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Forum Vulgaris

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#76 17-01-2007 13:16:10

laeti
Invité

Re: mythomanie

bonjours, je ne sait pas a qui m'adresser ni ou m'adresser mais j'ai vraiment un gros probléme.

Voila j'ai une amie que j'aime beaucoup, que je connais depuis 5 mois maintenant. Et je crois qu'elle est mythomane seulement je n'en suis pas sur.

les symptomes que j'ai constaté :

Elle dit qu'elle est enceinte, 7 mois aprés elle dit qu'elle a eu un accident de voiture avec son copain et le bébé a était étouffé par la ceinture, et on lui a retirer en l'aspirant soit disant et qu'elle est réster 3 jour a l'hopital (d'un point de vue humain cela me parait impossible surtout que nous avons était en boite 1 semaine aprés et tout allé trés bien)

Je la trouve aussi trés provocante, ensuite elle ma volé 15 euros et ma dit que je les avait surement perdu ( mais je suis sur a 100% que c'est elle )

Elle m'emprunte de l'argent et fait en sorte d'oublier pour ne pas me le rendre

1 jour je devais aller dormir chez elle, et 2h avant elle m'anonce que son grand pére est mort et qu'elle veut rester seule

ensuite elle me dit qu'elle est médium et qu'elle voit l'ora des gens ( ce qui n'éxista pas)

Je ne vais pas tout écrire cela serait trop long, le probléme c'est que je ne suis pas totalement sur qu'elle ment.

Aider moi s'il vous plait je ne sait plus quoi faire, j'ai pensé aussi a la kléptomanie.

Merci d'avance

 

#77 20-01-2007 16:46:57

Hugo51
Nouveau membre
Date d'inscription: 20-01-2007
Messages: 1

Re: mythomanie

Bonjour,

Je suis assez étonné de constater le nombre de témoignage sur la mythomanie qui concerne des adultes.

Voilà mon histoire qui se déroule en ce moment même, et pour laquelle j'aurais besoin d'aide en matière d'identification concrète de la pathologie, et d'autre part, sur les dialogues que je m'apprète à ouvrir avec ma bien aimée.

Je sais que je vais poser "un pavé" d'écriture, mais si les spécialistes pouvait quand même prendre soins de lire l'ensemble de mon histoire, je leur en serait grandement reconnaissant.

Pour faciliter la discussion, je vais lui donner le prénom imaginaire de Anne (cadre privé oblige).

J'ai rencontré ma petite amie voilà maintenant 1 an et demi. Elle vivait sur Paris alors que je vivais sur Reims.
Anne était étudiante, sans ressource conséquente, et je n'avais pas le salaire suffisant pour que nous puissions emmenager sous le même toit (j'ai un crédit assez conséquent en cours). Accessoirement, elle est administratrice d'un forum de droit, au travers nous correspondions la plupart du temps.

Elle se lança alors à la recherche d'un emploi (toujours sur Paris) pour résoudre se problème, et elle l'obtint fin mai 2006. Elle indiqua alors sur son forum le nom d'un prestigieux cabinet d'avocat de Paris, le poste de juriste, et m'indiqua (en privé) que sa rénumération était de 2500 Euros net par mois.
Voici à présent 6 mois que nous vivons ensemble (depuis juillet 2006).

Nous avons par conséquent budgété l'ensemble de nos charges. L'appartement étant à mon nom, j'ai gardé le paiement des frais qui lui incombe (dont internet) ainsi que me charges personnelles, et Anne devait se charger de tout ce qui est alimentation et frais connexes, comme les loisirs.

Il m'arrivait très régulièrement d'avoir à prendre en charge finalement l'alimentation, me retrouvant alors à découvert, et elle finit par avouer qu'elle était frappée d'une interdiction bancaire depuis 3 ans, la limitant dans les sommes qu'elle pouvait retirer dans les distributeurs automatiques.
Par conséquent, elle procédait de temps à autre à des virements sur mon compte, mais il lui fallait beaucoup de temps. Hélas, au bout de 2 mois, ils n'étaient plus à la hauteur des dépenses engagées.
Le loyer n'était alors plus versé !

Se voulant rassurante, Anne a décider de prendre en charge le loyer en retard, en procédant par virement. Je lui réclamais alors les justificatifs de son opération, mais le dossier était sur son lieu de travail.
Depuis octobre dernier, c'est toujours la même histoire, oubliant systématiquement de le prendre.
En attendant, les courriers de l'agence immobilière s'amonçaient, indiquant 1, puis 2, puis 3 loyer de retard. Anne indiquait qu'elle ne comprenait pas, et jurait que les virements étaient ordonnés auprès de sa banque. Bien entendu, de temps en temps, la banque commetait des erreurs, mais aucun document de ses comptes, ni d'ailleur, de ses fiches de paies n'était à l'appartement.

Durant cette période, elle ne rentrait pas plusieurs soirs (environ tous les 15 jours, puis toutes les semaines), prétextant être fatiguée par le nombre d'heures de travail et de transport (elle fesait tous les jours l'aller - retour Reims Paris en train), ou qu'elle devait voir sa mère.
Accessoirement, j'ai même cru qu'elle avait une liaison avec un autre homme ...
Elle fini par avouer qu'elle avait trouvé des photos d'une ancienne petite amie (histoire qui remonte à 10 ans maintenant) avec laquelle je devais faire ma vie.

Début janvier 2007, elle souleva une partie du voile : elle n'était pas en CDI, mais en contrat intérimaire, vérité cachée pour ne pas que je prenne peur et que je refuse finalement notre vie commune. Elle me l'indiqua sous prétexte qu'elle serait prise en CDI fin janvier, sur une fonction plus "gratifiante".

Ce n'était malheureusement que le "sommet de l'iceberg". 2 événements majeurs cette semaine :
Dimanche dernier, elle consultait ses comptes sur internet (qu'elle prenait soins de fermer lorsque j'arrivais à proximité, mais je respecte habituellement les "jardins secrets"). Elle avait téléchargé ses relevés des 3 derniers mois l'année, et n'a pas pris soins de les supprimer (par oubli ?).
Je les ai alors consulté (je n'en suis pas fier, mais bon) et je me suis aperçu qu'en fait, Anne percevais entre 1400 et 1600 euros par mois, ce qui est bien loin des 2500 euros annoncés. Si nous prenons en compte les 500 Euros de frais de transport, 600 Euros pour l'alimentation et les frais connexes (nous sommes malheuresement fumeurs), et environ 500 Euros sur ses charges personnelles, sa paie couvrait tout juste ces frais. Hors, nous aimions recevoir du monde, aller au restaurant 2 à 3 fois par mois, et acheter de l'immobilier pour faire correspondre notre habitat à nos goûts ...
Voici alors l'explication de son déficit, pour des choses complètement futiles !

2° événement :
Elle apporta une pile de dossier de son travail mercredi dernier. Au passage, elle n'était pas revenue sur Reims lundi et mardi dernier (plus d'argent pour prendre les billets de train ?).
Elle disparue de nouveau jeudi dernier, après m'avoir téléphoné avec le mobile d'une de ses collègue, pour me dire qu'elle prenait le train de 20h18.
Le lendemain matin, persuadé qu'elle faisait une nouvelle escapade "mystérieuse", je pris ses dossiers pour les consulter.
Ces serviettes contenaient en partie ses fiches de paie, émanant de la boîte d'intérim, dont celle du mois de novembre, indiquant une avance sur salaire d'un montant de 1200 Euros faite précédement, et un salaire versé de 232 Euros !
Elle n'était pas non plus posté dans le prestigieux cabinet d'avocat au poste de juriste, mais dans un banque sur le poste d'agent expérimenté de back office (gestion des flux entre banque il me semble).
Aucune trace de son futur contrat, mais un dossier représentant une demande de logement ...

