Portrait de Invité

Bonjours,

Depuis que j'ai 5 ans j'ai des tics à cause d'une maîtresse, je crois que j'avais le syndrome de Gilles de La Tourette maintenant j'ai 16 ans et j'en ai 3: clignottement des yeux, contraction de la machoire, et contraction des abdos de facon répétitive. ca me gene dévoquer se sujet car j'ai l'impression d'être un monstre, pas normale, différente des autres pourtant j'arrive bien à les cacher, c'est ce que me dit mon entourage mais j'ai des fois l'impression que tout le monde les voient et ça finit par me prendre vraiment la tête. Quand j'étais petite ma mére ma emmener voir un pédopsychiatre mais je lui disais rien, elle me demandais d'où venait mes tics mais j'étais très timide donc je ne parlais pas.
Maintenant, je pense que mes tics sont dus au stress, je ne m'accepte pas du tout, et mes parents sont en divorce et ce n'est pas facile car avec mon frère et surtout avec mes soeurs on a eu des moments difficiles avec noc parents qui ne se suportaient plus.
Il y a deux ans j'ai eu des problèmes dans mon car pour aller au collège, pendant 2 ans, on m'a insultée et j'en ai maintenant encore des larmes aux yeux, le fait d'en parler et maintenant je me considère vraiment comme une "merde" si je peut employer se terme et mes tiques ne m'aide pas vraiment à m'accepter.

A la fin de mes journées de cour, j'ai un mal de crâne, des fois mal au ventre, envie de vomir et mal au cou aussi à cause de mes tiques. Chez moi, j'ai de la polaramine, ma mère me dit d'en prendre pour me calmer, pour me déstresser mais quand j'en prend, c'est vraiment ça me calme mais mes tiques sont toujours là, oui moin mais toujours là et pour moi prendre des médicaments pour des problèmes psycologiques se n'est pas une solution. J'aimerais pouvoirs, un jour me réveiller et ne plus avoir de tics être enfin comme tout le monde! Ca serait vraiment énorme mais j'espere que se jour viendra bientôt.
Je pense que le jour où je n'aurais plus de tics, je m'accepterais enfin.

J'écris se message pour avoir soit des conseils soit des réponses d'autres personnes ayant comme moi des tics. Et j'espere que mes phrases ne sont pas trop incompréhensibles car j'ai plusieurs à dire.

