Portrait de Lelahel

Je suis actuellement suivie par une psychiatre pour apprendre à vivre avec des acouphènes persistants depuis le mois d'Octobre 2009. Je fais des séances d'hypnose, suis sous vastarel, et ai mis du temps à accepter de prendre des anti-dépresseur, seulement; j'ai fait une mauvaise réaction à ces derniers, donc n'en prends pas.
Durant un mois, j'ai voulu apprendre à accepter ces sifflements permanents toute seule, mais n'ai pas pu, car des vertiges intenses ont progressivement altéré mon quotidien jusqu'à ce que je ne puisse plus marcher, et me balance de gauche à droite, comme un métronome. Arrivée aux urgence, malgré tout les examens passés; rien. J'ai parfaitement accepté que ce soit psychologique et d'entreprendre une psychothérapie (fort heureusement !).
Lors de mes 3 jours d'hospitalisation alors que les balancements disparaissaient, d'autres faux symptômes sont apparus; des coups de jus dans la jambe, le bras droit, les côtes et le bas ventre (toujours du même côté). Il m'arrive même des fois qu'on me dise que mon oeil tremble (pas la paupière, la pupille).

Aujourd'hui, mon état psychologique s'est nettement amélioré, j'accepte désormais ces acouphènes, les vertiges diminuent (sauf quand j'ai mal dormi). Les "symptômes" se déplacent, et continuent d'évoluer. Désormais, lorsque je suis en train de m'endormir, soit je subis une décharge qui provoque un spasme et qui me réveille complètement (toujours le même bras et la même jambe), soit un vertige (impression d'aller de bas en haut) ou je ne respire presque plus.

Des fois je me demande s'il ne s'agit pas d'hystérie, ou d'hypocondrie, mais la psy n'a pas l'air tout à fait d'accord. Moi j'aimerais donner du sens à ces faux symptômes. Un conflit intra-psychique qui se manifeste ainsi durant la quête de sommeil? J'ai horreur de la psychanalyse, mais pourtant j'ai l'impression que je dois me résigner à cela, ou accepter qu'il me faut encore tout simplement du temps pour guérir.

Il faut savoir qu'il y a 10 ans je faisais des crises de spasmophilie à répétition qui m'ont valu une hospitalisation en psychiatrie. Mais je n'en fais plus du tout, alors peut-être qu'actuellement j'en fais encore, et que celà se manifeste autrement ??

Certaines personnes se retrouvent-elles dans mon récit? Qu'en pensez -vous cher lecteurs?

Portrait de anonymous
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J'aimerais vous poser quelques questions.
Et la 1ère d'entre elles, c'est : quels examens avez-vous subis lors de votre hospitalisation ? Avez-vous vu un neurologue ?
Une perturbation psychologique peut, évidemment, provoquer beaucoup de symptômes somatiques. Mais vos signes sont tels qu'on ne peut s'empêcher de penser à un vrai trouble neurologique.

D'autre part, que s'est-il passé dans votre vie qui pourrait expliquer que votre mental réagisse aussi fort ?
Des symptômes aussi marqués, aussi violents, quand ils n'ont pas de cause "médicale", sont un appel au secours de votre inconscient.

Quel type de thérapeute consultez-vous ? Depuis quand ?
Est-ce que vous avez l'impression de commencer à lever un coin du voile ? Avez-vous trouvé des pistes à explorer ?

Si vous deviez définir en 1 mot la principale conséquence de vos symptômes, que diriez-vous ? ("cela m'empêche de ..." ou "cela m'oblige à ...", par exemple).

Répondez-nous afin que nous puissions essayer de vous aider à y voir plus clair.
Et ne perdez pas courage : tout problème trouve sa solution pour peu qu'on se donne vraiment la peine de la chercher.

Portrait de Lelahel
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Avant toute chose, merci beaucoup pour votre réponse.
Mes premiers examens ont été faits en cabinet ORL; audiogramme; une très légère perte auditive de l'oreil droite, et un virement vers la gauche au niveau de l'équilibre constaté à l'oeil nu par le spécialiste.
Aux urgences à Paris, j'ai passé un scanner, avec injection de produit pour voir mes veines. Car on craignait un AVC (un problème qui a touché 4 membres de ma famille). Rien.