Je suis finalement parvenu à entrer en contact avec Anne hier soir. Je lui ai exposer ce que j'avais découvert, mais aucune de ses réponses n'a réellement de sens. Je lui ai indiqué que je l'Aimais, et que tout était encore possible, mais qu'il lui fallait "jouer  carte sur table". Je ne sais si elle a tenu cette attitude par Amour ou par folie, mais je ne sais plus quoi penser. Une chose est certaine, je n'ai plus confiance en elle.

Nous devrions nous rencontrer ce soir, d'après ce qu'elle annonce, mais je ne suis sûr de rien.
Comment aborder cette discussion ?
Est-ce la réellement de la mythomanie ?
Dois-je reprendre les documents compromettant et lui exposer ?

Je crains qu'elle ne cherche tout simplement à fuir, continuant à prétexter que la source de sa mise à l'écart est les photos d'une de mes ex, que je ne possède plus aujourd'hui.

Je l'aime, aidez-moi, s'il vous plaît.

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#78 20-01-2007 21:44:21

onolan
Membre
Date d'inscription: 16-01-2007
Messages: 31

Re: mythomanie

Bonjour a tous et a toutes

Ces messages sont très durs et comme médecin j´ai malheureusement eu souvent à faire a des mythomanes chroniques. Avec le temps (et des coups durs…) j´ai peu a peu appris a faire un diagnostique différentiel de ce trouble, parfois bien difficile a identifier, délimiter, aux multiples visages et, inutile de le dire, a soigner.
Tout d´abord je tiens à préciser que le mensonge a divers degré fait intégralement parti de la vie quotidienne. En tant qu´homéopathe uniciste accoutumé a recevoir mes patients, en première consultation, durant une moyenne de deux heures, abordant tous les aspects de la vie affective, émotionnelle, intellectuelle, sexuelle et physique, quatre symptômes clefs apparaissent clairement dans la grande majorité des cas chroniques tous sexes confondus :
- Le Mensonge (pieux, pudique, trompeur, charmeur, contrôleur, dominant, pour paraître, etc.)
- Le Trouble pour Abandon
- Le Regret de… (D´avoir trahi ses rêves – de ne pas avoir su prendre la bonne décision, affective, professionnelle, la venue parfois frustrante de l´enfant qui fragilise le couple, etc. et d´en regretter amèrement, secrètement les conséquences incalculables que cela a eu sur leurs vies).
- Et pour boucler la quadrature, la Lâcheté (je préfère ne pas savoir – ne pas aborder – ma réalité est trop dure – c´est la faute des autres – toujours l´autre…)
Quel homme reconnaîtra spontanément avoir souffert d´une syphilis - d´une gonorrhée – avouera ouvertement ses penchants ou déviations sexuelles, parfois clairement inavouables ou leurs excès  – aucun ou très peu souffrent de problèmes sexuels, ce sont tous des Rambo… - combien identifieront leur autisme, combien avoueront qu´ils cherchent plutôt une mère de remplacement qu´une compagne – combien reconnaîtront qu´ils ***çoivent la femme que dans le jeu éphémère de l´amante ou de la prostituée ?...
Combien de femmes et en général, elles sont beaucoup plus sincères, parleront de victimisation, acceptation, sacrifice, frustration, annulation, obligation, devoir, violation, mortification, vaginisme, mauvais traitements, troubles pour être méprisées, incomprises, peurs, phobies et rêves larvés… ?
Pourtant, pour ne parler que de la sexualité et ses déviances surtout chez le male, c´est le premier marché, online ou en vivo. Mais voila, cela ne se reflète pas dans l´entretien, ces symptômes sont pathétiquement absents ou minimisés, pourtant ils reflètent ce qu´il y a de plus profond dans notre être. Alors le mensonge, dans ces divers aspects n´est que la pointe de l´iceberg et il me parait beaucoup plus utile de comprendre ce qu´il « recouvre ». Le mensonge, comme tout symptôme, existe pour « protéger » le patient de quelque chose de pire, quelque chose qu´il ne peut, en aucun cas « assumer » a ce moment particulier de sa vie.
Je voudrais ici vous relater un cas vécu il y a quelques années en Espagne:
« Lors d´un repas chez une jeune amie psychologue (que l´on appellera ici, Julie), elle me raconta l´histoire d´une de ces patientes, divorcée, approchant la cinquantaine (que l´on appellera ici Juana) qu´elle soignait pour les conséquences d´une violation, par un ami proche (que l´on appellera ici Juan), professeur de gymnastique a l´école ou étudiaient les trois enfants de la victime. Cette acte eu lieu au domicile de Juana, les enfants regardant la télévision a l´étage au dessus. Suite à cette violation, elle souffrit d´un déchirement vaginal et c´est avec Juan qu´elle se présenta a l´hôpital ou les médecins durent lui faire une intervention.
Peu après, elle pris rendez-vous avec mon amie pour se faire traiter la dépression conséquente de cet événement malheureux.
Elle ne porta plainte pour violation, que six mois plus tard à la grande surprise de son compagnon d´un moment (l´unique fois) et avec la complicité de Julie, révoltée par son histoire et aveuglée par un féminisme mal compris. Pour Julie, Juan avait tous les torts et ce professeur de gymnastique un peu « macho » dans l´attitude ne l´a pas aidé a garder son objectivité. Au contraire, Juana était la douceur même, apparemment bonne mère et sut utiliser Julie a ses dépens. Quelques temps plus tard, je passe sur les détails, juan fut reconnu coupable et il était depuis une année en prison au moment de ce repas chez mon amie.
Je lui expliquai ce jour la qu´un déchirement vaginal pouvait avoir lieu dans une situation amoureuse saine et que cela pouvait être du a une fragilité des tissus… Qu´il me paraissait curieux que Juan l´ai accompagné ce jour la a l´hôpital, préoccupé de cette situation - que six mois plus tard, Juana ait porté plainte – que cet événement ait eu lieu au domicile de Juana avec ses enfant présents dans le lieu – que Juana, grâce a l´appui de mon amie se sentait « utile, chouchoutee, d´une certaine manière reconnue et surtout, a ses propres dires, depuis longtemps elle ne s´était jamais sentie en telle forme… » Tout cela me faisait douter de Juana et de l´objectivité de mon amie Julie qui n´avait pas pris la peine de rencontrer et d´écouter le point de vue de Juan… Je questionnai Julie pour essayer de mieux comprendre la personnalité de sa patiente et peu a peu, le doute se confirma car le comportement psychologique de Juana envers Julie et les prétentions de dédommagement uniquement financières me faisaient penser a un « syndrome de Munchausen ».
Mon amie se sentit blessée par mes commentaires et en même temps angoissée d´avoir peut être fait une erreur de jugement. Je lui conseillais d´en parler a ses collègues de profession, de demander un entretien avec Juan, et de chercher auprès de la famille ou des proches si sa patiente n´avait pas eu dans un passé plus ou moins lointain, une ou des histoires similaires.
Peu de temps après, le pot aux roses fut découvert : Dans les dernières années, Juana avait déposé trois plaintes en justice pour des histoires similaires – son ancien mari confirma mes doutes – et l´état de santé de ses enfants était on ne peut plus douteux (multiples interventions en hôpital – préoccupation des responsables de l´école sur le comportement anormalement « contrôleur » de Juana et l´absentéisme anormal des enfants pour cause de maladies, toujours graves… mais indéfinies… et une Juana pléthorique, car tout le monde admirait son implication, son opiniâtreté, la plaignait, etc.
Julie et moi avons fait ce qu´il fallait pour faire sortir de prison Juan et les enfants de Juana furent protégés par une assistante sociale – Juana a été placée en traitement dans un centre spécialisé… mon amie en a grandi… douloureusement.
Tout cela pour expliciter la misère sous-jacente au mensonge, qui quand il n´est plus pieux, peut être dévastateur et parfois, trop souvent, criminel.
Paraître et mentir sont deux illusions a la recherche désespérée d´une « Résilience » au sens ou l´entend Cyrulnick. Mythomanie, Pathomimie, Simulation, Psychonévroses Narcissiques, pour ne citer que quelques unes, ne sont que les effets de cette prospection misérable.
Malheureusement, peut de chose nous en protege.
Amicalement - O´nolan
P.s excusez-moi, le francais n´est pas mon fort. AH! les fautes....