Voilà ça me ferais super plaisir d'avoir des reponses.
améliane

Portrait de anonymous
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Bonjour. D'abord je vous félicite de venir parler de ceci sur ce forum de psychologie. En effet, quand on a des tics, il n'est pas du tout facile d'en parler. Il existe peu de personnes qui reconnaissent tout d'abord avoir des tics et ensuite qui acceptent d'en parler ouvertement comme vous le faite.
Suite persuadé, au contraire de ce que disent beaucoup les spécialistes en neuro-psychologie, que vous pouvez vous débarrasser des tics.
Il s'agit en effet d'un phénomène psychologique d'acceptation de soi et surtout de prise d'assurance, puis de réflexion profonde et acceptée.
Avant tout il est nécessaire de savoir se décontracter. Le fait de relativiser tout ce qui nous entoure et tous les messages que vous recevez de l'extérieur.
La difficulté pour vous va être soit de vous guérir doucement, progressivement, de vous-même, en y réfléchissant et en vous disant que vous allez y arriver ou bien de vous faire aider par un psychologue, psychiatre, ou un autre thérapeute. Je parle de difficulté car il est nécessaire de trouver quelqu'un qui sache s'occuper de vous convenablement et avec efficacité.
La problématique des tics est très intéressante à aborder. Pour plusieurs raisons, la première est que peu de gens (professionnels de la santé) s'y intéressent. La deuxième est sans doute que les choses qui sont écrites à ce sujet, dans la littérature médicale et psychologique, sont sûrement, pour beaucoup, fausses. Ils écrivent souvent que quand on a des tics on ne s'en sort pas, c'est pour la vie, et que c'est sans doute lié à des lésions organiques dans le cerveau, etc. etc. Je crois qu'il ne faut en tenir compte et se battre. Bien entendu il existe des maladies neurologiques au cours desquelles les patients présentent des mouvements qui sont susceptibles d'être confondus avec des tics. Il s'agit en particulier de la chorée ou de l'athétose. Le plus souvent ce sont des pathologies neurologiques qui est délimité et que l'on connaît mais qui n'ont rien à voir avec les tics. En ce qui concerne la maladie De Gilles De La Tourette, il n'a jamais été mis en évidence un quelconque substrat neurophysiologique.
Pour les tics classiques la bataille est soit très longue c'est-à-dire qu'il faut se retrouver comme on est avant les tics, soit très courte et quelquefois on se réveille, comme vous l'avez dit (ce n'est pas par hasard que vous le dite, car cela existe), et, on a plus de tics. Il s'agit sans doute d'un phénomène subliminal, inconscient, au cours duquel un mécanisme est mis en place, celui de la compréhension du pourquoi on avait des tics ou peut-être simplement du ras-le-bol d'avoir des tics. On pourrait en discuter très longtemps jusqu'à ce que vous n'ayez plus de tics... Je crois qu'il faut avant tout vous retrouver tel que vous êtes quand vous n'avez pas de tics. Ceci signifie aller au fond de soi, parfois très loin, creuser, chercher à comprendre. Parallèlement beaucoup de gens qui ont des tics vont vous dire qu'il ne les sentent pas venir et qu'il ne s'en aperçoivent pas. J'ai rarement observé des gens ayant des tics comme des personnes calmes et sereines. Il s'agit le plus souvent de personnes stressées, speeds, pressées, qui ne prennent pas le temps de vivre calmement ou en tout cas qui ne prennent pas l'habitude de se détendre, de réfléchir calmement, de préparer les choses à l'avance, de s'organiser car TOUT S'APPREND À CONDITION DE LE VOULOIR. Quand une personne ayant des tics, durant un moment plus ou moins long, se relâche, prend le temps de parler calmement, de ne pas couper la parole, de se détendre, d'être cool, souriant, non stressée, les tics diminuent, voire s'arrête totalement. Si, dans la littérature il est écrit que les gens sont capables d'arrêter les tics durant quelque temps le plus souvent quelque secondes, par la suite des tics deviennent beaucoup plus fort et en quantité plus élevée. Ceci est faux. Il est possible de faire en sorte que ce temps-là soit le plus long possible et surtout qu'ils soit de plus en plus longs. Autrement dit il faut commencer par une période courte qui se rallonge progressivement sous l'impact de la volonté. Ceci est d'autant possible que la personne qui a des tics désire le faire. Et heureusement pour vous, c'est votre cas.

Portrait de anonymous
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merci pour votre message
c'est vrai qu'il y a des moments où je pense à mes tics mais je ne les ai pas.
Le problème c'est que j'essaye des fois pendant un certain de me calmer et de controler mes tics mais il y a un moments où je n'y arrive plus c'est trop difficile.
En fait il n'y a pas vraiment de remède à ça. A par se sentir bien dans sa peau mais je fini par ne plus me prendre la tête, me contrôler autant que je peux et je me dis qu'un jour je n'en aurais plus. Je crois que c'est la meilleure solution ou j'aimerais bien aussi retourner voir un spécialiste.

Portrait de anonymous
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Bonjour,

Je ne peux que compatir à votre problème que je connais bien.
En effet, de mon côté, j'ai 41 ans! et j'ai développé des tics sur le tard! j'ignore vraiment les raisons, mais, il est vrai que comme l'écrit la personne qui vous a répondu, je suis stressée très souvent, toujours dans l'urgence.

J'essaye de me calmer, mais je ne souhaite pas prendre de médicaments dont les effets secondaires sont plus mauvais que le mal pour moi. (J'ai essayé).

Je souhaite vous apporter mon témoignage pour vous apporter un peu de gaieté (car j'espère bien au moins vous faire sourire) ou vous permettre de voir que vous n'êtes pas seule.

