Waterhouse-Friderichsen (syndrome de)
- Anglais : Waterhouse-Friderichsen syndrome
Définition
Syndrome mis en évidence par le britannique Rupert Waterhouse en 1916-1918, se caractérisant par la présence d'un purpura apparaissant brutalement, touchant l'ensemble de l'organisme et s'accompagnant d'une hyperthermie (fièvre). Son évolution est péjorative en 12 h à 24 heures (coma, chute importante de la tension artérielle et décès du patient). Les autres symptômes sont une hypoglycémie (baisse du taux de sucre dans le sang).
Le syndrome de Waterhouse-Friderichsen qui se rattache au purpura fulminans, correspond à une inflammation des glandes surrénales (surrénalite) et touche les enfants de moins de 5 ans. Il s'accompagne d'hémorragies aiguës dues à une infection par le méningocoque. Les hémorragies font partie du syndrome de coagulation intravasculaire disséminée. Cet ensemble de symptômes découvert par Hardaway et Mac Kay en 1961, se caractérise par des troubles de la coagulation sanguine due à la disparition du fibrinogène du sang circulant. Ceci a pour conséquence la survenue de caillot dans les petits vaisseaux sanguins (reins, cerveau, glandes surrénales) à l'origine de la chute des facteurs de coagulation (éléments intervenant dans la coagulation sanguine normale).
Le purpura correspond à un écoulement anormal de sang au niveau de la peau ou des muqueuses : celles-ci sont parsemées de petites taches rouge vif ou bleuâtres, qui en vieillissant deviennent brunâtres ou jaunâtres. Un purpura se définit par une tache supérieure à 3 mm, et les pétéchies par une taille inférieure à 2 mm. D'autre part, et c'est important, ils se différencient par le fait qu'ils sont séparés en 2 groupes, selon qu'ils sont infiltrés ou non infiltrés.