Dernière modification par onolan (21-01-2007 06:13:36)

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#79 20-01-2007 22:07:35

onolan
Membre
Date d'inscription: 16-01-2007
Messages: 31

Re: mythomanie

Voici queques textes sur ce terrible syndrome...

LE SYNDROME DE MUNCHAUSEN PAR PROCURATION
Le dossier : "santé publique" du magazine SCIENCES ET AVENIR titrait : "Infanticides sous surveillance médicale"
Des mères qui étouffent ou qui empoisonnent leurs enfants pour mieux les soigner… Totalement méconnu en France, le syndrome de Münchhausen par procuration serait à l'origine de 20% des morts subites inexpliquées du nourrisson.
Cette mère souffle dans la sonde gastrique de son nourrisson
Une chambre d'hôpital au Texas. Une jeune mère, soupçonnée de développer le syndrome de Münchhausen par procuration, a été placée sous vidéosurveillance. Elle surveille attentivement la porte. Très vite, elle débranche la sonde gastrique de son nourrisson et souffle de toutes ses forces dedans. L'enfant hurle de douleur. Ces images ont permis l'arrestation de la mère soupçonnée d'avoir déjà tué trois autres de ses enfants en bas âge. Des décès classés " morts subites du nourrisson ".
Michel Marie nous commente les images : " Contrairement à ce que vous pensez, cela n'est pas une tentative d'infanticide… Cette mère ne veut pas tuer son enfant, elle veut juste le rendre malade pour attirer l'attention de l'équipe médicale sur elle. Les pédiatres anglais appellent ce comportement " le syndrome de Münchhausen par procuration ". Si ce phénomène est très connu dans les pays anglo-saxons, il est totalement méconnu en France… Quand un médecin voit un bébé bien portant décédé dans son sommeil, il indique " mort subite du nourrisson " sur le certificat de décès. Avant même de connaître le diagnostic.
Sciences et Avenir : Pourquoi n'existe-t-il pas d'études épidémiologiques ?
Sir Roy Meadow : Beaucoup de gens ne veulent pas croire à l'existence de ce syndrome. Il y a 22 ans, lorsque j'ai été confronté à cette mère qui empoisonnait son enfant avec du sel, je m'étais adressé aux services sociaux. Ils m'ont pris pour un fou.
Sir Roy Meadow est pédiatre et professeur. Il a découvert le syndrome de Münchhausen il y a 22 ans. A l'époque, il était spécialiste du rein chez l'enfant dans un hôpital en Irlande. Un jour, un enfant , qui avait séjourné dans de nombreux hôpitaux pour des problèmes rénaux graves, lui a été présenté. Malgré tous les tests, l'équipe médicale était incapable de trouver la cause exacte de son état.
Les enfants, ces victimes de l'amour
… D'une docilité étonnante et peu commune, les petites victimes paraissent détachées des supplices multiples auxquelles elles sont soumises. Ces enfants, souvent très jeunes, acceptent sans difficulté les " missions " dont leurs mères les chargent. Pour le Dr Annick Le Nestour, leur processus de réflexion est simple : " Si être avec maman, c'est souffrir, je vais aimer la souffrance qu'elle m'impose. " Puis, ils se feront un jour à eux-mêmes ce que leur mère leur fait. Ils se feront et feront du mal. Il y a là un phénomène classique de reproduction avec identification massive au parent maltraitant… " Je savais et je ne savais pas. Je ne pouvais pas me dire que c'était ma mère qui me rendait malade ", explique Caroline. " Pour l'enfant, trahir sa maman, c'est un peu risquer de se faire abandonner, d'être rejeté", explique Festus Body Lawson. Alors, par amour, il préfère se taire. "C'est l'angoisse d'abandon qui le conduit à tromper, lui aussi, le corps médical."

Pour bien comprendre le syndrome de Münchhausen par procuration, il faut d'abord connaître le " Münchhausen simple".
Le syndrome de Münchhausen simple, contrairement au syndrome de Münchhausen par procuration, est une violence qui s'exerce sur soi-même et non sur des enfants. Les malades simulent des affections pour être hospitalisés et subir des opérations inutiles. Selon Sir Roy Meadow, 41% des enfants victimes d'un syndrome de Münchhausen par procuration développent un syndrome de Münchhausen simple à l'âge adulte. Un cycle qui se perpétue de génération en génération. Fait confirmé par Annick Le Nestour, pédopsychiatre : "Quand les personnes atteintes du syndrome de Münchhausen deviendront parents, un grand nombre d'entre elles développeront un syndrome de Münchhausen par procuration sur leurs propres enfants."
... Pourquoi un tel processus ?
"Souvent, ces gens ont eu des carences affectives dans leur enfance. Pour d'autres, le syndrome est le fruit d'un contact précoce avec la médecine dont ils se souviennent de manière heureuse car ils avaient bénéficié d'une certaine attention qu'ils ne trouvaient pas chez eux." Le Dr Fénelon ajoute : "C'est donc la solitude qui les pousse vers ce mode de vie, car ailleurs ils n'arrivent pas à se créer des liens sociaux..."
Extrait de "Le Syndrome de Münchhausen ", Dr Gilles Fénelon

Il apparaît plus que probable que le besoin d'attention excessif qui caractérise les sujets atteints du syndrome de Münchhausen soit la conséquence malheureuse de carences narcissiques apparues dès l'enfance.
A partir de 1914, Freud décrit le narcissisme comme une sorte d'investissement pulsionnel indispensable pour le bon fonctionnement de l'être. Il s'éloigne de l'idée de pathologie et se rapproche de celle de structuration. Il est donc nécessaire au sujet lors de son développement de se constituer un narcissisme dans des proportions mesurées. Entendons par là qu'il en faut ni trop ni trop peu. C'est l'excès, qui la encore, dans un sens ou dans l'autre, marque la pathologie. Freud considérait les psychoses, et plus précisément la manie et la mélancolie, comme des maladies narcissiques dues à un narcissisme démesuré ou insuffisant. Il les appelait : " psychonévroses narcissiques ". Avec le syndrome de Münchhausen, nous approchons de très près cette idée.
C'est toujours la perturbation profonde de la relation du sujet à la réalité qui reste le critère essentiel de la psychose, et nul doute que dans le cas du syndrome de Münchhausen la réalité a de loin été masquée par une force pulsionnelle impossible à maîtriser. Enfermé dans son besoin maladif d'attention, le malade passe à l'acte de manière compulsive, sans prendre réellement conscience de la morbidité des troubles dont il est atteint. Un moi dédoublé, une réalité déniée, une projection implacable, seront les mécanismes de défense dont usera le sujet atteint pour " s'accommoder " de la réalité.
Cette maladie nous réconcilie avec l'idée que la forme de psychose la plus redoutable, n'est pas obligatoirement celle qui fait le plus de bruit. Les sujets atteints sont à chaque fois au dessus de tout soupçon et sont plutôt à plaindre. On pourrait même ajouter que l'art du psychotique réside principalement dans la capacité qu'il (elle) a à coller à la réalité tout en la déniant.

