Tuberculose pulmonaire
Causes
La tuberculose pulmonaire est le résultat d'une infection par plusieurs germes.
Le plus fréquent d'entre eux est Mycobacterium tuberculosis (bacille de Koch a parenthèse. Il s'agit d'un bacille c'est-à-dire d'une bactérie ayant la forme d'un bâtonnet qui, pour être mis en évidence, nécessite une coloration Gram positif. La transmission de ce bacille se fait par voies respiratoires et directes. Autrement dit, l'individu qui inhale, c'est-à-dire qui respirent les bacilles contenus dans des gouttelettes émises par un autre individuqui malade, devient son tour malade et porteur du bacille de Koch. À son tour cet individu est susceptible de contaminer un autre individu et ainsi de suite. Une fois que le bacille qui est inhalé a pénétré dans l'organisme, il est phagocyté c'est-à-dire capturé et digéré par une variété de globules blancs (macrophages). I transporte alors la bactérie responsable de la tuberculose pulmonaire à l'intérieur de ganglions lymphatiques. Ces ganglions lymphatiques sont régionaux c'est-à-dire à proximité des poumons. Les bactéries responsables peuvent également pénétrer à l'intérieur du sang circulant puis se disséminer à travers l'ensemble de l'organisme. Les lésions initiales vont ensuite subir une transformation pour aboutir à l'apparition de granulome. Après deux à huit semaines de ce que l'on appelle la primo-infection (la première infection par un bacille de la tuberculose ou si l'on préfère un premier contact avec le bacille de la tuberculose), l'organisme développe une réaction immunologique c'est-à-dire des défenses faisant intervenir les cellules (réaction immunologique à médiation cellulaire). Cette réaction immunologique à médiation cellulaire est mise en évidence par la réaction à la tuberculine.
Les autres germes responsables de tuberculose pulmonaire sont les Mycobacterium tuberculosis, Mycobacterium bovis qui entraînent l'apparition de lésions au niveau des poumons chez les bovins. Cette bactérie est susceptible de contaminer l'homme par les voies digestives et en particulier après l'absorption, de les contaminer. Ce type d'affection aboutit à l'apparition d'un chancre buccal (ulcérationsde la bouche) s'associant à des ganglions cervicaux c'est-à-dire des ganglions lymphatiques anormalement augmentés de volume que l'on peut mettre en évidence en palpant le patient au niveau du cou. La contamination par Mycobacterium bovis et relativement rare. Quand elle a lieu elle se fait par la voie cutanée (contacts peau à peau).
Le Mycobacterium africanum est susceptible d'entraîner l'apparition d'affections de type tuberculose pulmonaire essentiellement en Afrique.
Le Mycobacterium microti est plus souvent non pathogène pour l'homme (n'entraîne pas le plus souvent de maladie de type tuberculose chez l'homme).
Une fois que le bacille de la tuberculose a pénétré à l'intérieur de l'organisme celui-ci se répand par l'intermédiaire de la circulation sanguine dans l'ensemble du corps. Il se propage aussi par continuité c'est-à-dire à l'intérieur des tissus composant l'organisme, de proches en proches. Sa pénétration aboutit à une affection qui est lente et qui va concerner plusieurs organes et non pas uniquement les poumons.
La tuberculose pulmonaire n'est pas obligée de se déclarer dès la pénétration du bacille de Koch. Celui-ci peut très bien rester latent à l'intérieur de ganglions provoquant une affection apparemment inactive. Puis, par la suite, le bacille responsable peut subir une réactivation, se réveillant en quelque sorte, des années plus tard. Ceci porte le nom de tuberculose latente.
La réactivation du bacille de Koch et des autres bacilles responsables de la tuberculose pulmonaire se font, dans 50 % des cas, dans les premières années qui suivent la contamination (pénétration du germe responsable de la tuberculose à l'intérieur du corps). Le risque de réactivation est augmenté si le sujet ne possède pas de défense immunitaire susceptible de le protéger contre le bacille de la tuberculose. C'est le cas par exemple d'une autre infection comme par exemple le sida (infection par le virus de l'immunodéficience humaine) qui potentialise ce risque de réactivation de la tuberculose de 50 %. Les autres organes étant concernées par la tuberculose peuvent aboutir à une tuberculose pleurale, une tuberculose génitale, une tuberculose urinaire, une tuberculose des méninges et une tuberculose ostéoarticulaire entre autres. D'autres organes peuvent être également concernés par la tuberculose mais moins rarement.