Trocart
Technique médicale
Pour effectuer une arthroscopie (terme issu du grec arthron : articulation et skopein : examiner, en anglais arthroscopy) qui consiste à explorer visuellement la
cavité d'une articulation au moyen d'un arthroscope, le chirurgien utilise un trocart. En l'occurrence, cet instrument (trocart muni de sa canule) est associé à un système optique qui lui permet de voir l'intérieur de l'articulation, généralement le genou. Il injecte tout d'abord du liquide physiologique (chlorure de sodium) qui est introduit dans la synoviale, qui va augmenter de volume grâce à cette injection.
Le trocart permet, d'autre part, au chirurgien de pratiquer si nécessaire un prélèvement de la synovie (biopsie synoviale) ou du cartilage de l'articulation. Le praticien en profite aussi pour effectuer certaines manœuvres supplémentaires dans un but thérapeutique. L'arthroscopie est utilisée, en dehors du genou, pour l'exploration des chevilles, des épaules, des poignets, des coudes, des hanches.
La lobotomie (terme issu du grec lobos : lobe et tome : section, en anglais) qui consiste à sectionner un lobe du cerveau. Cette opération est parfois réalisée à l'aide d'un trocart qualifié de mousse (arrondi) : il s'agit du leucotome. La lobotomie peut également être pratiquée avec la chaleur (méthode thermique) en utilisant un produit chimique ou un produit isotopique. Plus précisément, cette technique utilisée en psychochirurgie permet de sectionner des fibres nerveuses contenues dans un lobe du cerveau. La leucotomie préfrontale (en anglais prefrontal lobotomy) est l'interruption de la totalité (on parle de lobotomie) ou d'une partie seulement (on parle alors de leucotomie) des fibres blanches de myéline contenant l'axone proprement dit unissant l'écorce du cerveau (cortex cérébral) située à la partie avant de celui-ci (frontale) au reste du cerveau, tout particulièrement une autre zone anatomique du cerveau : le noyau médio-dorsal du thalamus situé au centre de celui-ci. Théoriquement, la lobotomie permet de remédier à certains troubles mentaux, essentiellement chez les patients présentant une anxiété très intense.
La pleuroscopie (terme issu du grec pleuron : côté et skopein : examiner, en anglais : thoracoscopy, pleuroscopy) appelée également thoracoscopie consiste à explorer visuellement l'intérieur de la cavité pleurale au moyen d'un pleuroscope qui est introduit en utilisant un trocart, dans la plèvre des poumons. La plèvre est l'ensemble des membranes de recouvrement et de protection des poumons. Entre les deux membranes existe un espace dans lequel peut être introduit un trocart. Ces plèvres sont distendues par un gaz et l'on obtient ce que l'on appelle un pneumothorax.
La ponction de façon générale consiste à effectuer un prélèvement de tissu (ensemble des cellules) ou de liquide dans un organe. Il peut s'agir de :
Ponction d'un hématome (ponction d'une collection de sang ancien)
Ponction-biopsie hépatique (prélèvement d'échantillons du foie)
Ponction rachidienne (prélèvement de liquide céphalo-rachidien au niveau de la colonne vertébrale)
Ponction articulaire (prélèvement de liquide articulaire dans une articulation)
Amniocentèse : examen largement employé en obstétrique, consistant à prélever du liquide amniotique afin de procéder à l'analyse des cellules du fœtus flottant dans ce liquide, et permettant de déterminer s'il existe ou pas une malformation du fœtus en établissant son caryotype, c'est-à-dire la carte des chromosomes contenus dans ses cellules.
Péricardiocentèse : ponction du péricarde (membrane de recouvrement et de protection du cœur). Ce geste de peut s'effectuer en passant par l'épigastre.
Le cathétérisme cardiaque peut se faire par la méthode du suédois Seldinger qui est une technique permettant d'effectuer ponction percutanée (à travers la peau) d'une artère, le plus souvent l'artère fémorale au pli de l'aine (pli inguinal) permettant ainsi l'introduction d'un cathéter à travers une aiguille adaptée (aiguille de Hoffmann).
Cathétérisme cardiaque se faisant en utilisant une aiguille de Desilet-Hoffmann. Il s'agit d'un matériel dont le but est de transpercer la peau puis les vaisseaux selon la méthode de Seldinger (voir ci-dessus). Dans ce cas, l'aiguille laisse le passage à un mandrin. Le mandrin (en anglais : stylet, mandrin) est une tige constituée de métal amovible qui bouche l'intérieur (on parle de la lumière) d'une aiguille (ou d'une sonde) permettant d'effectuer des injections. L'aiguille guidée par celui-ci met en place un tube qui remplace alors l'aiguille. Après avoir mis le mandrin, il est possible d'introduire de manière non traumatisante diverses sondes nécessaires au cathétérisme.
Ponction sous-costale (il s'agit alors de la méthode de Marfan), dans le 5e espace intercostal gauche, c'est-à-dire l'espace court située entre la quatrième et la cinquième côte. Dans ce cas, l'aiguille est (dans la mesure du possible), guidée par échocardiographie. Quelquefois, l'abord se fait chirurgicalement. Plus précisément, la voie de Marfan et de Larrey, Jaboulay et Marfan (Marfan's method), mise au point en 1911, est une technique de ponction au cours de laquelle l'aiguille est enfoncée au-dessous de l'appendice xiphoïde, vers le haut, en passant au ras de la face postérieure du sternum.