Münchhausen par procuration (syndrome de) ou pathomimie:

Le terme de Münchhausen provient du nom d’un baron officier allemand du XVIIIe siècle, célèbre pour ses fabulations. L'appellation de syndrome de Münchhausen s’applique aux patients simulant des affections et qui réclament une intervention chirurgicale. Le syndrome de Münchhausen par procuration est un désordre psychiatrique grave touchant essentiellement les mères ayant des connaissances médicales et provoquant ou prétextant des maladies chez leurs enfants pour attirer l’attention sur elles. Au départ, ces mamans sont considérées comme des individus modèles prenant extrêmement soin de la santé de leur enfant. Le corps médical se rend involontairement complice de la mère, ceci pouvant d’ailleurs aller très loin puisque, à la demande la mère, des médecins prescrivent des examens et des interventions chirurgicales. Les mères atteintes par ce syndrome se rapprocheraient tantôt de l’hystérie tantôt de l’hypochondrie délirante. L’hystérie serait le résultat d’un refoulement du conflit Œdipien (se résumant globalement par une haine du jeune enfant vis-à-vis du parent du même sexe dont il est jaloux, parce qu'il est lui-même amoureux du parent de sexe opposé), entraînant chez le patient qui en est atteint, une froideur apparente associée à une tendance à la mythomanie (besoin de dire des mensonges, de fabuler, de simuler). L’hypochondrie traduit une préoccupation excessive de sa propre santé (personne se croyant constamment malade). Mais ces définitions, à l’image de l’actualité, semblent être remises en question, surtout en ce qui concerne la mort subite du nourrisson, qui donne lieu ces derniers temps à une vive polémique. Syndrome de Münchhausen et mort subite du nourrisson Une émission de télévision a fait semble-t-il un peu trop rapidement l’amalgame entre le syndrome de Munchhausen et la mort subite du nourrisson, estimant qu’environ 20% à 25% des morts subites du nourrisson seraient des syndromes de Munchhausen par procuration. Les spécialistes et les pédiatres en particulier, se sont indignés en pensant aux familles frappées de plein fouet par la mort de l’un de leurs enfants sans l’avoir provoquée (contrairement au syndrome de Münchhausen). Il apparaît que les chiffres plus proches de la réalité en ce qui concerne le lien entre la mort subite du nourrisson et la maladie de Münchhausen, soient de 2 à 3 % (chiffre sans commune mesure avec ceux annoncés par la télévision).
PATHOMIMIE AUTO-MUTILATION, comme les lésions par brûlure, brûlures de cigarettes, empoisonnement, etc.

Amicalement O´nolan

Dernière modification par onolan (20-01-2007 22:19:48)

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#80 22-01-2007 13:20:06

steffy
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Re: mythomanie

bonjour,

effectivement Onolan y'a de la lecture mais j'avoue me retrouver complètement dans "Il apparaît plus que probable que le besoin d'attention excessif qui caractérise les sujets atteints du syndrome de Münchhausen soit la conséquence malheureuse de carences narcissiques apparues dès l'enfance." Toutefois, je ne pense pas que se soit incurable.. non je n'admets pas de me juger comme etant un cas desesperée!!

il est dûr de se construire de faire table rase mais etant mythomane c'est comme ca que j ai commencé à me soigner malgre des therapeutes qui ne croient meme pas que la mythomanie puisse etre une maladie..
Je parle bps de moi mais comme eput etre une reponse a des questions
Tout d abord coté amical j'ai limité mes contacts aux tres proches amis à qui je me suis auto jurée de ne pas leur mentir faute sinon de moi meme me priver de leur amitié ( et ca mest arrivée pour les proteger de moi) Aujourd hui je peux passer une soirée sans mentir et les gens par contre me trouve plus calme posée voire timide mais ca c est par opposition a celle que je voulais faire croire et surtout qu a chaque fois que je veux mentir je me mors la joue tres tres fort ou court aux toilettes ( aux debut tout le monde a meme cru que j etais enceinte ou avait un gros pb de santé)
Cote famille, je deviens agressive quand il faut parler de moi donc j ai evite les contacts sauf avec mes parents et une tente. De temps en temps je fais un petit mensonge qui mechappe mais ca n a rien d aussi enorme
Coté coeur, mon mari ne sait rien mais si aujourd hui il est mon mari c est que c le seul a qui j arrive a ne pas mentir! etonnamment, je n ai jamais eu a lui mentir pour qu il s interresse a moi et me prefere aujourd hui meme si il a des doutes quand je lui dis que c'est la maturite qui me rend si calme moins explosive et dynamique..
le seul endroit que je n arrive pas c'est au travail... rien a faire... je mens a ma chef sur des tas de trucs personneles et pas pro concernant ma vie car je manque tellement de confiance en moi, je reproduit exactement ce que je faisais plus jeune avec ma mere...et surtout quand je vois la relation qu elle porte a mon autre collègue...

un jour ca s arrangera!*

bonne journée et oubliez pas que vous pouvez pas construire qqc sans la confiance mais que casser un lien affectif peut pas amener la personne a changer car sans sa volonte de devenir saine elle reproduira avec qqn d autre...

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#81 22-01-2007 16:22:28

mc2002
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Re: mythomanie

Après  tout ce que je viens de lire, je suis vraiment pertubée car je n'arrive pas à faire la différence entre un menteur et un mythomane. S'il en existe faite moi savoir. Merci.

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#82 23-01-2007 12:05:15

steffy
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Messages: 14

Re: mythomanie

MC 2002,

Je ne suis pas médecin donc je ne vais que te donner mon opinion.

pour moi, un menteur est qqn qui ment intentionnellememnt dans le but de nuir, genre un escroc.. il le fait car il a deja tout manigancé sur son scénario.
En revanche, le mythomane, ment mais sur des sujets le concernant précisémment et son scénario est souvent qqc qui n'est pas contruit, en rapport avec lui même et dans le but de se faire mieux voir. c'est souvent un résultat à des relations sociales difficiles et un manque de confiance en soi.

J'espère être dans le bon. peut etre qqn de mieux averti pourrait donner une définition?

bonne journée

Dernière modification par steffy (23-01-2007 12:06:28)

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#83 24-01-2007 16:48:37

ccoco55
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Re: mythomanie

Bonjour,

Après avoir lu toutes ces situations j'ai envie de partager celle de ma fille avec un jeune homme. Elle a rencontré ce garçon il y a environ 2ans et demi et est tombée amoureuse de lui. Elle a rompu avec lui il y a 4 mois. Au début il se comportait normalement puis il a commencé à lui donner des rendez vous aux quels il venait toujours soit en retard soit pas du tout en donnant des explications vraiment extraordinaires (par exemple le train était en retard à cause d'un suicide une fois peut-être mais pas à chaque fois, ou il venait les mains dans les poches en retard bien sur mais cette fois il s'était fait voler ses affaires par agression sur le quai de la gare ainsi que d'autres personnes. Cette fois ça m'a paru bizarre alors j'ai téléphoné à la gare et rien de ce qu'il avait raconté n'était vrai). J'ai commencé à parler à ma fille de cette situation. Pour elle impossible de croire qu'il lui mentait. Mais au fil du temps ça a continué et finalement elle s'en est rendu compte et lui a dit quil valait mieux s'arrêter là. Mais depuis il n'arrête pas de lui envoyer des SMS et de lui demander de le rappeler. Elle le faisait mais alors c'était des conversations à n'en plus finir et il l'agressait par ses paroles allant jusqu'à la menacer physiquement. Je lui ai conseillé de ne plus avoir de contacts avec lui mais elle se sent coupable de le laisser sans l'aider. Quand je lis tous vos témoigages cela m'effraie car j'ai l'impression d'après ce que vous décrivez que ces personnes sont vraiment imprévisibles. Pour moi ce jeune est un mythomane car bien sur il y a eu d'autres situations vraiment incohérentes. Pouvez-vous me dire ce que vous en pensez. Car je crains un peu pour ma fille.  Merci

