë, ou chorée rhumatismale, ou danse de Saint Guy.
Le terme de chorée vient d’un mot grec signifiant "danse".
Après avoir été contaminé par un germe généralement entre 5 et 15 ans, l’enfant développe un rhumatisme articulaire. Une lésion du cerveau, et plus précisément d’une zone appelée le corps strié, apparaît. Cette pathologie entraîne un œdème et une congestion des méninges, parfois même des lésions de l’écorce cérébrale.
Les symptômes sont souvent progressifs, mais peuvent parfois apparaître brutalement à la suite d’un traumatisme ou un d’un choc émotif. Ce sont essentiellement :
Puis, progressivement :
s’étendent au tronc et à la face.
Les mouvements choréiques sont présents au début d’un côté, puis s’étendent à l’autre côté, sauf dans les formes dites légères. On parle alors d’hémichorée, limitée à un hémicorps.
A cette perturbation des mouvements, il s’associe :
En dehors de ces formes, on décrit une forme bénigne appelée chorée molle. Elle s’accompagne d’hémiparésie (paralysie partielle de la moitié du corps) et de quelques mouvements choréiformes imperceptibles.
perturbations d’allure affective. Ils s’accompagnent de sautes d’humeur, pouvant aller jusqu’à un délire transitoire et même des hallucinations.
Diagnostic
une activité paroxystique (période pendant laquelle le tracé se manifeste avec plus d’intensité). Le rythme est de 4 à 6 cycles par seconde.
Complications
Les complications les plus importantes à redouter sont celles du rhumatisme articulaire, car la guérison spontanée se fait habituellement en quelques semaines et l’évolution est bonne. Néanmoins, des rechutes fréquentes sont possibles, mais souvent moins graves que lors du premier épisode.
Traitement
Le traitement de la chorée de Sydenham comporte quelques mesures générales, comme le repos au lit pendant la phase aiguë. Il ne faut surtout pas obliger le patient à l’immobilité forcée.
Etant donné les problèmes de déglutition (difficultés pour avaler), l’alimentation doit faire l’objet de soins particuliers, et parfois même faire appel à l’alimentation par sonde nasale. Celle-ci consiste à introduire des aliments sous forme liquide à travers un petit tuyau introduit dans le nez jusque dans l’estomac.
L’utilisation des neuroleptiques, et tout particulièrement de certaines molécules comme l’halopéridol ou les phénothiazines, est parfois d’un bon secours.
En ce qui concerne l’atteinte rhumatismale, les médicaments à base d’aspirine mais également de corticoïde (cortisone) peuvent apporter une certaine amélioration. Ils n’ont toutefois pas d’effets sur les signes neurologiques.
Une autre forme de chorée aiguë, appelé chorée électrique, chorée de Bergeron ou syndrome de Dubini, se manifeste par l’apparition de myoclonies. Les myoclonies sont des contractions musculaires brutales et involontaires, dues à une décharge anormale de neurones (c’est-à-dire de cellules nerveuses). Ces myoclonies s’observent dans différentes maladies du système nerveux, elles sont généralement d’origine infectieuse, toxique, inflammatoire ou dégénérative.