Figurez-vous que de mon côté je ne peux plus tenir une conversation un peu longue et passionnante sans éructer fréquemment. Non seulement j'ai des flattulences bruyantes,!... mais en plus j'ai ces tics sans m'en rendre compte. Du cout, je passe pour un goret ! :-(

Je ne m'en rend compte que quand c'est trop tard. Je ne peux donc même pas m'excuser. Ce qui est particulièrement handicapant pour avoir une vie sociale, affective et professionnelle normale.
La réaction des gens : du dégoût, de l'indignation, des moqueries, des insultes parfois, et même de la peur!!
La conséquence sur moi : l'isolement, la peur sociale, la dépression, le manque de confiance et comme vous dite la sensation d'être une m....
Seul l'amour inconditionnel de mes deux enfants m'aide à tenir le coup.

Les gens ne comprennent pas pourquoi j'ai autant de manque de savoir vivre ! c'est sans doute que je suis une dangeureuse psychopathe!! :-)

Or, je suis allée voir un psy car je finissais par douter de mon équilibre mental, et j'avais peur de devenir folle!
J'ai un parfait équilibre mental. Mais pourtant cet "handicap" fait que j'ai de grandes difficultés à m'insérer professionnellement.
Aujourd'hui je suis au chômage, et j'ai l'intention de créer une micro entreprise.
Je ne baisse donc pas les bras, malgré ma souffrance.
Et je vous invite à en faire autant.

Je lance aussi un appel à des personnes en souffrance comme moi, qui auraient aussi ce type de problème, pour tenter de s'entraider. Je cherche une solution, que faire?
Merci. Et bon courage à tous. Nanou

Portrait de anonymous
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merci beaucoup d'avoir donner votre avis j'espere que vous ne serez pas la seule et merci pour les conseils, j'évite de baisser les bras, c'est cool car en ce moment je suis en vacances donc je suis plus calme donc j'ai beaucoup moin mes tics. Ca fait plus d'1 mois que j'ai un copain, il m'aide à m'accepter, quand il est là mes tics sont oubliés j'espere que ca va continuer. Et j'espere beaucoup que nous tous en venant sur ce site, on va réussir à affronter nos problèmes ensemble.

Portrait de anonymous
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j'ai été très émue par votre texte,cela fait cinq ans que nous cohabitons avec ce gilles de la tourette et je comprends très bien ce que vous ressentez.En effet mon garçon qui va avoir 17 ans,est atteint depuis l'âge de 12 ans,il était envahit par les tics et les tocs, c'était affreux à vivre.Mais grâce à un pédopsychiatre de Marseille, à l'hôpital Ste Margueritte, qui a mis un nom sur son mal que petit à petit on avance lentement mais sûrement.Surtout faites attention aux psy.,qui ne sont sûrement pas tous compétents,nous en avons rencontré qui ne valaient rien du tout. Mon fils se prenait également pour une "merde" et en plus son père nous a quitté pour aller vivre autre chose que la maladie de son propre fils, et il a perdu ses grands-parents en l'espace de 5 ans.Il voulait mourrir avec moi, mais je lui ai répondu que je voulais vivre et non mourrir avec lui.Aujourd'hui il en est à son 8eme traitement et nous avons trouvé également un excellent neurologue qui aime son métier et les gens aussi.Il ne faut pas vous empêcher d'avoir vos tics, si cela doit vous rendre encore plus malade, des cons vous en rencontrerez toujours, mon garçon a souffert de la moquerie, et un spécialiste lui a appris à gérer le regard des autres,pas simple,mais il faut faire avec, la tourette est un syndrôme très sournois, il peut se cacher quelques temps, puis ressurgir d'une minute à l'autre.Si vous voulez m'écrire je vous donne mon adresse e-mail, nous nous ferons un plaisir de correspondre avec vous si cela peut vous être bénéfique.Je vous embrasse tendrement,et vous souhaite bon courage pour la suite.

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