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#84 24-01-2007 18:44:26

Babou21
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Re: mythomanie

Bonsoir,
Je suis surprise par la quantité de personnes ayant eu des problèmes avec un ou une mythomane.
J'ai pour ma part rencontré un homme via le net l'année dernière. Au début il était très gentil et prévenant. Il m'a expliqué qu'il vivait avec sa soeur dans la maison de ses parents (maman décédé et papa en maison de retraite). Cela ne m'a pas surprise car il me racontait moultes détails sur le caractère impossible de sa soeur. Puis deux mois plus tard, il m'envoie un message m'annonçant que son frère jumeau s'est suicidé à cause d'une mésentente dans son couple. Je l'appelle, il fond en larmes et m'explique qu'il a pu le tenir une dernière fois dans ses bras; que la tête de son frère était bandée car il s'était tiré une balle dans la bouche.
Mais dès le lendemain, il envoyait déjà des blaques par mail et c'est là que je me suis inquiétée et n'avait plus l'air triste du tout. Je fais appel à un ami policier qui a fait quelques recherches, le frère jumeau n'existait pas et sa soeur ne vivait pas avec lui. En fait il concubinait avec une femme depuis plus de 25 ans dans une maison qu'il louait.
Je l'ai appelé et lui ai demandé s'il s'était bien moqué de moi? il a bien sûr tout nié puis il  a avoué et m'a dit qu'il s'inventait  des histoires pour meubler sa vie. De là à inventer la mort d'un frère, c'était trop !
Depuis lors, tout est sujet à vérification de ma part.
J'ai voulu le quitter plusieurs fois et chaque fois il menance de se suicider (menacesécrites ou verbales). Plusieurs fois je lui ai envoyé les secours en pleine nuit. 
il fait tout pour me séduire mais sa jalousie maladive doublée de cette mythomanie m'ont amenée à prendre la décision de m'éloigner car ce comportement ne changera jamais et c'est d'ailleurs à la lecture de ce forum que j'en sors vraiment convaincue.
Ce n'est pas la première fois que je suis confrontée à un mythomane. Pendant deux ans, j'ai eu une amie qui me racontait des choses incroyables. Au début je m'y suis laissée prendre. Avec le recul, je constate que sa manière de faire était aussi déséquilibrée et qu'elle avait un sérieux problème. Le pire est qu'elle se contredisait au fil des heures et avait du mal à se souvenir de ses propres mensonges.
A fuir absolument .
Merci à tous pour vos témoignanges et votre soutien.

Dernière modification par Babou21 (24-01-2007 22:55:21)

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#85 26-01-2007 14:20:52

steffy
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Re: mythomanie

babou

Tous les menteurs et arnaqueurs ne sont pas mythomanes. Ca vous est surement arrivée de mentir quelle ques oit la raion et pour autant vous n avez pas été dite mythomanes. Je pense que pour l'une ou l'autre ces personnes sont simplement des troubles faits et surtout conscients de mentir volontairement.

je suis mythomane et essaye de m'en sortir et la mythomanie est une maladie psychologique différente de la personne qui va menacer le suicide ou l'homme qui cherche simplement à se construire une double vie avec deux femmes...

c'est pas toi de toute facon qui pourra l empecher de faire le geste de suicide et personnellement si jamais ca arrive c'est surtout que cette personne a besoin d une autre aide...et ne sera jamais mais jamais a cause de toi.

steffy

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#86 26-01-2007 14:25:53

steffy
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Re: mythomanie

ccoco,

Ta fille a sûrement croisé un mythomane et c'est clair qu'elle ne doit pas continuer a le frequenter aussi dur se soit pour moi de le dire. je ne suis pas psy mais je transcrits par écrit mes pensées, sincères, comme étant mythomane. elle est surement jeune et peut construire sa vie en confiance.

C est surement le patradoxe avec moi puisque je vis en couple mais un couple en confiance puisque je ne mens pas à mon mari et arrive de plus en plus a me controler. La mythomanie est une maladie qui résulte bps du manque de confiance en soi en milieu social.. on invente donc des trucs pour se rendre moins banaux (je sais pas si ca se dit)...

par contre, si cette personne arrive a dialoger sur son etat et reconnaitre sa maladie alors un soutien sera necessaire et surement utile. j'admire ceux qui autour de moi me soutiennent comme me rapellent a l ordre si ils me sentnet vulnérables...

desolee pour les fautes de frappes mais je reponds vite pendant la pause.

steffy

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#87 26-01-2007 16:28:18

redemption1
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Re: mythomanie

Re bonjour tout le monde,
Voila je lis encore vos temoignage....et je vous dis que vous faites l'amalgame entre le pervers manipulateur et le mythomane....moi quand je mentais ce n'etait pas pour manipuler(mme si je le faisais inconsciement)c'etait pour que l'on m'aime.....et je me suis mis dans des situations dingues pour cela........mais je ne suis ni violent,ni maitre chanteur,ni quoique ce soit d'autre d'autrement plus dangereux....j'ai toujours essayé de respecter l'autre meme si cela me faisait du mal.....j'ai jamais abusé de la gentillesse des autres....je ne suis pas un profiteur,ni un infidele.....je mens pour avoir l'impression d'etre interessant c'est tout......enfin je comprend que l'on soit rejeté mais autant il y a des centre de sevrage pour les drogues(le mensonge est notre drogue)....autant nous c'est la camisole,et aucune solution car d'aprés vous on est perdu......je ne suis pas d'accord,c'est pour cela que j'aimerai que ceux qui sont concerné par cette maladie m'aide à monter un organisme pour nous sauver(je suis trés serieux).....car vous ne pouvez vous rendre compte ,pour beaucoup , à quel point cette pathologie peut nous nuire bien plus gravement que nous....à bon entendeur

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#88 27-01-2007 18:14:46

ccoco55
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Re: mythomanie

STEFFY
Merci pour ta réponse. Tu dis que tu arrives à contrôler tes mensonges comment peux tu faire ? Effectivement c'est un garçon qui n'est pas sur de lui. Est-ce que tu penses que ça peut être également du à un manque affectif durant son enfance ?
En fait je crois qu'il n'accepte pas ce qu'il est. Il se sent mal dans sa peau. Dès que ma fille parle avec lui de ses mensonges il retombe toujours sur ses pieds ou bien il pleure. C'est un garçon très gentil qui a souffert dans son enfance. Comment l'aider ? A +

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#89 29-01-2007 09:15:34

redemption1
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Re: mythomanie

Bonjour ccoco55,
désolé de me meler de la conversation,mais je sais que pour aider quelqu'un dans sa situation,il faut qu'il prenne conscience de son importance sans ses mensonges.......il faut appuyer sur ses qualités.....et lui apprendre à se regarder lui ,car s'il est amoureux il doit idealiser la personne avec qui il est ,et revivre la sensation de rejet premiere(avec son pere ou sa mere)lorsque votre fille lui montre qu'elle veut le quitter(j'espere que je suis explicite)......le probleme s'est que les psy ne sont pas assez penché cette pathologie en la négligeant(ne me parler pas du baron de munchausen,ce sont juste des hyppocondiacre,qui n'est qu'un groupe de mythomane)ce qui fait qu'il n'y a pas de reméde clair.....je serais tenté de dire que l'amour nous suffirait....à bon entendeur

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#90 29-01-2007 17:01:18

Mili
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Re: mythomanie

Bonjour,

Je viens de m'incrire, en ayant l'espoir d'avoir quelques pistes, pour pouvoir avancer dans ma situation,

Je me présente, j'ai 24 ans, une fille de bientôt 11 mois, et un ex (père de ma fille) mythomane (non déclaré par un médecin, mais qui est dans cet état depuis 10 ans d'après sa famille)

Après beaucoup de lecture, il apparaît évident qu'il faut fuire ces personnes, mais lorsque l'on ne peut fuire, puisqu'il y a un enfant en jeu, que peut on faire pour qu'il se fasse aider ?

Sa famille souhaite l'aider, mais lui ne comprend pas, il pense que c'est les autres qui ont un problème. Il ne veut donc se faire soigner.
De plus il refuse de le forcer à se faire aider, si lui n'en éprouve pas le besoin.

Mon souci, c'est que j'ai peur pour mon enfant, que je n'ai plus aucune confiance en lui, et de plus: qu'il a un très bon avocat.