Ensuite j'ai passé un test neuro-auditif chez l'ORL; tout va bien au niveau du nerf auditif.

Une fois hospitalisée en neurologie; on m'annonce que mes balancements sont psychologiques, et qu'une perte d'audition aussi faible n'est pas signifiante en neurologie. Mais on me fait tout de même passer des examens "pour lever le déni" comme j'ai entendu dire le neurologue à ses internes quand ils sont sortis de ma chambre :-).
On a testé les "potentiels évoqués", puis j'ai passé un examen qui consistait à envoyer une décharge électrique sur le haut de mon crâne allant jusque dans une petite aiguille plantée dans la cheville : tout allait bien. C'est ainsi que j'ai appris que je faisais des symptôme de sclérose en plaque sans en avoir (ouf!)

Puis la psychiatre qui me prenait en charge, m'a renvoyée en ORL pour éviter de passer à côté d'un problème physiologique. Ce nouvel ORL teste de nouveau mon équilibre et annonce qu'il ne voit rien. Mais il me prescrit un nouvel audiogramme qui révèle que mon oreille est normale.

Pour répondre à vos autres questions; je trouve que ces acouphènes m'empêchent de me concentrer, sur mes études, ou sur les long discours, même si çà va mieux, je sens toujours une différence. J'ai parfois des difficultés à supporter certains son environnant (très aigus), çà m'agresse. Ils m'empêchent de dormir correctement. Les vertiges m'empêchent de rester debout longtemps et m'obligent à m'assoir (à mon job ce n'est pas toujours facile à gérer), où m'empêchent de trouver le sommeil, de même que les décharges qui me réveillent régulièrement, mais celles-ci ne me gênent pas dans la journée car çà ne se voient pas.

Je pense que la psychiatre que je consulte est cognitivo-comportementaliste, car elle ne cherche pas à fouiller mon passé ni à interpréter mes lapsus. Elle pratique l'hypnose ce qui me fait beaucoup de bien. Je prends cet exercice comme de la méditation assistée, car avant d'avoir ces acouphènes, je pratiquais régulièrement la méditation et me retrouvais dans ce même état. Seulement je ne peux plus faire cet exercice seule, mes acouphènes me déconcentrant beaucoup.

Nous sommes donc dans le psychologique, j'ai réalisé dés lors que l'angoisse peut faire beaucoup de choses sur le corps. Suite à ma dernière séance, j'ai décidé de ne plus chercher de signification psychanalytique à ces "symptômes", car çà m'angoisse encore plus et je ne trouve rien, mis à part que j'ai eu une enfance un peu difficile, mais çà fait bien des années que je l'ai compris et que j'ai appris à vivre avec.

Même si je dois fouiller le passé pour trouver une signification, je préfère le laisser venir tout seul, car chercher après ne rime à rien, sauf à la majoration des angoisses... Quant au sommeil difficile et aux décharges, j'ai décidé de ne pas me focaliser dessus, et de ne pas m'en inquiéter.

La seule chose qui est pénible, c'est d'être dans cet « entre-deux » très flou du soma et de la psyché; parfois je l'accepte, parfois je réalise que je n'y comprends rien, et aimerais bien qu'on me dise un nom de maladie précis pour que je puisse travailler avec. Ne pas savoir ce qu'on a c'est terrible; et tout ranger dans la psyché me semble un peu trop facile des fois, car mes nerfs me le montrent bien, les choses se passent avant tout dans mon corps … Mon dénis n'est pas encore complètement levé! Mais j'y travaille; j'ai passé mon enfance et ma condition de vie en revue, à chaque fois je me dis « c'est sans doute dû à tel événement, telle chose? » et me surprends à souhaiter que cette révélation fasse disparaître ces signes, comme les balancement . Je ne perd pas espoir,peut-être qu'un jour je comprendrai.

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