Quelques exemples de ses "mensonges"

- Dès notre rencontre, il m'a dit qu'il avait eu un cancer du poumon, et qu'il avait fait de la chimiothérapie.
Sa mère, ainsi que ses amis m'ont dit qu'il n'avait jamais cru à ça.
La mère d'une de ses amies (infirmière) en a discuté avec lui et s'est rendu compte qu'il mentait. Elle l'a dit à sa mère.
Il fume quand même 1 paquet de cigarette par jour.

- Il s'est soit disant fait abusé sexuellement par son cousin, MAIS, il continuait à l'inviter chez lui, il continuait à aller aux fêtes de famille…
Sa famille a beaucoup de doutes. et sur un sujet aussi grave, on ne peut dire si c'est faux ou non, mais avec tous ces autres mensonges ça reste plus que bizarre.

- Il a passé des nuits en prison, en cellule de dégrisement. Finalement, c'était faux. (Il me l'a avoué, suite à des "décrochages" de téléphone lorsqu'il était en "cellule": oui, ça devait être les policiers qui regardait dans mon téléphone...)

- Une de ses amies s'est soit disant suicidée en novembre 2005, il m'a même fabriqué un carton de remerciement pour être venu à la veillée funéraire. Il est soit disant allé à l'enterrement…
Finalement, après quelques recherches de ma part, je lui montre que c'est impossible, il m'a avoué alors que c'était faux.
Il en a parlé à beaucoup de monde autour de lui, a même pleuré auprès d'un de mes très proches amis, de mon père…

- Il dit à tout le monde qu'il n'a jamais voulu de "cet enfant"
Alors que c'est totalement faux. il m'achetait même des tests de grossesse tous les 2 jours pour savoir !!
Je l'ai très mal vécu, car pour moi c'est renié son enfant, depuis j'ai beaucoup de mal à le considérer en tant que "père".

- Il n'a soit disant plus son permis: (il l'a dit à la juge)
Ce qu'il raconte: Qu'il a été contrôlé pour alcoolémie, donc on lui a retiré. (Jusque là c'est fort plausible).
MAIS que pour le récupérer, il doit faire une prise de sang, que lorsqu'il aura les résultats, il faudra qu'il prenne rendez vous au TGI, et là seulement on lui rendra. (Témoin: mon père et moi)

- Il dit que je l'ai empêché de voir "notre" fille pendant 3 mois, alors que j'ai organisé par 2 fois des rencontres à sa demande mais qu'il n'a pas voulu venir. et qu'il faisait le "mort" le reste du temps.

- Il dit que je l'ai obligé à vendre ses parts de son ancienne société, alors que c'est son associé qui l'y a obligé, étant donné qu'il magouillait les comptes.

- Il pense qu'il y a un complot de la part de sa famille, qui veut l'aider (le faire soigner, le mettre sous curatelle…)

- Lorsque nous nous sommes séparés, il a dit consulté un psy, pour se faire aider, mais encore une fois c'était faux.
....................;

Ce qui m'éffraie le plus, c'est de confronté ma fille à tout ça, le laisser la manipuler comme il le fait déjà avec tout le monde, qu'elle soit complètement déstabilisée...
Ce que je souhaite, c'est qu'il se fasse aider pour qu'il puisse voir ma fille en étant plus "stable".

J'en souffre tellement, et l'on me dit: "oh mais de toute manière votre fille ne revient pas avec des bleus, alors ce n'est pas quelques mensonges qui vont faire de lui un mauvais père."
Il ne pense pas à ma fille comme à une personne, tout ce qui lui importe c'est son "paraître".

Je suis très affectée par tout ça, et je souhaiterais tellement préservez ma fille de son comportement, comme j'ai pu en souffrir.

Que puis-je faire ?
c'est devenu une telle anxiété pour moi, que j'ai besoin de me justifier tout le temps

Merci de m'avoir lu, et merci de votre aide...

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#91 29-01-2007 19:58:28

ccoco55
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Re: mythomanie

Bonsoir,
Merci REDEMPTION 1 pour votre message. En fait ma fille ne souhaite pas retourner avec lui, il lui a trop menti et elle ne lui fait plus confiance. En tous cas je ne pensais pas que certaines personnes pouvaient mentir à ce point.
A+

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#92 30-01-2007 09:50:43

noebleue
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Re: mythomanie

Bonjour, de retour après une longue absence!...

Hé non malgré tout l'amour ne suffit pas. Quand il y a pathologie ça ne suffit pas. Hé oui après été confronté à tous ce mensonges il est extrêmement difficile de se dire qu'on peut continuer la vie commune et faire à nouveau confiance. Je ne pourrais plus avoir confiance en mon mari. Je l'ai aimé énormément, probablement celui que je croyais qu'il était je l'aime encore, mais celui qu'il est devenu ou plutôt qu'il s'est révélé être je ne peux plus l'aimer. Ma plus garnde difficulté c'est de me dire "jai aimé quelqu'un qui n'existe pas". Il n'est même pas mort... C'était un mirage!! Dès qu'il me donne une information je ne peux qu'être méfiante.... ma confiance il l'a eu, mon amour aussi et il a tout bafoué et aucune relation saine ne peut s'appuyer sur une telle méfiance. Donc Coco 55 , je comprends ta fille.

Rédemption, je répète que tous les cas sont différents, rien que ta présence sur le site et tes propos montrent que tu es dans une démarche d'acceptation de ta "maladie" (ou problème..) et que tu cherches à en sortir : alors LA OUI L'AMOUR et /ou L'AFFECTION T'AIDERA. Sinon c'est un marché de dupe!

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#93 30-01-2007 16:46:00

RIEN
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Re: mythomanie

Bonjour à tous,
Il y a quelques mois, j'ai consulté ce site sans poster...J'avais rédigé un mail complet pour l'envoyer et puis je ne l'ai pas fait. Et là, je viens de lire les mails de Steffy notamment et de Rédemption aussi et ça m'a donné du courage, l'idée que je n'étais pas seule à ma débattre avec cette maladie: la mythomanie. Et aussi l'idée que je n'étais pas un monstre. Je suis mythomane, voilà déjà plusieurs années que je le sais et plusieurs mois que je l'admets. Je suis moi aussi tombé sur un psy qui a minimisé la chose: ce n'est pas grave, tout le monde ment, c'est juste une crise d'ado. Super! Quand j'en ai eu marre d'entendre ce discours et que j'ai voulu de l'aide, le seul moyen que j'ai trouvé c'est d'avaler suffisamment de cachets pour inquiéter mais pas suffisamment pour crever et ça a été efficace, enfin, disons qu'on s'est occupé de moi mais pas du vrai problème. On m'a emmené aux urgences, là gros blanc et puis la suite: d'Hôpital psy en hôpital psy je me suis fait passer pr psychotique, j'ai menti au médecin, je ne pouvais pas m'en empêcher alors on m'a filé des tas de médicaments contre les hallus, j'ai été hospitalisé ds une clinique spéciale pour étudiant. Mais personne ne regardait vraiment le problème en face, ni moi, ni les médecins. Il valait mieux dans ma tête être psychotique que névrosée, c'était plus une maladie et donc ça allait avec les autres mensonges que j'avais racontés avant (cancer, morts autour de moi etc...). En fait dans mes mensonges je cherche à renvoyer l'image de quelqu'un de fort devant l'adversité, de raisonné, de réfléchi et de très douée scolairement (ce qui n'est pas tjs faux ms pas tjs vrai non plus). J'ai plusieurs fois avouée mes mensonges à des amis et à ma famille: la première fois acculée par une prof qui par ailleurs ne m'a pas laissé tomber pour autant qui a téléphoné à mes parents censées être morts, j'ai alors téléphoné à quelques amis très proches pour les prévenir et me suis dévoilé à eux en me disant qu'en mettant tout au clair ça m'aiderait à changer; mais rien du tout. J'ai fait la démarche plusieurs fois d'"avouer" que j'avais menti et ça ne m'a jamais empêché de recommencer. J'ai essayé de faire comme toi Steffy: arrêter de mentir, mais je ne tenais que quelques jours et alors j'étais complétement déprimé, je pleurais pour un rien. Depuis un an je vis avec un garçon qui est au courant du problème (parceque je lui ai menti au début et qu'il s'en est rendu compte très vite) et qui l'accepte très bien tout simplement parceque lui est psychotique pour le coup et qu'en ce sens il est plus habitué à aider les gens en détresse qu'à les pousser dehors vu qu'il sait ce que c'est que d'être poussé dehors quand on souffre. Et puis c'est curieux, mais on avait peur au début que la pathologie de l'un alimente celle de l'autre et qu'on parte dans des délires ensemble et finalement c'est plutôt l'inverse qui se produit: on se stabilise doucement ensemble en portant de l'attention aux petites choses de la Vie, comme si c'était des petites victoires. On a décidé de tenter le coup et pour l'instant ça me donne une sorte de bonne raison d'être énergique, mon enthousiasme peu naturel au lieu de se retourner contre moi trouve une utilité dans cette relation. Et puis on s'aime et on se voyait pas se quitter à cause de la maladie. Le problème c'est que ça ne change rien au fait que je mente: alors à lui, à ma famille et à quelques amis très proches je ne mens plus sur des choses vraiment importantes (genre sur mes études je suis à peu près objectives, sur les faits vraiment vitaux aussi) mais je continue à mentir sur certaines choses quand même. Pourtant j'essais de m'en sortir. J'essais tout le temps de réduire le nombre de mensonge. J'essais aussi de dire à mon ami que je continue à mentir à telle ou telle personne comme pour tenter de mettre un garde fou. Mais c'est comme un besoin: il faut au moins une personne à laquelle je puisse mentir sinon je m'écroule littéralement. J'avais trouvé un psy bien pour m'aider mais on a déménagé et je l'ai perdu. Je m'efforce maintenant à défaut de revenir sur mes mensonges ce dont je me sens incapable de les stopper et de ne pas toujours en rajouter une couche, mais même cet exercice qui peut vous paraître simple est extrêmemnt difficile. Ce dont j'ai envie est assez curieux: j'aimerais pouvoir mentir à une personne, mais qu'elle puisse précisément savoir ce qui est vrai ou non et que cependant sa réaction ne change pas et que je puisse m'illusionner sans faire de mal à personne. Ca doit vous paraitre absurde comme idée, mais une personne suffirait je crois pour que je n'ai plus à mentir aux autres. Pour l'instant je m'isole beaucoup: c'est un bon moyen pour ne pas mentir, et à part mon ami j'essais de voir finalement un minimum de gens. Ce qui me fait le plus peur c'est d'isoler aussi mon ami. Je sens que parfois certains de mes comportements frôlent la manipulation même s'il n'y a pas vraiment mensonge pour m'attribuer un rôle plus important dans telle ou telle chose et ça me fait peur. Voilà en gros l'idée.

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#94 31-01-2007 10:28:28

redemption1
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Re: mythomanie

Bonjour "rien"......déja vu le pseudo je sais que tu ne t'estimes pas beaucoup(il ne faut pas etre sherlock holmes).....Je suis content que tu es un couple stable,des etudes...cela te fait une base....je n'ai jamais caché mon intention de creer un groupe de parole pour "nous".....comme tu dis on est nié par le corps médical,alors entre aidons nous......si tu veux que l'on parle , je suis à ton entiere disposition......tu peux tout me dire sans que je te juge,vu que je suis passé par la......à tres bientot j'espere

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#95 31-01-2007 12:25:18

RIEN
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Re: mythomanie

Bonjour,
Pour monter un groupe sur Internet, je ne serais pas nécessairement contre parcequ'effectivement dans cette discussion tout est un peu mélangé: mythomanie, escroquerie, perversion narcissique, hystérie, hypocondriaque, tromperie, et que sais-je encore. Comme toi et Steffy je n'ai jamais fait de mal à quiconque et bien au contraire je me suis toujours efforcée de soutenir les autres. C'est d'ailleurs l'une des raisons pour lesquelles quelques amis ne m'ont pas laissé tomber quand je leur ai "avoué", en gros leur remarque a été: Mythomane ou pas, tu as tjs été là pour nous et y a pas de raison. OK. T'as pas un cancer, t'es mythomane à la place, ça ne change pas vraiment le problème de la souffrance. Je n'ai jamais trompé mon ami, je n'ai jamais blessé quelqu'un, je n'ai jamais volé, ni porté préjudice à qui que ce soit. J'ai juste menti pour que l'on me regarde et pour obtenir de l'aide, parceque l'avantage de la souffrance d'un cancer c'est qu'elle est bcp plus reconnue socialement que celle de la mythomanie. En gros je me suis adaptée au monde qui m'entoure en mentant, c'est une manière de se construire et une fois qu'on a bâti toute sa vie comme ça, enlever les bases c'est beaucoup plus difficile qu'une simple question de volonté. La Volonté est première mais je vous assure qu'elle ne fait pas tout: il faut tout reconstruire derrière. Ca ne suffit pas de dire: bon allez ok, je ne mens plus. Steffy explique bien cela quand elle dit que par opposition elle devient plus calme, plus timide. Ce n'est pas juste ne plus mentir c'est se changer complétement dans son caractère, dans son rapport au monde. Vous savez, et ça je le dis pour tous, lorsque vous dites: il ne veut pas s'en sortir, il n'avoue pas ses mensonges, il s'y tient, il nie en bloc, peut-être aussi qu'avant de vouloir balayer tout ce qui a été construit il faut savoir ce que l'on va mettre à la place: vous quitteriez vous votre boulot sans en avoir trouvé un autre? Hé bien, les Mythomanes c'est pareil, avant de quitter les mensonges protecteurs il faut savoir ce que l'on va mettre à la place. On a d'abord besoin d'aide, d'amour et d'amitié pour reconstruire quelque chose avant de détruire le reste. Il ne suffit pas de dire: ça ne change rien pour moi que tu sois mythomane mais encore regarde ça et ça: ça n'a rien à voir avec la mythomanie, regarde quand tu m'a montré ce musée, il était bien réel et c'est un des plus beau cadeau que tu m'as fait même si on y était allé parce que soit disant tu rentrais à l'hôpital le lendemain pr une chimio, en attendant le musée lui était réel. On ne peut pas nier en bloc et rapporter à la mythomanie tous les actes d'une personne mythomane. Avant de briser les mensonges, il faut recréer une autre confiance fondée sur autre chose pour qu'on ait le courage de baisser notre garde petit à petit. Moi, depuis que j'essais de moins mentir, hé bien, j'essais d'apprendre à raconter les petits événements de ma vie. Steffy, je trouve ça chouette qu'avec ton mari tu n'ais jamais eu besoin de mentir moi ça ne m'est jamais arrivé avec personne. Et aussi depuis que je tente de moins mentir je parle beaucoup plus de sujets d'actualités ou de sujets qui font appel à la raison parce que l'avantage c'est qu'on ne peut pas mentir avec la raison: on peut défendre des idées auxquelles on ne croit pas mais c'est courant et ça anime les discussions mais on ne peut pas mentir puisque ça ne fait appel ni à des faits ni à des sentiments. D'ailleurs en parlant de sentiment de toutes façons je crois que je n'ai jamais menti sur des sentiments, simplement je mentais pour les exprimer plutôt comme ci ou plutôt comme ça mais quand je dis à quelqu'un que je l'aime, je l'aime et point. Effectivement je ne suis pas un monstre qui prend plaisir à faire du mal. Et puis si je viens écrire ici c'est que je prends conscience de ce qui se passe, des inquiétudes que je crée pour les autres et que j'essais de réagir alors vous ne pouvez pas dire que la fuite est la meilleure solution tout en nous reprochant de fuir justement. Toi tu ne dois pas fuir mais moi si. Toi tu dois prendre conscience mais moi non. Merde alors, moi ce qui m'aide à avancer et à arrêter de fuir, c'est justement ceux qui avancent et qui ne me fuient pas, ceux qui en rigolent aussi parfois mais sans minimiser. C'est curieux tous les gens qui viennent sur ce site s'accordent à dire qu'on relève de la psychiatrie sauf les psychiatres qui se foutent de notre gueule en nous disant que ce n'est rien et que ça va passer tout seul et en nous refusant leur aide. Hier j'étais en détresse, j'avais besoin de parler de tout cela, j'ai appelé, mon ami a appelé aussi, les Urgences de l'Hôpital hé bien on nous a balancé de postes en postes et je n'ai jamais pu avoir un médecin en ligne et on m'a dit qu'il était inutile que je me déplace. Mais la mythomanie ce n'est pas un handicap n'est ce pas, c'est une malformation monstrueuse de la pensée, il suffit d'un peu de volonté, il ne s'agit pas de souffrance... Je ne sais pas si vous connaissez un livre La Bonne Moitié de Romain gary, c'est un mec dont on s'aperçoit tt à coup qu'il n'était pas juste un super héros de la résistance mais aussi un mec moitié collabo, moitié résistant et tt le monde se met à lui cracher dessus. C'est assez intéressant et instructif.
Voilà pour aujourd'hui.

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#96 01-02-2007 00:05:50

redemption1
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Re: mythomanie

pour un rien je trouve que tu ecris trés bien...........justement des personnes de "VALEUR" comme toi manque pour nous défendre....je comprend ton envie de te montrer,vivant la meme chose,mais je crois qu'il faut que tu prennes conscience que le seul moyen que l'on aura d'etre reconnu c'est d'unir nos forces.......ouvrir un blog comme refuge pourquoi pas???aujourd'hui c'est gratuit et je suis pret à le faire.....seulement j'ai besoin de soutien que je me dise que je ne serais pas seul à defendre notre cause....à tres bientot

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#97 07-02-2007 21:16:29

RIEN
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Re: mythomanie

Oui, j'écris bien, en effet, c'est ce qui me fait vivre et avancer aujourd'hui. Malheureusement ce n'est pas parce que la souffrance est bien écrite qu'elle en devient moins lourde, c'est dommage. Ce n'est pas le fait de bien écrire qui m'aide à moins mentir, au contraire...Cette facilité de mettre des mots les uns à côté des autres, c'est affreux. Je suis d'accord pour l'idée d'unir les forces mais je ne sais pas vraiment comment cela peut se faire étant donné qu'il n'existe pas grand chose aujourd'hui qui permette de parler de la mythomanie en commençant par la définir clairement. La folie des mythes... Ce que je disais n'était pas que l'on ne pouvait pas se soutenir, y compris avec ceux qui souffre de mythomanie et de perversion, ils ne sont pas plus des monstres que les autres d'ailleurs mais ça va être encore plus dur à prouver pour eux. Parce que la vie c'est fait comme ça, on a toujours quelque chose à prouver, des raisons à donner pour tout. Le problème c'est comment lancer une discussion avec suffisamment de participants qui veulent non pas simplement se reconstruire en tant que victime (ce qui est par ailleurs compréhensible et louable et heureusement qu'ils s'expriment eux aussi.) mais qui souhaitent tenter de trouver des solutions, des moyens d'avancer, de soutenir, de vivre ensemble. Je pense que pour défendre une cause, il faut des gens qui veulent la faire reconnaître et faire bouger les choses pas juste des gens qui témoigneront de leur déconfiture avec des mythomanes ou des pervers narcissique mais des personnes qui souhaiteraient réellement comprendre et progresser pour vivre ensemble. Je ne sais pas vraiment comment faire en sorte de trouver des personnes qui s'inscrivent durablement dans une telle optique d'avancée et de vivre ensemble. Bref il me semble que l'union doit être celle de ceux qui pensent que la cause n'est pas désespéré et que la fuite n'étant pas l'unique solution, on propose autre chose et on demande pour cela de l'aide auprès des psys qui à ce jour nous renvois ballader d'une manière honteuse.
Je ne sais pas par où commencer mais je vais y réfléchir.

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#98 10-02-2007 00:42:42

redemption1
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Re: mythomanie

Toujours aussi bien ecrit RIEN(je vais faire pale figure)....
L'important c'est de creer notre page et voir s'il y a des gens qui y sont attiré......moi quand j'ai compris de quoi je souffrais , j'ai cherché sur le net des solutions....mais rien que des forum ou les gens se plaignent de nous..creer un refuge pour nous permettre d'arreter de mentir(ma definition reste ethymologique mythomanie=Manie de mentir)....on veut tous arreter , au moins dans un endroit comme celui ci on sera logé à la meme enseigne donc pas peur de se decouvrir......
Voila mon idée..à peluche

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#99 10-02-2007 22:49:56

Kamille
Invité

Re: mythomanie

Bonjour à tous,

j'ai 17ans et demi et c'est ce soir qu j'ai compris que je suis une mythomane.
Triste réalité mais je tiens ce problème de mon pere qui lui-meme est mythomane et a construit ma vie sur un tissu de mensonge. J'ai toujourzs menti depuis que je suis petite comme si c'était une nécessité un besoin, même lorque je ne voulais pas mentir je n'y arrivais pas c'était plus fort que moi.
Cela faisait plusieur mois que j'étais avec un garçon et notre relation était très sérieuse et fusionelle l'amour fou aucunes gênes aucune pudeur la vie était rose. Aujourd'hui il s'est rendu compte que je lui ai menti sur toute ma vie sur des choses graves et moins grave : j'ai inventé que mon père m'avait violé alors qu'il ma abandonné il y a 4ans ( mes parents ont divorcé car ma mere s'est rendu compte que mon pere était un mytho), également que j'avais un cancer de l'estomac que j'allais bientôt mourir pour attirer sa pitié et que chez moi personne ne m'aimait et sur des choses moin grave comme mon âge je lui ai fais croire que j'avais 18ans au lieu de 17. Bref lorsqu'il ma grillé la honte m'a anvahie j'aurais aimé disparaître sur le champ j'avais envie de fuir la réalité et changer aller ailleur.Sa réaction a été assez violente il a commencé par s'emporter en me traitant de menteuse et aussi a été plus vulgaire je n'ai pas réussi à pleuré alors que d'habitude j'y parvient très facilement j'étais en train de prendre conscience de mon problème qui est très grave et je suis rentré chez moi. Nous avons discuté par téléphone et j'ai avoué un tas d'autres mensonges qui ne m'avait rien apporté je me sent salle et écoerante c'est horrible. Il ma dit d'aller me faire soigner et que malgré tout il m'aimait encore, notre histoire est fichue pour le moment mais il ma proposé que je me fasse soignée et que nous reprenions après il ma comprise et ça me rassure énormément, nous sommes deux âmes-soeurs et nous n'allons pas laisser une maladie se mettre entre nous. J'ai honte mais je l'assume j'ai tout avoué à ma mère et elle va m'aider, je vais retourner voir ma psychologue (que je ne voyais plus car j'avias honte d'assumer mon problème) et j'espere vraiment guérir. Vous savez c'est horrible de ne pas pouvoir contrôler ses véritées et ses mensonges je parviens encore à dinstinguer le faux du vrai mais pour combien de temps si je n'avais pas pris cette initiative aujourd'hui ??

...

 

#100 11-02-2007 19:53:24

ccoco55
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Date d'inscription: 24-01-2007
Messages: 8

Re: mythomanie

Bonsoir KAMILLE,
Mais comment faire quand la personne nie ses mensonges. Comme je l'ai dit sur ce forum le copain de ma fille lui a toujours menti et elle a fini par le laisser. Elle lui a dit qu'elle ne supportait plus ses mensonges mais il a nié.
Que faire dans ce cas là ?

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